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Pasteurs et Soins Pastoraux

 

Cinq articles de J.N. Darby, J.P. Fuzier, et trois inconnus/ anonymes

 

Table des matières abrégée :

1     « Les autres comme pasteurs et docteurs » — Éph. 4:11

2     Soins pastoraux

3     Le service du pasteur dans les temps difficiles — Éz. 34

4     « Pasteur en te suivant » (Jérémie 17:16)

5     Caractères d’un pasteur véritable selon la Parole de Dieu

 

Table des matières détaillée :

1     « Les autres comme pasteurs et docteurs » — Éph. 4:11

2     Soins pastoraux

2.1      Les pasteurs dans l’assemblée

2.2      Le service du pasteur (Éz. 34:15, 16)

2.3      Brebis grasses et fortes

2.4      Conclusion

3     Le service du pasteur dans les temps difficiles — Éz. 34

3.1      Éz. 34:1

3.2      Éz. 34:2-6

3.3      Éz. 34:9-16a

3.4      Éz. 34:16b-22

3.5      Éz. 34:23-31

3.6      L’actuel troupeau de Dieu

3.7      Pas concerné, car pas pasteur ?

4     « Pasteur en te suivant » (Jérémie 17:16)

4.1      Responsabilités du pasteur

4.2      Besoin de pasteurs, manque de pasteurs

5     Caractères d’un pasteur véritable selon la Parole de Dieu

5.1      Ancien Testament

5.2      Nouveau Testament

5.3      Autres caractères

 

 

1                    « Les autres comme pasteurs et docteurs » — Éph. 4:11

J. N. Darby

ME 1926 p. 168

Les pasteurs et docteurs, pour guider les brebis et les instruire, sont réunis dans un seul don (car l’Esprit Saint parle de l’édification), quoique le don de docteur soit présenté séparément ailleurs. C’est par ces dons que Christ nourrit, soigne et fortifie les brebis, comme c’est par les évangélistes qu’il les appelle et les amène à Lui. La distinction entre docteur et pasteur se voit aisément, bien qu’ils soient réunis ; car l’un s’occupe de la doctrine, l’autre des brebis ; distinction évidente, mais très importante, parce qu’il y a un intérêt d’affection dans les progrès des brebis, un exercice de cœur dans le don de pasteur, un soin des brebis que le simple fait d’enseigner ne suppose pas. C’est ainsi que ce don devient l’occasion des plus douces affections et des plus forts liens, comme celui d’apôtre l’était aussi, et comme l’est encore celui d’évangéliste à l’égard de ceux qui sont convertis par son moyen.

 

2                    Soins pastoraux

Jean-Pierre Fuzier

ME 1995 p. 353-358

Christ, « étant monté en haut, a emmené captive la captivité et a donné des dons aux hommes... Et lui, a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs » (Éph. 4:8-11).

Les dons de pasteur et docteur sont clairement liés. Si le ministère du docteur a pour objet la doctrine, c’est-à-dire la révélation de Christ contenue dans la parole de la vérité, celui du pasteur consiste davantage à faire l’application de la vérité pour le bien de l’ensemble du troupeau et de chaque brebis en particulier.

L’exercice du service pastoral suppose donc que le pasteur est fondé dans la foi, dans la saine doctrine, c’est-à-dire qu’il connaît de près le Souverain Pasteur. Comment, en effet, présenter aux brebis Christ et son amour, si on n’a pas d’abord goûté que « le Seigneur est bon » ?

 

2.1   Les pasteurs dans l’assemblée

Il ne leur appartient pas de constituer un troupeau : le troupeau est celui de Dieu, ils en font eux-mêmes partie. Pierre leur dit : « Paissez le troupeau de Dieu qui est avec vous... étant les modèles du troupeau » (1 Pierre 5:2-4).(*)

 

(*) Cette exhortation adressée aux « anciens qui sont parmi vous », de même que celle de Paul aux anciens d’Éphèse (Act. 20:28), montre clairement le caractère pastoral du service des anciens. Celui-ci se limite à l’assemblée locale, alors que les dons sont pour tout le corps.

 

Le caractère et le rôle des pasteurs a été défini par le Seigneur Jésus, lors de la restauration de Simon Pierre (Jean 21:15-17), lorsqu’il lui dit : « Pais mes agneaux », « Sois berger de mes brebis », « Pais mes brebis ».

Le service pastoral a pour fondement l’amour pour le Maître ; et c’est le caractère essentiel de tout serviteur de Dieu (Ex. 21:5). Le pasteur pourra alors accomplir ses deux tâches principales : paître les brebis, c’est-à-dire les nourrir ; être leur berger, c’est-à-dire les conduire, les soigner et les protéger.

Le troupeau comporte des agneaux — si chers pour le Seigneur qu’il les mentionne en premier — et des brebis. Ils sont distincts les uns des autres, mais ils constituent ensemble un seul troupeau, de sorte qu’il n’y a pas un pasteur pour les agneaux et un autre pour les brebis. Le dessein de l’ennemi est de diviser le troupeau, d’établir des catégories, de séparer « les hommes faits et les petits enfants » (Ex. 10:10, 11). La pensée de Dieu est de rassembler les siens « comme un seul homme » (Néh. 8:1-3), autour de Christ.

