[ Page principale | Nouveautés | La Bible | la Foi | Plan des sujets | Études AT | Études NT | Index auteurs + ouvrages + sujets | Centres d'intérêt ]

 

À  CELUI  QUI  VAINCRA...

 

Paul Fuzier

ME 1965 p. 257, 281, 309

Table des matières :

1     Éphèse

2     Smyrne

3     Pergame

4     Thyatire

5     Sardes

6     Philadelphie

7     Laodicée

8     Se réveiller et se préparer pour vaincre

 

 

Nous nous tromperions grandement si nous pensions qu’au cours de l’histoire de l’Assemblée sur la terre il y a eu certaines époques durant lesquelles les croyants ont connu des circonstances telles qu’ils n’avaient aucun combat à livrer. Il n’y a jamais eu de jours semblables, ajoutons qu’il n’y en aura jamais. Si nous avions quelque doute à cet égard, il nous suffirait de lire Apoc. 2 et 3. Ces deux chapitres retracent l’histoire de l’Église responsable sur la terre pendant le temps de l’absence du Seigneur ; les sept assemblées dont il y est question, et qui existaient alors, préfigurent les phases successives de cette histoire, les quatre dernières co-existant jusqu’à la venue du Seigneur. Dans chacune des sept épîtres adressées à ces sept assemblées se trouve une promesse faite « à celui qui vaincra » ; c’est donc bien que, au sein de chacune d’entre elles, il y a un combat à livrer et une victoire à remporter. Certes, les combats ne sont pas les mêmes dans tous les temps ; chaque époque a ses dangers, ses difficultés, par conséquent ses luttes et ses triomphes. Il faut remarquer également que dans chaque épître la promesse faite au vainqueur est liée à une exhortation : « que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées », que cette exhortation précède la promesse (c’est le cas pour Éphèse, Smyrne et Pergame) ou la suive (c’est le cas pour les quatre dernières parmi lesquelles le résidu est seul à même d’écouter la voix de l’Esprit). L’Esprit Saint s’adresse au cœur et à la conscience des assemblées ; ce ministère s’est exercé dans tous les temps, plus ou moins contristé sans doute mais cependant toujours actif pour réveiller, enseigner, exhorter, consoler l’Église. Bienheureux celui « qui a des oreilles » ; puisse-t-il « écouter », c’est-à-dire recevoir et mettre en pratique « ce que l’Esprit dit aux assemblées » !

Nos devanciers ont eu leurs combats, nous avons les nôtres aujourd’hui. Que ces luttes, toujours difficiles et souvent très exerçantes, ne nous découragent pas en nous laissant croire peut-être que nous avons fait fausse route ! La chose importante, de nos jours comme dans ceux qui ont précédé — on qui suivront, si le Seigneur laisse son Église quelque temps encore ici-bas — c’est bien d’écouter « ce que l’Esprit dit aux assemblées ». La mise en pratique de ses directions, de ses exhortations fera de nous des vainqueurs. Écouter toute autre voix que celle de l’Esprit, qu’elle vienne de nos cœurs naturels, d’un entourage aux propos séducteurs ou encore d’une certaine littérature plus ou moins teintée de christianisme, ne nous sera d’aucun secours dans la lutte et, plus encore, nous mettra même dans l’impossibilité de vaincre. N’est-ce pas là la véritable cause de bien des défaites ?

Le danger est de plus en plus sérieux dans des temps de faiblesse spirituelle de se laisser entraîner par le courant : mondanité, largeur de vues qui conduit à excuser et tolérer le mal, esprit raisonneur toujours porté à contester avec l’Écriture et à rejeter le ministère de l’Esprit. Ce danger nous menace, de « faire comme les autres ». Le déclin est général, dira-t-on pour essayer de justifier un laisser-aller coupable ; mais c’est précisément parce qu’il en est ainsi que le fidèle, au lieu de se conformer à tout ce qui est revêtu du sceau de la ruine, doit lutter et vaincre. Ce qui caractérise un résidu fidèle placé au sein d’un ensemble qui a failli, c’est ceci : profondément humilié de l’état de choses auquel il a conscience d’avoir participé, il réalise sa grande faiblesse et cherche le secours auprès du Seigneur pour être gardé, soutenu, encouragé, afin de ne pas se laisser entraîner par tout ce qui, sous de très beaux dehors peut-être, porte la marque de la désobéissance à la Parole de Dieu et à la voix de son Esprit.

