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Combattre pour la foi — Jude et Deutéronome 20

 

Haller R.

 

Table des matières :

1      Jude 20-25

1.1       Combattre pour la foi

1.2       Jude 4 et 5 : déclin et apostasie — Jude 17, 20 : mais vous…

1.3       Jude 20

1.4       Jude 21

1.5       Jude 22-23

2      Jude 3 ; Deutéronome 20:1-9

2.1       Nécessité de combattre

2.2       Comment combattre

2.3       Qui peut être un combattant

2.3.1        Deutéronome 20:5 — Des maisons consacréees

2.3.2        Deutéronome 20:6 — Avoir joui des privilèges chrétiens

2.3.3        Deutéronome 20:7 — Avoir à cœur les générations futures

2.3.4        Deutéronome 20:5 — Contre les compromis

 

 

 

1                    Jude 20-25

13 mars 2009

1.1   Combattre pour la foi

Dans le contexte local où il y a beaucoup de croyants venus au Seigneur dans des milieux charismatiques, pentecôtistes, il m’a paru important de présenter ce que cette épître enseigne et qui correspond au pire état de choses trouvé dans le Nouveau Testament, état de choses qui se retrouve actuellement dans la chrétienté. Le mal introduit à la fin de la première génération des croyants se prolongera jusqu’à la fin, quand le Seigneur selon la prophétie d’Énoch viendra pour exécuter le jugement contre tous les impies et rebelles, et puis introduira Son règne de mille ans (v. 14, 15). Jude aurait voulu parler à ces frères bien-aimés des bénédictions résultant de l’œuvre de Christ, mais compte tenu de la progression du mal l’Esprit l’avait poussé à écrire afin de les exhorter à combattre pour la foi qui a été une fois enseignée aux saints (v. 4). L’objet de la foi, la substance de la foi, c’est la personne du Fils de Dieu venu ici-bas comme homme, pour mourir pour nous et pour la gloire de Dieu, puis ressuscité et élevé dans le ciel, d’où Il viendra nous chercher, nous tous qui sommes unis en un seul corps avec Lui le chef, dans le ciel, par l’Esprit Saint.

 

1.2   Jude 4 et 5 : déclin et apostasie — Jude 17, 20 : mais vous…

Cette vérité, cette foi a été et continue à être attaquée par des hommes qui se sont glissés parmi les fidèles. « Ils changent la grâce de Dieu en dissolution ». C’est une chose très répandue aujourd’hui : on dit, vous n’êtes plus sous la loi, vous pouvez faire ce que vous voulez ; nous n’avons pas à juger ; la vie du chrétien est une vie de liberté. Et ensuite ils renient notre seul maître et Seigneur Jésus Christ (v. 4 et 5) : nous n’acceptons plus d’autorité, on ne se soumet plus à la Parole de Dieu. Ces deux choses : la dissolution et le reniement de la seigneurie de notre Seigneur, caractérisent le déclin et l’apostasie du christianisme. Les versets 5 à 16 montrent en quoi consiste la ruine. Mais aux versets 17 et 20, s’adressant aux vrais croyants Jude dit : Mais vous, ne vous souciez pas des autres, souvenez-vous des paroles dites auparavant par les apôtres de notre Seigneur, puis il leur donne les exhortations pour tenir ferme dans la foi dans un tel temps de ruine et d’apostasie croissante :

 

1.3   Jude 20

Édifiez vous vous-mêmes sur votre très sainte foi. La vérité révélée dans la Parole de Dieu, qui implique la séparation du mal, est un fondement inébranlable pour notre vie spirituelle : le Seigneur Jésus : la Parole et rien que la Parole.

Priez par le Saint Esprit : chaque corps de croyant est le temple du Saint Esprit, et Celui-ci les unit en une habitation de Dieu par le même Esprit. Par Lui nous avons accès à Dieu le Père (Éph. 2:18) et pouvons sans intermédiaire présenter prières et louange et adoration ; notre Dieu peut tout et nous pouvons Lui apporter tous nos soucis ; nous exprimons ainsi notre dépendance de Lui qui nous aime.

 

1.4   Jude 21

Conservez-vous dans l’amour de Dieu : il s’agit de rester exposé à la chaleur de cet amour qui brille comme le soleil, dont il est dit que « rien n’est caché à sa chaleur » (Ps. 19:6).

Attendez la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle. La miséricorde de Dieu nous a cherchés alors que nous étions loin (Éph. 2:4-8). Mais ici elle s’adresse à des croyants qui sont dans des difficultés, dans la misère, qui attendent sa venue. Pourquoi tarde-t-Il ? Une seule raison : par miséricorde pour ceux qu’Il veut encore sauver ; et nous ayant manifesté Sa miséricorde tout le temps de notre séjour ici-bas, Il nous la montrera encore pour nous faire jouir sans entrave et d’une manière parfaite de la vie éternelle, que nous possédons déjà à présent ; mais alors nous en jouirons dans Son pays d’origine, car le Seigneur Jésus lui-même est le Dieu véritable et la vie éternelle (1 Jean 5:20).

 

1.5   Jude 22-23

Puis suivent trois exhortations collectives :

Les uns qui contestent, reprenez les : cela implique une responsabilité collective qui nous incombera jusqu’à la fin, puis :

Les autres sauvez les avec crainte » : ce sont des faibles entraînés par les précédents ; il convient de faire la distinction, dans la dépendance du Seigneur et la direction du Saint Esprit, « les sauver en les arrachant hors du feu », non pas parce qu’ils sont en voie de perdre la vie éternelle, mais pour les soustraire à ces influences pernicieuses.