 

2.2   Le service du pasteur (Éz. 34:15, 16)

Ce passage d’Ézéchiel présente six caractères de l’activité du pasteur : Il paît les brebis ; il les fait reposer ; il cherche la perdue ; il ramène l’égarée ; il bande la blessée ; il fortifie la malade.

Les deux premières tâches s’appliquent aux soins donnés au troupeau dans son ensemble. Le ministère de la Parole dans l’assemblée revêt ainsi le double aspect de l’enseignement (par les docteurs), et des soins pastoraux. Si ce ministère fait l’objet des prières de tous les saints d’une assemblée locale, il y aura dans cette assemblée de la nourriture pour tous. Dieu est prêt à donner le rafraîchissement dont son peuple a besoin, — encore faut-il que ce peuple désire la bénédiction et la demande. Si nous estimons que nous n’avons pas, n’est-ce pas bien souvent parce que nous ne demandons pas (Jacq. 4:2) ?

Le berger veille à ce que les brebis soient nourries et désaltérées. Pour que la nourriture leur soit profitable, les brebis doivent pouvoir la ruminer en paix. De la même manière, il ne suffit pas d’entendre la parole de Dieu, il faut encore la méditer, la repasser dans le cœur, pour qu’elle en soit l’allégresse et la joie. Le berger donne alors du repos (Ps. 23:2) ; et le service pastoral dans l’assemblée consiste à présenter aux saints la personne de Christ, car c’est auprès de lui qu’ils trouveront le repos de leurs âmes (Matt. 11:29).

Les quatre autres tâches du berger sont des soins individuels.

« La perdue je la chercherai, et l’égarée je la ramènerai ». Une brebis est perdue ou égarée lorsqu’elle est loin de Christ ou s’écarte de lui.

Dans la parabole de Luc 15, la brebis perdue que cherche et trouve le berger représente le pécheur qui se repent. La parabole insiste sur la persévérance avec laquelle le berger cherche sa brebis, et sur sa joie lorsqu’il l’a trouvée. Cette brebis appartient à Christ, mais n’a pas compris qu’il tient à elle. Il y a des croyants qui ne possèdent pas la certitude ni la joie de leur salut ; le service du pasteur, dans ce cas, consiste à leur présenter patiemment l’amour de Christ qui a tout fait pour eux, afin que la crainte soit chassée de leur cœur.

L’égarée a suivi son propre chemin. Peut-être a-t-elle écouté des voix étrangères, prêté l’oreille à un évangile différent qui n’en est pas un autre (Gal. 1:6). Ou bien elle a aimé le présent siècle (2 Tim. 4:10)...

Ne peut-on penser aussi que même lorsque l’assemblée a dû se séparer d’une personne en chute, le service du pasteur peut le conduire à aller vers la brebis égarée pour la ramener ?

Dans tous les cas, il convient de ramener la brebis au berger et au surveillant de nos âmes (1 Pierre 2:21-25). Comment est-ce possible ? Aucun reproche, aucune condamnation, aucun précepte moral ne peut ramener la brebis égarée ; toutes ces choses ne seraient pour elle que comme des bâtons, qui la feraient fuir plus loin encore. La réponse est dans le passage que nous venons de citer : il s’agit de lui montrer Christ qui a souffert pour nous, nous laissant un modèle afin que nous suivions ses traces. Les soins pastoraux, comme toutes les autres activités du ministère, consistent à apporter Christ, sa grâce, son amour, et à s’effacer derrière lui. C’est dans un tel esprit qu’Élihu s’adressait à Job : « Voici, je suis comme toi quant à Dieu, je suis fait d’argile, moi aussi. Voici, ma terreur ne te troublera pas, et mon poids ne t’accablera pas », « Dieu parle... » (Job 33:6, 7, 14).

Enfin, deux autres circonstances requièrent l’exercice de soins pastoraux particuliers de la part de ceux que le Seigneur a donnés pour paître son troupeau.

Une brebis peut se blesser si le chemin est rocailleux et difficile. Le berger attentif ne va pas tarder à s’apercevoir qu’elle boite ou marche avec peine ; il va alors intervenir. Nous avons ici une figure d’un mal dont l’origine est extérieure à la brebis. Par quoi a-t-elle été blessée en chemin ? Une parole dite légèrement peut blesser comme une épée (Prov. 12:18) ; qu’il est facile aussi de blesser une conscience faible (1 Cor. 8:12) ! et bien d’autres circonstances peuvent meurtrir le cœur.

Le pasteur doit alors chercher la blessure — peut-être lui sera-t-elle d’abord cachée (2 Rois 4:27), car il doit se souvenir que la sagesse vient de Dieu — avant de pouvoir la soigner et appliquer le baume ou le pansement nécessaires.

Il en est de même dans le cas de la malade. Le mal, ici, est intérieur. Il peut être moral, ou provenir d’une intoxication par de fausses doctrines, d’un « poison cruel d’aspic » (Deut. 32:33). Le pasteur doit, là aussi, s’approcher de la brebis pour déceler son mal ; il a besoin de sagesse pour donner les soins convenables, de patience pour s’occuper d’elle jusqu’à sa guérison.

Dans tous les cas, qu’il s’agisse d’appliquer de l’huile et du vin, ou un emplâtre de figues (Luc 10:34 ; 2 Rois 20:7), la guérison est toujours en Christ présenté au cœur par la Parole et l’Esprit Saint.