Le combat demande une énergie persévérante et nous en manquons si souvent ! Nous sommes parfois rapidement découragés dans la lutte et vite disposés, dans le désir d’une paix mal comprise, à tout accepter plutôt qu’à poursuivre un combat difficile et cependant nécessaire : nous oublions que notre défaillance en entraînera vraisemblablement d’autres, tandis que le déploiement d’une sainte énergie pour résister et vaincre aura la plupart du temps la puissante vertu de l’exemple auprès des faibles et des indécis. Chacun a sa propre responsabilité — la promesse est « à celui qui vaincra » — y faire face conduit à la jouissance d’une bénédiction individuelle et a également pour résultat de ranimer la foi et le zèle de ceux qui sont appelés, eux aussi, à lutter et à vaincre.

Pour nous encourager aux combats que nous avons à livrer, alors que de toutes parts se multiplient abandons et défaillances, nous désirons considérer les différentes promesses faites, dans chacune des épîtres aux sept assemblées, « à celui qui vaincra ». Ces promesses sont liées au jour de la gloire, leur accomplissement total est encore à venir, mais il y a déjà pour le présent la jouissance par la foi de ce qui sera connu plus tard en perfection et c’est là un précieux encouragement pour celui qui lutte et qui souffre. L’encouragement attaché à la promesse est actuel, nous n’en aurons plus besoin quand le combat aura cessé à jamais : nous jouirons alors, dans la mesure où par la grâce de Dieu nous aurons lutté sans défaillance et remporté la victoire, de la récompense assurée « à celui qui vaincra ».

 

1                        Éphèse

« À celui qui vaincra, je lui donnerai de manger de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu » (Apoc. 2:7).

Comme ensemble, Éphèse est caractérisée par l’abandon du premier amour. Dès le début de l’histoire de l’Église sur la terre sont apparus les premiers symptômes du déclin : les affections pour Christ se sont refroidies ; et dans la suite de cette histoire le déclin est allé s’accentuant, aucun des réveils produits par la grâce de Dieu n’ayant été durable.

Placés au sein d’un ensemble présentant de tels traits, des traits de plus en plus accentués, nous avons un combat à livrer si nous voulons être fidèles. Vaincre, à Éphèse, c’est demeurer individuellement dans la fraîcheur de l’amour pour Christ alors que le premier amour est collectivement abandonné. Aujourd’hui encore, nous sommes appelés à ce combat, à cette victoire.

Au milieu de l’assemblée d’Éphèse qui a gravement failli, il en est qui ont « des oreilles pour écouter ce que l’Esprit dit aux assemblées ». Lorsque le déclin menace, puis se fait jour et s’accentue, l’Esprit de Dieu avertit. Chacun est personnellement responsable d’écouter, d’obéir afin de pouvoir vaincre. Une précieuse récompense est promise au vainqueur, récompense toujours en rapport avec le caractère du combat livré. À Éphèse, le fidèle ayant combattu et triomphé au sein d’une assemblée coupable d’avoir abandonné son premier amour, mangera « de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu ». Il jouira alors de « l’amour inexprimable qui remplira l’éternité » ; le combat aura pris fin pour toujours dans ce lieu d’ineffables délices où le cœur ne sera occupé que de Christ et où il ne saurait y avoir de déclin de l’amour.

Dans le « paradis de Dieu » il n’y aura plus de combat à livrer, mais le fidèle appréciera pleinement ce qui aura soutenu et réjoui son cœur dans la lutte : Christ Lui-même, « l’arbre de vie », et ce sera sa suprême récompense, car ce qu’il y a de plus doux pour un cœur qui aime c’est bien la jouissance de la présence et de l’amour de la personne aimée.

Comment le fidèle a-t-il pu remporter la victoire au milieu d’un ensemble marqué par l’abandon du premier amour ? En se nourrissant de Christ et de l’amour de Christ, en écoutant « ce que l’Esprit dit aux assemblées », en étant « fortifié en puissance par son Esprit, quant à l’homme intérieur », de telle sorte que, ainsi que l’écrit l’apôtre Paul précisément « aux saints et fidèles dans le Christ Jésus, qui sont à Éphèse », « le Christ habite, par la foi, dans vos cœurs, et que vous soyez enracinés et fondés dans l’amour ; afin que vous soyez capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, et la profondeur et la hauteur, — et de connaître l’amour du Christ, qui surpasse toute connaissance ; afin que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu » (Éph. 1:1 ; 3:16 à 19).

