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PRÉCONNUS, ÉLUS, PRÉDESTINÉS

 

A. Remmers

ME 1998 p. 97-107

 

 

Table des matières détaillée :

1       Le dessein éternel de Dieu

2       Le Fils du Père, aimé avant la fondation du monde

3       L’Agneau de Dieu, préconnu dès avant la fondation du monde

4       Les croyants, élus avant la fondation du monde

5       Dieu nous a préconnus

6       Élus en Christ

7       Prédestinés pour nous adopter

8       Ne pas aller au-delà de la parole de Dieu

 

 

1         Le dessein éternel de Dieu

Les notions bibliques de préconnaissance, d’élection et de prédestination nous rappellent que l’œuvre de rédemption du Seigneur Jésus à la croix remonte à un plan divin dont l’origine est de toute éternité. Il ne s’agit pas seulement de l’omniscience de celui qui déclare dès le commencement ce qui sera à la fin (És. 46:10), mais également de sa volonté déterminée et irrévocable (Act. 2:23 ; Éph. 1:11) et de son propos éternel (Éph. 3:11). Tout trouve sa source dans les richesses de sa grâce, dans laquelle il s’était occupé de nous avant les temps des siècles. Et au temps convenable, cette grâce a été parfaitement manifestée en Christ (2 Tim 1:9, 10).

Le propos de Dieu est aussi éternel que Dieu lui-même, ainsi que nous le montrent les expressions choisies par l’Esprit Saint : « le propos des siècles » (ou « propos éternel ») (Éph. 3:11), « avant que le monde fût » (Jean 17:5), « avant les siècles » (1 Cor. 2:7), « avant les temps des siècles » (2 Tim. 1:9 ; Tite 1:2), et l’expression répétée trois fois « avant la fondation du monde » (Jean 17:24 ; Éph. 1:4 ; 1 Pierre 1:20).

Si nous nous occupons des desseins éternels de Dieu le Père, c’est le Fils qui paraît en premier lieu à nos yeux. Il est à la fois le centre de toutes ses pensées, et celui qui les a accomplies. Étant la Parole, qui est dès le commencement (Jean 1:1), il est quant à son existence, comme le Père, sans commencement ni fin. Il est de toute éternité la parfaite expression de Dieu, « le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de sa substance » (Héb. 1:3).

Çà et là, la parole de Dieu entrouvre le voile pour nous permettre de jeter un coup d’œil dans la gloire divine où le dessein de Dieu a son origine. En particulier, les trois passages où nous trouvons l’expression « avant la fondation du monde » nous découvrent quelque chose de l’éternité passée, avant toute création. Il n’y avait là que Dieu, dans la parfaite gloire de la lumière inaccessible. L’amour et la félicité régnaient dans la trinité, entre le Père, le Fils et le Saint Esprit (1 Tim. 6:15, 16 ; 1 Jean 1:5 ; 4:8). C’est là que se trouve la source du propos de Dieu à l’égard des hommes, accompli par son propre Fils venu comme homme sur la terre, afin que des êtres autrefois perdus puissent se trouver éternellement dans la gloire de la maison du Père.

 

2         Le Fils du Père, aimé avant la fondation du monde

Dans le premier de ces trois passages, Jean nous rapporte les paroles adressées par le Seigneur Jésus à son Père : « Tu m’as aimé avant la fondation du monde » (17:24). En peu de mots, ce verset nous révèle l’affection divine, éternelle, du Père pour celui qui est aussi appelé le « Fils de son amour » (Col. 1:13). Lui seul connaissait cet amour et en jouissait dès l’éternité, et lui seul aussi en était parfaitement digne. La première mention de l’amour dans l’Ancien Testament illustre de façon remarquable cet amour éternel du Père pour le Fils. Dieu dit à Abraham : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai » (Gen. 22:2). Mais ce qui a été épargné à Abraham, Dieu, lui, l’a accompli : Il « n’a pas épargné son propre Fils, mais... l’a livré pour nous tous » (Rom. 8:32).

« Quand l’accomplissement du temps est venu », le Fils est venu sur cette terre. Il a manifesté l’amour du Père à une humanité caractérisée par le péché et l’opposition à Dieu. Il a parlé aux hommes de l’amour de son Père pour lui, et le Père l’a confirmé du ciel par des témoignages publics : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé » (Matt. 3:17 ; 17:5). Mais par sa venue, le Fils manifestait également l’amour de Dieu pour les hommes pécheurs, qui en étaient totalement indignes. La mort du Fils bien-aimé sur la croix est le point culminant de la manifestation de l’amour de Dieu pour ceux qui étaient perdus (Rom. 5:8 ; 1 Jean 4:10). En outre, la parole de Dieu nous montre d’une manière toute particulière l’amour de Dieu pour les rachetés. Elle nous parle du plaisir qu’il trouve en ceux qui croient en son Fils bien aimé. Cet amour se situe à un tout autre niveau que l’amour pour des pécheurs, un niveau bien supérieur, pouvons-nous dire. C’est l’amour du Père pour ses enfants, duquel le Seigneur Jésus peut dire « afin.., que le monde connaisse que toi tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé » (Jean 17:23).