 

2.3   Brebis grasses et fortes

La fin du verset 16 d’Ézéchiel 34 présente un saisissant contraste avec ce que nous venons de voir. Il y a dans le troupeau des brebis qui lui nuisent ; ce sont les « brebis grasses et fortes », celles qui se sont nourries aux dépens des autres. Ne pouvons-nous les assimiler aux « gens » qui déjà troublaient les assemblées de la Galatie et voulaient pervertir l’évangile du Christ (1:7, 8) ?

Que recherchent de telles gens, sinon des honneurs, une certaine gloire terrestre ? — et ceci en essayant d’adapter l’évangile selon leur imagination, en annonçant des doctrines perverses pour attirer les disciples après eux (Act. 20:30). L’apôtre ne demandait pas aux anciens d’intervenir directement contre de telles gens : nous pouvons donc bien penser que les pasteurs n’ont d’autre conduite à tenir que de veiller et de tenir ferme la parole de Christ, laissant au Souverain Pasteur le soin de délivrer son troupeau. Car qui a le droit de détruire celui qui corrompt le temple de Dieu, sinon Dieu lui-même (1 Cor. 3:17) ?

Il est un autre cas où les soins pastoraux doivent s’arrêter, en présence du gouvernement de Dieu : c’est celui d’une brebis malade « à la mort » (1 Jean 5:16) ; aucun frère, aucun « don » n’oserait alors intervenir.

 

2.4   Conclusion

Ces différentes figures concernent certainement l’état moral et spirituel des brebis, sans qu’il soit possible d’en faire des applications exclusives ou limitatives.

Servir le Seigneur ne consiste pas à appliquer les articles d’un code, mais à agir suivant ses directions, avec prière, dans l’humilité et l’amour, et dans l’intelligence donnée par le Saint Esprit.

Les soins pastoraux s’étendent à tous ceux qui font partie du « troupeau de Dieu » ; demandons au Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ que ceux que Christ a donnés pour ce service l’accomplissent « comme par la force que Dieu fournit, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ, à qui est la gloire et la puissance, aux siècles des siècles » (1 Pierre 4:11).

 

 

3                    Le service du pasteur dans les temps difficiles — Éz. 34

Botschafter 1916

ME 1992 p. 110-117

3.1   Éz. 1:1

Le service de pasteur n’est jamais facile. Il exige toujours beaucoup d’amour et de renoncement à soi-même, surtout dans un temps de ruine. Il en était particulièrement ainsi à l’époque d’Ézéchiel, époque à laquelle une partie du peuple était en captivité à Babylone. Les circonstances étaient très difficiles, en comparaison des conditions de vie bien ordonnées du temps des rois pieux de Juda. Maintenant, Israël se trouvait sous le jugement de Dieu ; tout était en désordre.

Mais ces circonstances pouvaient-elles amoindrir la responsabilité des pasteurs du peuple et diminuer la culpabilité de ceux qui étaient infidèles ? Au contraire. C’est précisément dans des temps de misère et de danger qu’il s’agit d’intervenir en faveur du pauvre et faible troupeau, de se charger de chacune des brebis avec un amour fidèle et vigilant. Et c’est alors aussi que la défaillance dans le service pastoral entraînera les plus graves conséquences. C’est pour cette raison que dans des temps analogues, Christ, le souverain pasteur, attend de la part de ses représentants sur la terre une vigilance et un dévouement particuliers.

Nous pouvons aisément comprendre que l’Éternel, le grand pasteur d’Israël du temps d’Ézéchiel, plaide contre ceux qui revendiquaient la gloire pour eux-mêmes. Ils prétendaient être les pasteurs du peuple, mais se paissaient eux-mêmes au lieu de paître le troupeau. Hélas ! Ils étaient avides de gloire de la part des hommes, jaloux de leur fonction, mais ne recherchaient nullement l’approbation de Dieu. Aussi l’Éternel leur adresse-t-il par la bouche du prophète un reproche solennel : « Malheur aux pasteurs d’Israël, qui se paissent eux-mêmes ! » (v. 1).

 

3.2   Éz. 1:2-6

« Au reste, ce qui est requis dans des administrateurs, c’est qu’un homme soit trouvé fidèle » (1 Cor. 4:2). Un administrateur fidèle, à qui le Seigneur confie un service pastoral, s’inquiète avant tout du bien-être et de la sécurité du troupeau. Il le paît et le protège. « Les pasteurs ne doivent-ils pas paître le troupeau ? » (v. 2). Mais les pasteurs du temps d’Ézéchiel pensaient autrement. L’Éternel devait leur dire : « Vous mangez la graisse, et vous vous habillez de la laine ; vous égorgez ce qui est engraissé ; vous ne paissez pas le troupeau » (v. 3). Amour propre et recherche de leur propre avantage caractérisaient ces soi-disant « pasteurs ». Ils ressemblaient à des loups qui font irruption dans le troupeau et détruisent les brebis.

Malheur à de tels pasteurs ! « Vous n’avez pas fortifié les brebis faibles, et vous n’avez pas guéri celle qui était malade, et vous n’avez pas bandé celle qui était blessée, et vous n’avez pas ramené celle qui était égarée, et vous n’avez pas cherché celle qui était perdue ; mais vous les avez gouvernées avec dureté et rigueur » (v. 4).