Satan est toujours le même ennemi qui agit encore aujourd’hui, à la fin de l’histoire de l’Église comme à son début. Il déploie ses efforts pour endormir les croyants et pour leur faire abandonner ce premier amour qui a tant de prix pour le cœur du Seigneur. Pour cela, il leur offre une autre « nourriture » que Christ et l’amour de Christ , il leur présentera des choses bonnes en elles-mêmes, par exemple celles que le Seigneur loue à Éphèse : il les occupera de leur service, de leur fidélité pour écarter les méchants et éprouver les faux docteurs, de leur patience dans les afflictions supportées pour le nom de Christ (cf. Apoc. 2:2, 3), autant de choses qui peuvent fort bien aller de pair avec l’abandon du premier amour. Piété, fidélité, dévouement, discernement spirituel, séparation du mal n’ont de valeur aux yeux de Dieu, ou plutôt n’ont de réalité que dans la mesure où ces vertus découlent d’un amour vrai pour Christ Lui-même. Ces choses sont écrites pour notre instruction et notre avertissement, pensons-y !

Écoutons « ce que l’Esprit dit aux assemblées » ! « Écouter » a ici le même sens qu’en Prov. 12:15 : « Celui qui écoute le conseil est sage. » Est sage celui qui ne se contente pas d’entendre le conseil qui lui est donné mais qui, au lieu d’agir ensuite comme bon lui semble, suit ce conseil. Écouter ce que l’Esprit dit aux assemblées, c’est être attentif au ministère de l’Esprit Saint, quelque caractère qu’il revête, et ensuite conformer ses voies aux enseignements ainsi reçus, tenir compte de ses avertissements. Le Saint Esprit se plaît à nous occuper de Christ, à nous nourrir de Lui (cf. Jean 16:13 à 15) ; tel Éliézer autrefois, tandis qu’il conduisait Rebecca vers Isaac, l’Esprit aujourd’hui occupe le cœur de l’Épouse de son Époux céleste, ravivant les affections pour Lui. Attentifs à sa voix, jouissant de Christ, nourris de son amour, nous serons rendus capables de lutter et de vaincre.

 

2                        Smyrne

« Celui qui vaincra n’aura point à souffrir de la seconde mort » (Apoc. 2:11).

Ici, l’ennemi se présente sous un autre caractère, c’est le « lion rugissant » de 1 Pierre 5:8. Il suscite tribulations et souffrances, épreuves de telle nature qu’elles peuvent conduire le fidèle jusqu’au sacrifice de sa vie. Afin que sa foi ne défaille pas, un encouragement lui est adressé : « Ne crains en aucune manière les choses que tu vas souffrir », comme aussi une exhortation à ne pas faiblir dans la lutte : « Sois fidèle jusqu’à la mort » (Apoc. 2:10). Et la promesse est certaine : « Celui qui vaincra n’aura point à souffrir de la seconde mort ». Le pouvoir de l’ennemi a des limites qu’il ne lui est pas permis de dépasser, il peut s’exercer jusqu’à la mort du corps mais pas au delà (cf. Luc 12:4 : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui après cela ne peuvent rien faire de plus »).

Le vainqueur, à Smyrne, est un bienheureux : « Bienheureux et saint celui qui a part à la première résurrection : sur eux la seconde mort n’a point de pouvoir... ». « C’est ici la seconde mort, l’étang de feu » (Apoc. 20:6, 14). L’étang de feu est la part éternelle de celui dont le nom n’est pas dans le livre de vie (cf. Apoc. 20:15). Celui qui a été fidèle dans la tribulation, « fidèle jusqu’à la mort », a part à la première résurrection parce que son nom est écrit dans le livre de vie et, plus encore, la « couronne de vie » lui est assurée (cf. Apoc. 2:10). Dans le ciel on ne verra que Christ : Christ Lui-même et Christ dans les siens : la « couronne » est une récompense particulière : le privilège de refléter quelques caractères de Christ d’une manière plus éclatante. Ces caractères auront été vus, dans une mesure, au travers des combats livrés ; ils seront mis en évidence, au jour de la gloire, comme une récompense accordée au vainqueur. La « couronne », qu’elle soit « de justice », « de vie » ou « de gloire », est toujours en relation avec le caractère même de Christ qui la donne (cf. 2 Tim. 4:8 ; Jacques 1:12 et Apoc. 2:10 ; 1 Pierre 5:4). Ici, c’est Celui « qui a été mort et qui a repris vie » (Apoc. 2:8) qui promet la « couronne de vie » à celui qui aura été fidèle, « fidèle jusqu’à la mort ».

 

3                        Pergame

À celui qui vaincra, je lui donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc, et, sur le caillou, un nouveau nom écrit, que nul ne connaît, sinon celui qui le reçoit » (Apoc. 2:17).