 

3         L’Agneau de Dieu, préconnu dès avant la fondation du monde

Nous retrouvons l’expression « avant la fondation du monde » dans la deuxième épître de Pierre : « sachant que vous avez été rachetés... par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps » (1 Pierre 1:18-20). Immédiatement après la descente du Saint Esprit, le jour de la Pentecôte, le même apôtre avait déclaré aux Juifs : « ayant été livré par le conseil défini et par la préconnaissance de Dieu, — lui, vous l’avez cloué à une croix et vous l’avez fait périr par la main d’hommes iniques » (Act. 2, 23). De toute éternité, le cœur du Père était occupé de l’œuvre de son Fils bien-aimé, qui le glorifierait un jour parfaitement sur la terre.

Quelle lumière cette préconnaissance de Dieu projette sur les sacrifices de l’Ancien Testament ! Lorsqu’il commandait aux Israélites de choisir et d’égorger l’agneau pour la première Pâque, il avait devant lui son Fils bien-aimé, qui, quand l’accomplissement du temps serait venu, devait être le vrai agneau pascal (Ex. 12 ; 1 Cor. 5:7). Lorsque, plus tard, il ordonnait l’holocauste continuel, où matin et soir un agneau devait être offert — ce qui lui permettait d’habiter au milieu de son peuple terrestre — il pensait à son Fils bien-aimé (Ex. 29:38-46). Nous pourrions ainsi passer en revue tous les sacrifices de l’Ancien Testament.

Son Fils n’était donc pas seulement l’objet éternel de son amour ; il était également l’agneau sans défaut et sans tache qu’il avait préconnu, et qui devait un jour être manifesté pour notre salut et notre bénédiction. Il apparaît ainsi clairement que l’œuvre de la rédemption ne vient pas de la part de Dieu comme une réaction au péché ; elle a son origine dans sa préconnaissance éternelle.

Cependant, la préconnaissance de Dieu le Père ne se rapporte pas seulement à son Fils. Elle s’étend, ainsi que nous allons le voir, à ceux qui croient en lui.

 

4         Les croyants, élus avant la fondation du monde

En plus de Jean et de Pierre, Paul a aussi été appelé à transmettre des enseignements concernant le dessein de Dieu « avant la fondation du monde ». Mais chez lui, cette expression est en rapport avec les hommes que Dieu le Père a destinés à des bénédictions glorieuses : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a béni de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ; selon qu’il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous fussions saints et irréprochables devant lui en amour » (Éph. 1:3, 4). Notre élection a eu lieu « en Christ » ; c’est-à-dire qu’elle supposait notre foi en lui et en son œuvre.

Cependant, on ne pourrait pas dire du Fils que le Père l’avait élu dans l’éternité passée. Lui, le Fils unique qui est dans le sein du Père, était seul apte à accomplir ce qu’il avait déterminé. C’est pour cela que la Parole nous dit qu’il a été préconnu dès avant la fondation du monde, comme agneau sans défaut et sans tache.

Considérons maintenant de plus près différents aspects de son dessein éternel : sa préconnaissance, son élection et sa prédestination.

 

5         Dieu nous a préconnus

Le Fils a été préconnu avant la fondation du monde comme étant l’agneau de Dieu, et nous aussi nous avons été préconnus de toute éternité par le Dieu omniscient. Cela ne nous remplit-il pas d’adoration ? Avant qu’il créât le monde, avant que vive un être humain sur la terre, avant qu’apparaisse le péché, il connaissait tous ceux qui croiraient en son Fils. Dans son omniscience, il connaissait aussi tous les autres hommes, mais la préconnaissance que nous présente l’Écriture ne concerne que les croyants. Eux seuls sont « élus selon la préconnaissance de Dieu » (1 Pierre 1:2) ; ils sont d’abord « préconnus » puis « prédestinés » pour être « adoptés » (Rom. 8:29 ; Éph. 1:5).

Nous pouvons donc dire que même si la préconnaissance de Dieu ne s’inscrit pas dans le temps, elle précède pourtant notre élection éternelle et notre prédestination. Il savait quand nous naîtrions et quels pécheurs nous serions, mais également que nous nous convertirions et croirions en son Fils ! La préconnaissance de Dieu avait un but précis et glorieux, qui répondait parfaitement à son propos.