Par leur façon de faire, ils préfigurent le mauvais berger qui sera suscité au milieu du peuple d’Israël à la fin des jours, à savoir l’antichrist, qui ne pansera pas ce qui est blessé, et ne nourrira pas ce qui est en bon état, le « pasteur de néant qui abandonne le troupeau » (voir Zach. 11:15-17).

À la suite de cette infidélité, les brebis ont été dispersées ; elles ont été la pâture de toutes les bêtes des champs, elles ont erré dans toutes les montagnes et sur toute haute colline, et il n’y a eu personne qui les ait recherchées, personne qui se soit enquis d’elles (v. 5, 6).

Combien émouvante est la plainte du bon berger en considérant la détresse de ses brebis ! Comme elle touche nos cœurs ! Or ses pensées et ses sentiments n’ont pas changé. Lorsque Jésus marcha ici-bas, il fut ému de compassion envers son peuple, car « ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger » (Marc 6:34).

 

3.3   Éz. 1:9-16a

De nos jours aussi, il se souvient avec un amour compatissant de son faible troupeau et prend connaissance de tout ce qui lui arrive : soit bien, soit mal. Avec quelle sollicitude il attendait jadis de la part des pasteurs un vrai service d’amour à l’égard des brebis faibles, malades, blessées et dispersées ! Mais l’égoïsme, la cupidité et la recherche de leurs aises constituaient des obstacles insurmontables. Il ne restait pour ces infidèles qu’un jugement impitoyable.

« L’épée tombera sur son bras et sur son œil droit. Son bras sera entièrement desséché, et son œil droit sera entièrement obscurci » (Zach. 11:17), est-il dit de 1’antichrist ; et ici l’Éternel dit : « Voici, j’en veux à ces pasteurs, et je réclamerai mes brebis de leur main ; je les ferai cesser de paître le troupeau, et les pasteurs ne se paîtront plus eux-mêmes ; et je délivrerai mes brebis de leur bouche, et ils ne les mangeront plus » (v. 10). Mais ce n’est pas tout. Quand les fondements sont ébranlés et que les brebis délaissées semblent vouées à leur perte, le Seigneur se tient lui-même sur la scène : « Me voici, moi, — dit-il — et je rechercherai mes brebis, et j’en prendrai soin. Comme un berger prend soin de son troupeau au jour où il est au milieu de ses brebis dispersées, ainsi je prendrai soin de mes brebis, et je les sauverai de tous les lieux où elles ont été dispersées » (v. 11, 12). Heureuses brebis qui jouissent de l’amour d’un tel berger, bon et fidèle ! Quelle joie au jour où elles auront échappé à la puissance de tous leurs ennemis, où elles auront été arrachées à la rapacité de leurs propres pasteurs et éprouveront la douce protection du seul pasteur suscité par Dieu lui-même ! (v. 23). Il est dit de lui : « Voici votre Dieu ! Voici, le Seigneur l’Éternel viendra avec puissance, et son bras dominera pour lui. Voici son salaire est avec lui, et sa récompense devant lui. Comme un berger il paîtra son troupeau ; par son bras il rassemblera les agneaux et les portera dans son sein ; il conduira doucement celles qui allaitent » (Ésaïe 40:10,11). « Moi-même je paîtrai mes brebis, et moi je les ferai reposer, dit le Seigneur, l’Éternel. La perdue, je la chercherai, et l’égarée, je la ramènerai, et la blessée, je la banderai, et la malade, je la fortifierai » (Éz. 34:15, 16).

 

3.4   Éz. 1:16b-22

Dans les versets 17 à 22, l’Éternel s’adresse au troupeau lui-même. Que de reproches à son égard ! Il s’y trouvait des brebis faibles et maigres, de même que des brebis fortes et grasses, et Dieu veut juger entre brebis et brebis, entre béliers et boucs. Pourquoi ? Parce que les fortes poussaient de l’épaule les faibles, les heurtaient de leurs cornes jusqu’à ce qu’elles les aient dispersées. Oui, les grasses non seulement s’emparaient de la nourriture des faibles, mais elles piétinaient le reste de leur pâture, et après avoir étanché leur soif, troublaient le reste des eaux limpides. Le jugement devait les atteindre. « Je détruirai la grasse et la forte », dit l’Éternel (v. 16).

Tout orgueil, toute fierté est une abomination devant Dieu. Il réduit à néant les brebis qui se paissent elles-mêmes, corrompent les canaux de bénédiction, méprisent leurs semblables. Il aime les faibles et a choisi les choses viles du monde et celles qui sont méprisées (1 Cor. 1:26-28). Il est le Dieu qui console ceux qui sont abaissés, et il habite avec celui qui est abattu et d’un esprit contrit (2 Cor. 7:6 ; Ésaïe 57:15).

Il éprouve de la joie en voyant ses brebis se promener sur de verts pâturages ; il les conduit à des eaux paisibles. Leurs affaires sont les siennes, oui, il est dit de lui : « Dans toutes leurs détresses, il a été en détresse... dans son amour et dans sa miséricorde il les a rachetés, et il s’est chargé d’eux, et il les a portés tous les jours d’autrefois » (Ésaïe 63:9).