Dans nos pays et de nos jours, nous n’avons sans doute pas à connaître les souffrances et les tribulations qui ont été la part des croyants de Smyrne ; par contre les dangers au sujet desquels ceux de Pergame étaient mis en garde nous menacent particulièrement et nous avons besoin d’être attentifs à ce qui est écrit à « l’ange de cette assemblée ».

Où habite-t-il ? « Là où est le trône de Satan », c’est-à-dire dans le monde puisque Satan en est le chef (cf. Jean 12:31 ; 14:30 ; 16:11). Habiter, ce n’est pas aller occasionnellement, c’est demeurer, s’établir. Nous établir dans le monde bien qu’il puisse être vrai que le nom de Christ est tenu ferme et que la foi n’est pas reniée, n’est-ce pas un sérieux danger auquel nous avons à veiller ? Aucun d’entre nous ne voudrait renier ni le nom de Christ ni la foi chrétienne mais, tout en maintenant les vérités essentielles concernant la personne et l’œuvre de Christ, n’aurions-nous pas tendance à glisser vers une fâcheuse conformité au monde et à ses principes, et ne pourrait-il pas nous être dit à nous aussi, en bien des cas : « Je sais où vous habitez, là où est le trône de Satan » ?

La conséquence d’un tel état de choses, c’est une absence de discernement spirituel qui peut conduire à tolérer l’intrusion du mal dans l’assemblée. À Pergame, le mal se présente sous forme de fausses doctrines, propagées par leurs initiateurs et leurs adeptes : « des gens qui tiennent la doctrine de Balaam », ou encore « qui tiennent la doctrine des Nicolaïtes pareillement ». Au lieu de combattre l’erreur avec la seule arme qui permette de le faire : « l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu » (Éph. 6:17), Pergame — et tout spécialement « l’ange », c’est-à-dire les éléments de l’assemblée ayant une responsabilité particulière — avait laissé faire. Mis en face des conséquences de cette défaillance, ils étaient exhortés à l’humiliation et à la repentance ; si cette repentance n’était pas produite chez eux, de façon qu’ils puissent ensuite juger le mal et s’en séparer, le Seigneur Lui-même interviendrait : « Je combattrai contre eux par l’épée de ma bouche » (Apoc. 2:16). Lorsque nous manquons à notre responsabilité en n’opérant pas le jugement du mal au sein de l’assemblée, le Seigneur agit directement : « Je viens à toi promptement ». Comme il est sérieux de tolérer ce qui devrait être jugé et de contraindre en quelque sorte le Seigneur Lui-même à exercer les actions nécessaires !

Veillons pour que le mal, quel que soit le caractère qu’il puisse revêtir, ne pénètre pas dans l’assemblée. Soyons assez séparés du monde et attachés au Seigneur pour avoir le discernement spirituel nécessaire afin que soient maintenus dans l’assemblée, maison de Dieu, les caractères qui doivent y être vus. L’Esprit de Dieu, Esprit d’amour, est aussi l’Esprit de vérité, l’Esprit Saint ; écoutons ce qu’il dit aux assemblées. Il ne peut nous enseigner une autre marche que celle qui nous fait demeurer dans les « sentiers de justice », ceux où le mal n’entre pas, et il nous instruit afin de nous amener au jugement de tout ce qui est incompatible avec la présence de Dieu. Tolérer dans l’assemblée un mal qui devrait être jugé témoigne du fait que les oreilles sont fermées à la voix de l’Esprit de Dieu.

Peut-être y a-t-il une assemblée où le mal a pénétré, où le discernement spirituel fait défaut, où la voix de l’Esprit n’est pas entendue... Et sans doute y a-t-il là des cœurs qui souffrent douloureusement d’un tel état de choses. N’y en aurait-il qu’un seul, qu’il veuille bien considérer que l’Écriture envisage précisément cette extrémité et qu’il retienne l’exhortation : « que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées ». Il n’est dit ni : « que ceux qui ont des oreilles... », ni « à ceux qui vaincront... ». Même si un croyant devait être seul à écouter, qu’il prenne la position qui convient, celle du l’humiliation, de la repentance ; qu’il combatte par la prière, si même aucune forme de combat ne lui apparaît momentanément possible comme découlant de celle-là et à mener concurremment avec elle. Et que, dans la promesse faite au vainqueur, il trouve un encouragement à persévérer : « À celui qui vaincra, je lui donnerai... » (Apoc. 2:17). Le combat est livré dans le secret peut-être au sein d’un ensemble qui laisse faire, livré par « celui qui a des oreilles » et « écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées », l’encouragement qui lui est donné a quelque chose de caché, d’intime, mais l’approbation de Christ ne suffirait-elle pas à un cœur qui l’aime ?