 

6         Élus en Christ

Selon 1 Pierre 1:2, « nous sommes élus selon la préconnaissance de Dieu le Père ». À la préconnaissance de Dieu se lie donc l’élection de tous ceux qui seront un jour unis au Seigneur Jésus, leur Sauveur et Seigneur, de tous ceux qui goûteront dans la gloire la joie éternelle de la communion avec Dieu le Père.

Le Fils unique dans le sein du Père était certes préconnu comme l’agneau qui, par son œuvre expiatoire, allait le glorifier parfaitement et se donner « lui-même en rançon pour tous ». Mais il n’a pas été élu, car quel autre que lui aurait pu accomplir les desseins du Père ? Si, déjà dans l’Ancien Testament, il est annoncé comme l’élu de Dieu, c’est en tant qu’homme sur la terre : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme trouve son plaisir » (És. 42:1 ; cf. Matt. 12:18 ; Luc 23:35 ; 1 Pierre 2:4-6). Il était le seul homme depuis Adam dont toute la vie glorifiait Dieu ; il était la « pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse auprès de Dieu ».

Dieu avait élu les patriarches, Abraham, Isaac et Jacob, ainsi que son peuple terrestre. Cette élection a trait à leur relation avec les autres peuples de la terre (Deut. 7:6-8 ; És. 43:20 ; Act. 13:17). De même, dans l’avenir, le résidu croyant d’Israël se composera des élus du peuple terrestre de Dieu, qui jouiront des bénédictions millénaires (Matt. 24:22, 24, 31). La Bible fait même mention des anges élus (1 Tim. 5:21), en contraste avec ceux qui se sont révoltés contre Dieu.

Cependant l’épître aux Éphésiens, qui décrit les bénédictions personnelles et collectives de ceux qui croient au Seigneur Jésus, nous révèle que nous avons été élus déjà avant la fondation du monde (Éph. 1:4). Cette épître commence glorieusement par la louange à Dieu le Père « qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » (v. 3). C’est en lui, qui était aimé du Père avant la fondation du monde — et préconnu comme l’agneau pour le sacrifice — que nous avons été élus avant la fondation du monde. Nos bénédictions ne sont pas seulement l’effet de la miséricorde de Dieu envers des pécheurs perdus, elles découlent d’une décision prise avant que le monde soit appelé à l’existence, avant qu’aucun de nous n’ait vécu, et qu’aucun péché n’ait été commis. Il nous avait élus pour nous avoir auprès de lui, en parfaite harmonie avec sa nature qui est amour et lumière. L’origine et le but de cette élection divine se trouvent donc en dehors de la création. Notre élection éternelle en Christ présente de façon évidente un certain contraste avec l’élection du peuple terrestre de Dieu, qui est pour cette terre. Le règne millénaire, où Israël comme peuple aura la place prééminente, est « préparé dès la fondation du monde » (Matt. 25:34), tandis que nous, chrétiens, sommes élus « avant la fondation du monde ».

Mais qui sont ceux que Dieu a élus ? Selon Jacques 2:5, ce sont les pauvres quant au monde, ceux qui sont méprisés par le monde, et selon 1 Corinthiens 1:26-29, ce sont les choses folles, les choses faibles, les choses viles et méprisées du monde. Cela ne signifie évidemment pas qu’il ne puisse y avoir que cela. Mais ces déclarations de la Parole nous montrent très clairement que ce ne sont ni les qualités ni les capacités des élus qui sont à la base du choix de Dieu. Seule sa grâce illimitée et souveraine les a élus, afin qu’ils soient pour toute l’éternité saints et irréprochables devant lui en amour.

Mais l’élection ne concerne pas uniquement l’éternité. C’est déjà un grand encouragement pour le présent. Certains croyants sont expressément appelés « élus » par la parole de Dieu (voir Rom. 16:13 ; 1 Pierre 5:13). Paul rappelle à Tite la foi merveilleuse des élus (Tite 1:1), et il encourage les Romains en leur demandant : « Qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? » (Rom. 8:33).

Mais alors, nous sommes exhortés « comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés » à nous conduire dans ce monde de manière à manifester les caractères du Seigneur Jésus : « Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu... d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de longanimité, vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme aussi le Christ vous a pardonné, vous aussi faites de même. Et par-dessus toutes ces choses, revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection » (Col. 3:12-14). Pierre exhorte les croyants à apporter tout empressement à montrer dans leur marche les caractères d’une vraie foi, ceci ayant pour effet d’« affermir leur appel et leur élection », c’est-à-dire de les confirmer (2 Pierre 1:5-10). Comment Paul savait-il que les Thessaloniciens étaient élus, sinon en ce qu’ils le prouvaient pratiquement par leur vie de foi, manifestant leur œuvre de foi, leur travail d’amour et leur patience d’espérance (1 Thess. 1:3, 4).