 

3.5   Éz. 1:23-31

Dans les versets 23 à 31, l’Esprit de Dieu parle d’une manière consolante au troupeau de l’avenir. Par l’heureuse espérance dépeinte devant leurs yeux, il voudrait les dédommager de l’injustice, des souffrances et des détresses endurées. « Et ils sauront que moi, l’Éternel, leur Dieu, je suis avec eux, et qu’eux, la maison d’Israël, ils sont mon peuple, dit le Seigneur, l’Éternel » (v. 30). Plus que cela : « Et vous, mon troupeau, le troupeau de ma pâture, vous êtes des hommes ; moi, je suis votre Dieu, dit le Seigneur, l’Éternel » (v. 31).

Il nous semble entendre les paroles du bon berger en Jean 10 : « Je connais les miens et je suis connu des miens ». Oui, il est parfaitement au courant de leurs lacunes et de leurs manquements, mais la peine qu’il en ressent n’entame pas son amour, ne diminue en rien ses soins envers elles. « Car il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière » (Ps. 103:14). Son amour est insondable, sa fidélité inaltérable. « Car les montagnes se retireraient et les collines seraient ébranlées, que ma bonté ne se retirerait pas d’avec toi, et que mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, dit l’Éternel, qui a compassion de toi » (Ésaïe 54:10).

L’époque dont nous nous sommes occupés jusqu’ici remonte à un peu plus de deux millénaires et demi. Une longue période ! Des générations et des peuples ont passé, mais les pensées de Dieu et ses principes n’ont pas changé. Nous pouvons simplement dire que l’accomplissement de ses promesses et de ses jugements est sensiblement plus proche. Les pasteurs des temps d’autrefois sont ensevelis, d’autres se sont levés à leur place, d’autres personnes dans d’autres circonstances. Le « juge de tous », c’est Dieu. Ainsi il ne nous appartient pas d’accuser les pasteurs d’Israël, ou ceux d’autres groupes religieux du passé. Nous ne pouvons que nous courber devant Dieu dans la poussière en présence de la misère des temps actuels, et implorer sa longanimité et sa miséricorde. Mais, même s’il ne nous appartient pas de juger, nous devons puiser dans les Écritures les instructions et les avertissements qu’elles nous fournissent. « Car toutes les choses qui ont été écrites auparavant ont été écrites pour notre instruction » (Rom. 15:4). C’est ainsi qu’à travers les siècles, bien des croyants ont pu puiser dans ce chapitre 34 du prophète Ézéchiel d’importantes instructions concernant le service pastoral, pour leur bénédiction et celle des autres. La précieuse parole de Dieu nous a été conservée dans ce but même. Puissions-nous dire avec le psalmiste : « Combien j’aime ta loi ! tout le jour je la médite » (voir Ps. 119:97-105).

 

3.6   L’actuel troupeau de Dieu

Israël ayant été mis de côté pour un temps, l’actuel troupeau de Dieu sur la terre se compose de Juifs et de Gentils, tous rachetés par le précieux sang du Fils de Dieu, unis à lui, le bon berger, et les uns aux autres par le Saint Esprit. Le « grand pasteur » des brebis ou le « souverain pasteur », c’est Christ, le Fils de l’homme glorifié à la droite de Dieu. De là-haut, il s’occupe de son troupeau avec un amour inlassable, les confiant à des pasteurs subordonnés, comptant sur leur amour. Lorsque Pierre peut confesser en Jean 21 : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime », le Seigneur lui dit : « Paix mes agneaux » (les faibles et ceux qui ont besoin d’être assistés). Ayant réitéré l’affirmation de son amour pour le Seigneur, il reçoit la charge d’être berger de ses brebis, et lorsqu’il dit « Seigneur, tu connais toutes choses, tu sais que je t’aime », le Seigneur lui demande de paître ses brebis. Seul l’amour du Seigneur opérant dans nos cœurs nous habilite et nous forme pour un tel service.

Actes 20 nous donne une description saisissante de la manière dont l’apôtre Paul concevait et accomplissait son service de pasteur. De même, les épîtres aux Corinthiens rendent plusieurs fois témoignage à l’amour désintéressé de l’apôtre. Et quelles douces relations existaient entre lui et les Philippiens ! L’apôtre était lié dans une prison de Rome, mais de quelle sollicitude affectueuse témoignent les chapitres 3 et 4 de son épître !

Lorsque, selon les enseignements de la deuxième épître à Timothée, nous constatons dans quelle condition se trouve aujourd’hui le troupeau de Christ, nous réalisons combien nécessaire et difficile est devenu le service du pasteur !

Pierre également, dans sa deuxième épître, attire l’attention des saints sur la corruption qui pénétrera dans la chrétienté — ce qui pour lui est un motif pour persévérer dans son service. Sachant que le moment de déposer sa tente approchait, il s’attachait à paître les brebis du troupeau de Christ et à les mettre en garde contre les dangers qui les guettaient. Dans sa première épître, au chapitre 5, il avait déjà exhorté les anciens : « Paissez le troupeau de Dieu qui est avec vous, le surveillant, non point par contrainte, mais volontairement, ni pour un gain honteux, mais de bon gré, ni comme dominant sur des héritages (c’est-à-dire : sur ceux qui ont été confiés à votre garde), mais en étant les modèles du troupeau ; et quand le souverain pasteur sera manifesté, vous recevrez la couronne inflétrissable de gloire » (v. 2-4).

