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La Manne

SLE vol. 4 p. 478

Soulignons d’abord quelques-uns de ses traits caractéristiques :
Elle était « sur la surface du désert... sur la terre ; quelque chose de menu, de grenu ». La manne représente l’Homme Christ Jésus, nourriture du croyant ici-bas. Il descendit, en effet, dans un monde aride, « sur la terre », c'est-à-dire au niveau de sa créature. C’est ainsi que nous le voyons au puits de Sichar (Jean 4), demandant à boire, dans l’apparence de la faiblesse, n'ayant rien pour puiser : cela correspond à « quelque chose de menu ». Là, pourtant, « il a rassasié l’âme altérée et a rempli de biens l’âme affamée » (Ps. 107:9).
Pour le chrétien, la manne, « le pain que l’Éternel vous a donné à manger », représente ce que le Père lui donne, le vrai pain qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. Le Seigneur Jésus nous dit : « Moi, je suis le pain de vie » (Jean 6:31-35). Mais, seul le croyant peut manger et a besoin de manger ce que représente spirituellement la manne, c’est-à-dire Christ homme, révélé par la Parole. Il y trouve alors les forces nécessaires pour traverser le désert que ce monde est pour son cœur.
La manne est pour le désert. Quand Israël eut traversé le Jourdain, et fut entré en Canaan, elle cessa (Jos. 5:12) après qu’ils eurent mangé du vieux blé du pays. Toutefois, deux événements importants eurent lieu préalablement :
— la circoncision des fils d’Israël (Jos. 5:2-9), c’est-à-dire la mise de côté de la chair (voir Phil. 3:3) ;
— la célébration de la Pâque (Jos. 5:10-12).
Canaan est une figure des lieux célestes où le chrétien entre, en s’appropriant par la foi la mort de Christ pour lui (c’est ce que signifie la traversée du Jourdain). Le vieux blé du pays, figure de Christ ressuscité est alors sa nourriture. La manne parle de Christ dans son abaissement ici-bas ; le vieux blé, de Christ ressuscité et glorifié dans le ciel. Concluons en mentionnant la « manne cachée », récompense promise au vainqueur dans l’épître adressée à l’ange de l’assemblée qui est à Pergame (Apoc. 2:12-17). Dans une église associée au monde, le fidèle qui réalise qu’il n’est pas « du monde », car Christ n’est pas du monde, trouve sa force en lui. La récompense éternelle du vainqueur est alors « la manne cachée », la communion parfaite avec le Père et le Fils.


Note Bibliquest

Au départ la manne avait un goût excellent, celui d'un gâteau de miel (Exode 16). Quand les fils d'Israël se sont mis à la cuisiner (l'homme n'accepte plus ce que Dieu donne et veut le modifier à son idée), son goût est devenu plus fade, celui d'un gâteau à l'huile (Nombres 11:7-8) . À la fin du voyage, les fils d'Israël ont méprisé la manne, « ce pain misérable » (Nombres 21), d'où le châtiment des serpentts brûlants.