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Les grâces assurées de David

Ésaïe 55:3 et Actes 13:34

Arend Remmers

Im Glauben leben, 2023-3 p.19

 

« Or qu’Il L’ait ressuscité d’entre les morts pour qu’Il ne retourne pas à la corruption, Il l’a exprimé ainsi : «Je vous donnerai les grâces assurées de David». C’est pourquoi Il dit aussi dans un autre passage : «Tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption» — Actes 13:34,35

 

 

Question : Que signifient l’expression «les grâces assurées de David» ?

 

Réponse : L’expression «les grâces assurées (ou : dignes de confiance, immuables) de David» apparaît deux fois dans la Parole de Dieu : en Ésaïe 55:3 et Actes 13:34. Sa signification peut être expliquée de la manière suivante: Il s’agit des promesses dignes de confiance de la grâce de Dieu à l’égard de David, qui impliquent que Christ régnera un jour dans le royaume millénaire, et ce sur le fondement de Sa mort et de Sa résurrection.

 

Cette signification ressort aussi bien d’Ésaïe 55:3 que d’Actes 13:34. Dans ce verset où Ésaïe parle au peuple d’Israël, il évoque d’abord «l’alliance éternelle» que Dieu conclura dans l’avenir avec Son peuple terrestre, Israël. Cette alliance est généralement appelée la «nouvelle alliance» (cf. Jér. 31:31-34 ; Héb. 8:7-13 ; 13:20). Elle est en contraste avec la première alliance du Sinaï, qu’Israël a rompue par sa désobéissance ; et elle repose sur le sang de Jésus Christ versé à la croix. Même si Son sang est le fondement de la nouvelle alliance, Dieu ne conclura l’alliance avec Israël qu’«après ces jours-là» (Héb. 8:10). La nouvelle alliance ne sera conclue avec le peuple terrestre de Dieu que lorsqu’il aura été amené, par la tribulation future, à se repentir et à reconnaître comme son Messie le Seigneur Jésus qui apparaîtra alors. Dans le royaume millénaire, les «grâces assurées de David» promises par Dieu seront accomplies en Christ, c’est-à-dire la promesse qu’un descendant de David sera assis « pour toujours » sur le trône de David (cf. 2 Sam. 7:12-16 ; 1 Chr 22:10).

 

Lorsque le Seigneur Jésus est venu à Son peuple Israël, il y a environ 2000 ans, en tant que roi promis, Il a pourtant été mis à mort. Au lieu de régner, Il a dû mourir. Les promesses de grâce immuables de Dieu envers David n’ont donc pas pu se réaliser en ce temps-là. Cependant, dans Sa souveraineté, Dieu a exécuté Son dessein justement par le fait que le fondement de la nouvelle alliance a été posé par la mort du Seigneur Jésus. Son sang versé dans la mort est «la nouvelle alliance en mon sang» (1 Corinthiens 11:25). Pour que les promesses divines faites à David se réalisent, il a donc fallu que Christ soit ressuscité d’entre les morts (et glorifié à la droite de Dieu) afin de pouvoir, dans l’avenir, monter sur le trône de David après Son apparition en gloire. Quelle profondeur dans cette brève expression «les grâces assurées de David» !

 

En Actes 13:34, Paul cite la prophétie d’Ésaïe dans son discours aux Juifs à Antioche. Il le fait dans le but explicite de prouver que la résurrection du Seigneur Jésus était le moyen prévu, et même prédit par Dieu pour réaliser les «grâces assurées de David». Non seulement Paul connaissait parfaitement la parole de Dieu, mais il la comprenait aussi correctement ! Les «grâces assurées» que Dieu avait promises à David n’ont pas été réalisées durant la vie terrestre de Christ. Ce n’est qu’à l’avenir que cela deviendra une réalité par Celui et lors de l’apparition de Celui qui a été autrefois mort, mais qui est ressuscité et qui est maintenant glorifié. En même temps, Paul souligne que la résurrection du Seigneur Jésus a été quelque chose qui n’a eu lieu qu’une fois. Contrairement aux résurrections de la fille de Jaïrus, à celle du fils de la veuve de Naïn et celle de Lazare, elle se caractérise par le fait que Christ «n’est pas retourné à la corruption». Il a «annulé la mort, et a fait luire la vie et l’incorruptibilité par l’Évangile» et Il possède désormais une «vie impérissable» (2 Tim. 1:10 ; Héb. 7:16).

 

Pour étayer ses propos, Paul cite également le Psaume 16 v.10 : «Tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption» (Actes 13:35). Ce verset ne peut pas se référer à David, l’auteur du psaume, puisqu’il est mort et que son corps s’est décomposé depuis longtemps. Il s’agit — comme Pierre l’avait déjà expliqué dans sa première prédication en Actes 2:25-32 — d’une prophétie concernant la résurrection de notre Seigneur.

 

Même si la résurrection de notre Seigneur est contestée de divers côtés, elle est et reste le sceau de Dieu sur l’œuvre accomplie par notre Rédempteur. Elle est la preuve que Dieu a agréé l’œuvre de Son Fils, elle est le fondement de notre salut éternel et de toutes les bénédictions d’Israël dans le royaume millénaire. Dieu, dans Sa souveraineté, l’a annoncée prophétiquement de diverses manières et l’a accomplie dans la plénitude des temps en Christ, Son Fils bien-aimé. Qu’il Lui en soit éternellement rendu grâces. Même les «grâces assurées de David» ne peuvent devenir réalité qu’en raison de la résurrection de Christ. La résurrection de notre Seigneur constitue le fondement aussi bien de l’accomplissement des promesses faites à Israël que de la manifestation de la grâce de Dieu dans le temps présent (cf. 2 Tim. 2:8 ; Rom. 4:25). «Que Ses jugements sont insondables et Ses voies introuvables» (Rom. 11:33) !