 

3.7   Pas concerné, car pas pasteur ?

Cher lecteur croyant, je ne sais pas si le Seigneur vous a confié un service spécial comme ancien ou pasteur, si vous avez reçu ou non un « don de grâce » particulier. Mais je sais une chose, c’est que le bon berger vous a délivré du bourbier de ce monde, des broussailles épineuses du désert, vous accordant un lieu de repos près de son cœur et vous faisant découvrir en lui tout ce que vous aviez cherché inutilement en vous-même : sainteté, justice, paix, joie, consolation, et force pour accomplir le bien. Dans la mesure où vous apprendrez à vous connaître dans la lumière de Dieu, vous approchant de lui en toute confiance avec vos besoins, étant un vase vide que lui peut remplir, vous trouverez en lui la source infaillible de la grâce et de la force. Manifestez alors à votre Seigneur votre amour et votre reconnaissance en vous souvenant des faibles et des malades, selon les forces qu’il vous donne et les occasions qui se présentent ; chargez-vous des brebis blessées, dispersées et égarées ! Elles sont toutes les objets particuliers de son amour et de sa sollicitude.

Et si vos cheveux ont déjà blanchi dans le chemin, si vous avez acquis de l’expérience, ayant conscience d’avoir été appelé par le souverain pasteur pour le servir, ne vous lassez pas, même si le travail augmente et que les forces déclinent ! Prenez soin des brebis du Seigneur avec un amour croissant, avec fidélité, selon leurs besoins et la grâce que le Seigneur vous accorde. Fortifiez-vous dans la grâce qui est dans le Christ Jésus, et endurez pour l’amour des élus les peines et les fatigues (2 Tim. 2:1, 10). Le Seigneur a promis qu’à celui qui cherche premièrement le royaume de Dieu et sa justice, la nourriture et le vêtement seraient donnés par-dessus, et l’apôtre nous dit que personne ne va à la guerre à ses propres dépens ; l’ouvrier est digne de son salaire (Matt. 6:33 ; 1 Cor. 9:7 ; 1 Tim. 5:18).

Ces exhortations concernent particulièrement les frères plus âgés, les conducteurs dans les assemblées locales, qui portent une responsabilité immédiate envers le troupeau dont ils doivent connaître les besoins.

Quand devons-nous commencer à nous occuper des autres ? Est-ce lorsque nous n’éprouvons plus de besoin pour nous-mêmes ? Alors nous serons ensemble dans l’indigence. « Celui qui sème chichement moissonnera aussi chichement, et celui qui sème libéralement moissonnera aussi libéralement ». Cet enseignement peut certainement s’appliquer au domaine spirituel (voir 2 Cor. 9:6-15).

Il s’agit d’acquérir « une couronne inflétrissable de gloire ». « Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur » (1 Cor. 15:58). « La nuit vient, en laquelle personne ne peut travailler » (Jean 9:4).

 

4                    « Pasteur en te suivant » (Jérémie 17:16)

Traduit de l’allemand

ME 1952 p. 108-111

4.1   Responsabilités du pasteur

C’est un privilège glorieux et béni d’être pasteur dans le royaume de Dieu, mais c’est aussi un service lourd de responsabilités. Le Seigneur en appelle sans relâche à ce service (Éph. 4:11), étant Lui-même le « souverain pasteur » (1 Pierre 5:4) qui surveille le travail des bergers et qui les dirige en tout lorsqu’ils regardent à Lui, pour qu’ils puissent paître les brebis pour la bénédiction de celles-ci. Il se nomme aussi « le bon Berger » (Jean 10:11)’ en rapport avec son œuvre à la croix. C’est là qu’Il a donné sa vie pour les brebis perdues afin de les sauver. Et tous ceux qui par la foi en sa mort expiatoire, ont reçu le salut et la vie, deviennent son éternelle propriété. Quels sont les devoirs du pasteur ? Il doit prendre soin du troupeau de Christ, le paître et le protéger. Quelle grâce de pouvoir servir ceux qui sont si chers au cœur de Christ, qu’Il a donné sa vie pour eux ! Si le pasteur veut être béni dans son travail il doit connaître individuellement chaque croyant, s’occuper de chacun et être lui-même exercé et expérimenté, marcher avec Dieu, voir et juger tout à la lumière divine. Un pasteur fidèle sera constamment en prière devant le Seigneur, non seulement pour les croyants individuellement, mais pour toute l’assemblée (Col. 4:12).

Celui qui débute dans son travail journalier sans la prière aura un service, sans fruit. Elle seule sera le moyen de le garder du mal et des faux pas, d’en faire un vase à honneur, sanctifié, utile au maître, préparé pour toute bonne œuvre (2 Tim. 2:21). Mais qu’ils sont rares aujourd’hui les serviteurs fidèles ! À quoi cela tient-il ? Au manque d’abnégation, d’amour, de confiance dans le Seigneur et, surtout, de dévouement à sa Personne. Et c’est ainsi que l’ennemi gagne du terrain. Quelle joie pour le cœur de Dieu, et quelle bénédiction pour eux, si ceux qui ont reçu un don pour le service, pouvaient dire comme le prophète : « Me voici ; envoie-moi ! »

 

4.2   Besoin de pasteurs, manque de pasteurs

Nombre de brebis du troupeau de Dieu sont malades et affaiblies ; plusieurs gisent blessées au bord du chemin ; d’autres, dispersées, souffrent de la disette, ou encore sont en danger d’être égarées par de fausses doctrines. Quel riche champ de travail pour le service de pasteur ! Et si ce service est exercé avec amour et sagesse, que de maux évités, que de bénédictions acquises au troupeau ! Mais si ce service est négligé, le témoignage s’affaiblira d’année en année et il est à craindre que « la lampe ne soit ôtée de son lieu (Apoc. 2:5).