 

7         Prédestinés pour nous adopter

Le dessein de Dieu ne contient pas uniquement sa préconnaissance et l’élection de ceux qui devaient croire en son Fils, il embrasse aussi leur prédestination à une part merveilleuse et éternelle. Et Dieu a fixé en détail tout ce qui a trait à cette part. Si le Seigneur Jésus a été crucifié, ce n’est pas seulement parce que son peuple n’a pas voulu le recevoir, ni parce que Pilate, le gouverneur romain, pour ne pas gâter ses relations avec le peuple juif, n’a pas reculé devant la condamnation d’un innocent. C’est parce que Dieu avait « à l’avance déterminé » que ces choses devaient être faites (Act. 4:28). Les merveilleuses bénédictions que Dieu avait réservées en Christ pour les siens de toute éternité — et qui étaient ignorées dans les temps précédant la croix — sont appelées par l’apôtre Paul « la sagesse de Dieu en mystère, la sagesse cachée, laquelle Dieu avait préordonnée avant les siècles pour notre gloire » (1 Cor. 2:7).

Et nous lisons en Éphésiens 1:11 que nous avons « été prédestinés selon le propos de celui qui opère toutes choses selon le conseil de sa volonté ».

À quoi les croyants de l’économie actuelle sont-ils prédestinés par Dieu ? Ni à la rémission des péchés, ni à la délivrance du jugement éternel. Quelque grandes et glorieuses que puissent être ces choses en elles-mêmes, ce ne sont pourtant que les conditions préalables à ce qui est véritablement notre part éternelle. L’apôtre Paul nous décrit celle-ci dans deux passages. En Éphésiens 1:5, « le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.., nous a prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté », et en Romains 8:29, il nous a « prédestinés à être conformes à l’image de son Fils ». En langage très simple, ces paroles puissantes ne signifient rien de moins que ceci : le Père éprouve un tel plaisir dans son Fils, qu’il veut remplir sa maison, pour toute l’éternité, de rachetés qui lui ressemblent. Le Fils éternel qui est dans le sein du Père est le modèle pour cette position de fils. C’est ainsi que nous sommes adoptés. Quelle grâce adorable pour d’indignes pécheurs perdus ! C’est notre part actuelle, quant à notre position, par la vie nouvelle que nous avons reçue et par le nouvel homme que nous avons revêtu (cf. Col. 3:3, 4, 9, 10). À cela se lie la responsabilité de vivre présentement en accord avec cette position si élevée (cf. 2 Cor. 6:17, 18). En outre, lors de la venue de notre Seigneur pour nous prendre avec lui, « le corps de notre abaissement » sera transformé « en la conformité du corps de sa gloire » (Phil. 3:21).

 

8         Ne pas aller au-delà de la parole de Dieu

Nous ne pouvons que peu saisir, par notre faible intelligence, la profondeur et la portée de ces merveilleuses bénédictions qui nous ont été préparées de toute éternité. Cependant nous pouvons nous en occuper et bénir notre Dieu et Père par le Seigneur Jésus.

Mais dès que l’on dépasse ce que dit la parole de Dieu, on établit entre la préconnaissance, l’élection et la prédestination de faux rapports. Ne cherchons pas à entrer dans ce que Dieu ne nous a pas révélé. Nous trouvons dans les Écritures de merveilleuses déclarations concernant les pensées éternelles de Dieu à l’égard de ceux qui seront près de lui dans la gloire, mais nous ne trouvons pas trace d’une prédestination des autres hommes à la perdition (*). Les injustes recevront le juste châtiment de leurs péchés ; ils ne seront pas condamnés comme résultat d’une prédestination divine.

 

(*) En Romains 9:22, les « vases de colère tout préparés pour la destruction » sont des hommes ayant refusé d’écouter les appels de Dieu. Dieu les supporte avec patience jusqu’au moment du jugement, qui manifeste alors sa colère et sa puissance.

 

L’intelligence de l’homme naturel pense trouver là une contradiction, avec laquelle il ne peut s’accommoder. Mais pour la foi, la parole de Dieu donne en Ésaïe 55:8, 9 une réponse simple : « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel : car comme les cieux sont élevés au dessus de la terre, ainsi mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées ». La sagesse de Dieu est infiniment supérieure à notre faible connaissance. Pourtant, dans sa Parole, il nous donne des aperçus du dessein qu’il a conçu dans l’éternité, avant la fondation du monde, en faveur de ceux qu’il voulait sauver un jour. En nous occupant d’un tel sujet, nous sommes amenés à conclure avec l’apôtre Paul : « Ô profondeur des richesses et de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies introuvables ! Car qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller ? ou qui lui a donné le premier, et il lui sera rendu ? Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! À lui soit la gloire éternellement ! Amen » (Rom. 12:33-36).