L’apôtre termine par l’exhortation de « haïr même le vêtement souillé par la chair ». Ces vêtements ce sont d’abord les nôtres : quand je m’occupe de ces choses, je suis souillé par le mal que je dois traiter (cf. Gal. 6:1).

Ces trois dernières exhortations nous montrent que la communion des chrétiens, même dans les circonstances les plus mauvaises peut et doit continuer. C’est pour cette raison aussi que l’épître se termine par une expression de louange et d’adoration (v. 25, 26).

 

 

2                    Jude 3 ; Deutéronome 20:1-9

14 mars 2009

2.1   Nécessité de combattre

L’apôtre Jude s’est trouvé dans la nécessité d’écrire à ces bien-aimés de Dieu, de les exhorter à combattre pour la foi (les vérités du christianisme communiquées par les apôtres, v. 17) qui a été une fois enseignée aux saints. Ce combat n’est pas « contre le sang et la chair, mais contre… la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes » (Éph. 6:12). Satan veut nous priver de tout ce que le Seigneur nous a acquis, des bénédictions spirituelles que nous avons dans les lieux célestes en Christ (Éph. 1:3). Notre vie est cachée avec le Christ en Dieu (Col. 3:3) et là est notre héritage et notre « trésor qui ne défaille pas » (Luc 12:33). C’est le désir de Dieu que déjà sur la terre nous occupions par la foi ce territoire céleste. Cela correspond au pays de Canaan que les Israélites devaient posséder. Mais ce pays à eux faisait aussi l’objet des attaques des ennemis qui voulaient le leur ravir, et il fallait combattre, le garder.

 

2.2   Comment combattre

Deutéronome 20 nous montre comment il fallait combattre, et qui pouvait combattre. D’abord ils sont encouragés à ne pas avoir peur. L’Éternel ne les a-t-il pas fait sortir d’Égypte, avec main forte pour qu’ils soient Son peuple. Aurait-Il changé à leur égard ? Mais qui va les exhorter avant le combat ? Les généraux, les magistrats ? Non, le sacrificateur, l’homme qui se tient dans la présence immédiate de Dieu : il leur rappelle que l’Éternel marche avec eux et combat pour eux. Cela nous fait penser à 2 Chr. 20 quand une grande multitude monte en guerre contre Juda et son roi Josaphat. Le roi établit des chantres pour louer l’Éternel qui sortait devant les troupes équipées. Et dès qu’ils commencèrent le chant de triomphe, l’Éternel mit des embûches contre les ennemis et ils furent battus.

 

2.3   Qui peut être un combattant

Mais se pose encore la question : qui peut être un combattant ; lesquels choisir, lesquels disqualifier ? Deutéronome 20 nous instruit à ce sujet.

 

2.3.1       Deutéronome 20:5 — Des maisons consacréees

« Qui est l’homme qui a bâti une maison neuve et qui ne l’a pas consacrée ? qu’il s’en aille et retourne en sa maison » (Deut. 20:5). Nos maisons sont-elles consacrées à l’Éternel ? Comment sont-elles estimées par le divin Sacrificateur, notre Seigneur ? (cf. Lév. 27:14, 15). Le Seigneur est-Il le Maître de mon foyer, ou bien s’y trouve-t-il beaucoup de choses qui le déshonorent ? Consacré ou sanctifié implique la séparation, l’abandon de tout ce qui ne peut être approuvé par Lui.

 

2.3.2       Deutéronome 20:6 — Avoir joui des privilèges chrétiens

 « Qui a planté une vigne et n’en a pas joui ? qu’il s’en aille et retourne en sa maison » (Deut. 20:6). Lévitique 19:23-25 nous enseigne qu’en Israël, ce n’est que 5 ans après avoir planté un arbre que l’Israélite pouvait jouir des fruits. Et ce paragraphe commence par : « Et quand vous serez entrés dans le pays, et que vous aurez planté toute sorte d’arbres dont on mange… ». Cela suggère tout de suite deux questions : Sommes-nous véritablement entrés dans le pays ? Jouissons-nous du privilège de notre vie cachée avec le Christ en Dieu, dans le ciel, et depuis combien de temps ? Et y avons-nous recueilli des fruits de la cinquième année. Je ne puis pas combattre pour la foi, si mes intérêts sont aux choses terrestres !

 

2.3.3       Deutéronome 20:7 — Avoir à cœur les générations futures

« Qui est l’homme qui s’est fiancé une femme et ne l’a pas encore prise ? qu’il s’en aille et retourne en sa maison » (Deut. 20:7). Chers amis, Dieu a toujours en vue la génération future : Il s’intéresse à nos enfants, Satan et le monde les réclament pour eux, mais le Seigneur fait des promesses aux familles ; combien de fois nous trouvons cette expression « toi et ta maison ». « Jésus dit : Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car à de tels est le royaume des cieux » (Matt. 19:14). Même les disciples reprenaient ceux qui les apportaient ! Un croyant qui ne se soucie pas de l’éducation spirituelle de ses enfants (prière, lecture de la Parole) n’est pas qualifié pour combattre pour la foi. Combien cela nous sonde !

 

2.3.4       Deutéronome 20:5 — Contre les compromis

Et enfin « qui est l’homme qui a peur et dont le cœur faiblit ? qu’il s’en aille et retourne en sa maison » (Deut. 20:8), car il risque de faire fondre le cœur de ses frères comme le sien. C’est l’homme qui cherche des compromis, prêt à laisser une place « dans le pays » à ceux qui sont des ennemis, à des hommes comme ceux dont parle Jude : qui se glissent parmi les fidèles… changent la grâce de Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et seigneur, Jésus Christ (Jude 4).

En notre seul Dieu, notre Sauveur, nous possédons toutes les ressources pour être gardés sans broncher et pour être placés irréprochables devant sa gloire avec abondance de joie (Jude 4).