Le manque de pasteurs reflète l’état de faiblesse spirituelle des croyants de nos jours. La foi, la confiance dans le Seigneur et la fidélité dans la marche sont choses individuelles. Personne ne peut les communiquer aux autres. C’est une affaire entre la conscience et Dieu. Heureux celui qui se laisse préparer par son divin Maître à ce service important pour être prêt à remplir la tâche à laquelle le Seigneur l’appelle et capable de le servir en humilité et amour. Et tous ceux que le Seigneur n’a pas doués pour ce service devraient du moins adresser des supplications en sa faveur : « Seigneur, viens en aide aux pasteurs ! Délivre, purifie et sanctifie les yeux, les oreilles, le cœur et la marche. Donne des yeux pour voir, des oreilles pour entendre et des cœurs pour comprendre. Que nous ne nous lassions pas de prier pour les pasteurs. Aplanis le chemin de ceux qui exercent ce service béni pour ta gloire et la bénédiction de l’œuvre. Donne de nouveaux ouvriers prêts à prendre les places laissées vides par les serviteurs âgés et affaiblis pour rassembler ce qui est dispersé, ramener ce qui est égaré, réconforter ceux qui sont fatigués, relever et maintenir debout ceux qui sont tombés ».

Si tous ceux qui souffrent de l’absence de pasteurs se réunissaient en prière pour supplier le Seigneur de combler cette lacune, que de bénédictions en résulteraient ! Oui, puissent nos cœurs et nos mains ne pas se lasser, mais, comme Néhémie, avançons avec courage, et renouvelons nos forces dans la confiance en Dieu (És. 40:31). Nous manquons beaucoup dans ce domaine aujourd’hui, on n’a pas d’énergie pour les devoirs difficiles, pas de clairvoyance pour discerner les erreurs, les manquements, et l’on n’éprouve pas le besoin de s’en débarrasser. Mais quand la foi agit dans les cœurs, le Seigneur se révèle dans toute la plénitude de son amour et de sa grâce. Ses ressources restent intactes, si changeantes que soient les circonstances. Même si le service accompli dans la dépendance et la communion avec Dieu reste sans résultat, le fidèle serviteur n’a pas lieu de se décourager. Il puise sa force et sa consolation dans sa communion intime avec Lui : « Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance ! Il sera comme un arbre planté près des eaux ; et il étendra ses racines vers le courant ; et il ne s’apercevra pas quand la chaleur viendra, et sa feuille sera toujours verte ; et dans l’année de la sécheresse il ne craindra pas, et il ne cessera de porter du fruit » (Jérémie 17:7-8). Lorsque nous considérons le chemin parcouru par le Seigneur, que d’opposition et d’incompréhension, de haine et d’opprobre y trouvons-nous de la part des hommes, mais, de son côté, que de patience et de confiance en Dieu dans l’accomplissement de sa tâche, jusqu’à ce qu’Il puisse dire à son Père : « J’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 17:4).

« Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chant de joie » (Ps. 126:5).

Persévérons donc dans la foi, exerçons notre service avec fidélité, nous aussi, au temps propre, « nous moissonnerons si nous ne défaillons pas » (Gal. 6:9).

Le Seigneur dit :

« Voici, je viens bientôt et ma récompense est avec moi ».

 

En attendant ton jour de gloire

Qui va paraître avec éclat,

Comptant sur toi pour la victoire

Nous combattons le bon combat.

 

 

5                    Caractères d’un pasteur véritable selon la Parole de Dieu

TaMi

 

5.1   Ancien Testament

Il  suit Dieu sans cesse (Jérémie 17:16)

Il se tient devant Dieu (Jérémie 49:19)

Il ne dort pas (Nahum 3:18)

Il écoute la Parole de Dieu (Éz. 34:7, 9)

Il n’est pas stupide (Jérémie 10:21), il est intelligent, il connaît la pensée de Dieu.

Il agit sagement (Jérémie 10:21)

Il ne gâte pas le travail de Dieu dans sa vigne (Jérémie 12:10)

Il prend à cœur la maison de Dieu (Jérémie 12:11)

Il ne détruit pas (Jérémie 23:1), il construit, il édifie.

Il paît le troupeau de Dieu (Jérémie 23:2)

Il ne fait pas errer, il n’égare pas (Jérémie 50:6)

Il avertit celui qui renverse une clôture, celui qui se met en danger (Ecclésiaste 10:8, 9)

Il a soin de nourrir le troupeau.

Il vient au secours de l’orphelin, qui n’a pas d’aide (Ps. 146:9).

Il délivre le malheureux qui implore le secours

Il console les affligés (És. 49:13).

Il défend la cause de ceux qui se sont égarés ou qui ont été égarés.

Il est bienveillant (Proverbes 22:9)

Il amène à Christ ceux qui ont de l’amertume (1 Samuel 22:2)

Il amène à Dieu l’âme altérée pour qu’elle soit rassasiée, l’âme affamée pour qu’elle soit remplie de biens (Psaume 107:9)

Il est l’ami miséricordieux pour celui qui est défaillant (Job6:14)

Il ne passe pas à coté d’un besoin.

Il allège les douleurs par la consolation (Job 16:5)

Il fortifie par la bouche, par des paroles divines (Job 16:5)

Il aide à la guérison de ceux qui ont le cœur brisé (Ps. 147:3).

Il fortifie et nourrit celui dont l’âme va défaillir en chemin (Matthieu 15:32)

Il apporte le baume divin pour adoucir et guérir la douleur (Jérémie 51:8)

Il adoucit les plaies vives par de l’huile (Ésaïe 1:6)

Il entend les soupirs et les cris (Lam. 3:56)

Il discerne l’âme angoissée.

Il voit ceux qui sont saisi par l’angoisse.

Il voit ceux qui  sont troublés par toutes sortes d’angoisses.

Il voit ceux qui sont alarmés.

Il est enseigné par Dieu.

Il demande à Dieu d’avoir la langue des savants pour soutenir par une parole celui qui est las (Ésaïe 50:4)

Il supplie Dieu pour que Celui-ci donne de la vigueur et de l’énergie à ceux qui sont lassés (És 40:29).

Il fait reposer celui qui est las, il le rafraîchit (Ésaïe 28:2)

Il rend fort (Aggée 2:4 ; És. 41:10), il affermit celui qui est faible.

Il rend la conscience sensible par des paroles pleines de sagesse, telles des aiguillons (Ecclésiaste 12:11)

Il active la marche du troupeau et le pousse vers le but par les paroles des sages (Ecclésiaste 12:11)

Il se sert de la diversité de ces vérités pour conduire les brebis dans des sentiers de justice (Ps. 23:3) selon le besoin et l’état de chacune.

Il fortifie la malade, il cherche la perdue, il ramène l’égarée, il bande la blessée (Ézéchiel 34:16)

 

 

5.2   Nouveau Testament

Il marche sur les traces du grand Pasteur des brebis (Héb. 13:20)

Il paît le troupeau de Dieu (1 Pierre 5:2)

Il est enseigné de Dieu (1 Thessaloniciens 4:9)

Il connaît les brebis (Jean 10:14)

Il cherche et fouille pour trouver la brebis égarée (Luc 15:4)

Il apporte le vrai remède comme le divin médecin (Luc 8:43)

Il est ému de compassion (Luc 10:33)

Il s’approche et bande les plaies, versant de l’huile et du vin (Luc 10:34)

Il lave les pieds des saints (Jean 13:14)

Il prête secours (Actes 20:35)

Il fait du bien (Galates 6:10)

Il apporte un soulagement d’amour à la blessure (Philippiens 2:1)

Il fortifie ses frères (Actes 18:23) parce que lui-même est fortifié (1 Timothée 1:12)

Il rafraîchit les entrailles des saints (Philémon 7)

Il redresse les mains lassées et les genoux défaillants (Hébreux 12:12).

 

5.3   Autres caractères

Un vrai pasteur est un homme qui n’est pas seulement en possession d’un don spirituel mais qui est animé par les affections même du cœur de Christ envers chaque agneau et chaque brebis.

Un vrai pasteur est pasteur pour le monde entier ; c’est quelqu’un qui a un cœur, un message, un ministère pour chaque membre du corps de Christ.

L’ancien a une charge locale s’exerçant dans la localité où elle lui a été confiée.

Le champ du pasteur s’étend à toute l’Eglise de Dieu, de même le champ de l’évangéliste est le monde tout entier.

Éphésiens 4:11 nous parle de « docteurs et pasteurs », ces deux dons réunis en une même personne.

La capacité d’enseigner donne une puissance morale immense au pasteur.

Le don de pasteur donne une tendresse d’affection particulière à celui qui enseigne.

Le docteur expose la vérité, le pasteur l’applique.

Le docteur éclaire l’intelligence, le pasteur considère l’état du cœur.

Le docteur fournit la nourriture spirituelle, le pasteur voit l’usage qui en est fait.

Le docteur s’occupe davantage de la Parole, le pasteur prend soin des âmes.

L’activité du docteur est surtout publique, l’activité du pasteur s’exerce principalement dans le privé.

Rare aujourd’hui est le don de pasteur et le cœur de pasteur apportant des soins diligents, sérieux, précis envers les âmes.

L’apôtre Paul possédait tous les dons, en particulier celui de docteur et celui de pasteur les exerçant publiquement et dans les maisons. Actes 20:21 et 2 Corinthiens 12:15

 

Ne pas confondre pasteur avec ancien ; « ancien » est une charge locale, « pasteur » est un don.

Il n’est rien dit des anciens et des surveillants en 1 Corinthiens 12 et 14 ou Éphésiens 4.

Les anciens sont établis pour conduire et surveiller, les docteurs et les pasteurs sont donnés pour nourrir et édifier.

Un ancien peut être un docteur ou un pasteur mais il doit différencier sa charge et son don.