Trois choses sont promises au vainqueur de Pergame : la manne cachée, le caillou blanc, le nouveau nom.

La manne était la nourriture d’Israël pendant la traversée du désert. Étaient ainsi nourris tout le long du voyage ceux qui, obéissant à la parole de l’Éternel, recueillaient « chaque jour la portion d’un jour » (Ex. 16:4, 5). La manne est donc la part de celui qui obéit : elle est la figure d’un Christ pain de vie, d’un Christ dans son humanité parfaite, vraie nourriture de l’âme (cf. Jean 6:31 à 35, 48 à 51). Ici, il s’agit de « la manne cachée », allusion à Hébreux 9:4, où il est parlé de « la cruche d’or qui renfermait la manne » — témoignage des soins du Seigneur envers les siens pendant leur pèlerinage ici-bas, éternel mémorial d’un Christ venu sur la terre, d’un Christ homme abaissé et humilié (manne) maintenant homme glorifié dans le ciel (cruche d’or). — cf. Exode 16:32 à 36.

Il est impossible de lutter, et surtout de lutter victorieusement, si d’abord l’on n’a été nourri. Nos défaillances dans les combats à livrer, notre manque d’énergie, sont généralement la conséquence du fait que nous sommes mal ou insuffisamment nourris ; nous nous trouvons alors sans force pour combattre et, au lieu de le confesser et de nous en humilier devant Dieu, nous préférons dire parfois : il faut patienter, supporter... — choses bien nécessaires à leur place, sans aucun doute, mais qui ne peuvent être mises en avant pour nous dispenser du combat qu’il faut livrer quand le moment est venu.

Au sein d’un état de choses caractérisé par le laisser-aller et qui résulte souvent d’un manque de discernement spirituel, conséquence lui-même de liens étroits avec le monde, que le fidèle se nourrisse de Christ ! Il sera fort de sa force et pourra ainsi lutter et vaincre. Ici-bas nourri de la manne, il recevra plus tard la récompense décernée au vainqueur : la contemplation et la jouissance parfaite d’un Christ à jamais glorifié après les jours de son abaissement. Qui pourra jouir de sa Personne comme celui qui, dans le désert, se sera nourri de Christ et aura trouvé en Lui seul les forces nécessaires pour les combats à livrer jusqu’à la victoire remportée ? Certes, tous ses rachetés verront Christ, mais seuls ceux qui auront triomphé recevront « la manne cachée ». La manne cachée ne sera pas une nourriture — en serait-il besoin dans le ciel ? — mais le privilège de contempler Celui pour lequel le combat aura été livré et la victoire remportée.

Le « caillou blanc » est un signe d’approbation, d’une approbation secrète qui est la part personnelle de celui qui le reçoit. Et sur ce « caillou blanc » est écrit « un nouveau nom ». Là encore, il s’agit de quelque chose d’intime et de caché : c’est « un nouveau nom... que nul ne connaît, sinon celui qui le reçoit ». En attendant le jour de la gloire où celui qui aura vaincu jouira d’une part personnelle avec Christ, de son approbation, ne connaît-il pas déjà ici-bas, au travers des luttes, un avant-goût de ce que sera pour lui plus tard le « caillou blanc » et « le nouveau nom » ? Quel encouragement pour le fidèle qui a peut-être à lutter seul, dans un milieu où tout est propre à le décourager et à lui laisser croire qu’il combat en vain ! Le fait d’être isolé parmi ceux qui ont d’autres pensées et reculent devant les combats à livrer, d’être incompris et même critiqué, est souvent un moyen dont se sert l’ennemi pour nous inciter à cesser le combat. Mais le Seigneur est fidèle, Il n’abandonne jamais quiconque lutte en vue de sa gloire et Il se plaît à l’encourager. Que la jouissance anticipée de la « manne cachée », du « caillou blanc », du « nouveau nom » nous soutienne dans nos combats jusqu’au triomphe remporté, eu attendant le montent où la jouissance de ces choses sera complète !

 

4                        Thyatire

« Et celui qui vaincra, et celui qui gardera mes œuvres jusqu’à la fin, — je lui donnerai autorité sur les nations ; et il les paîtra avec une verge de fer, comme sont brisés les vases de poterie, selon que moi aussi j’ai reçu de mon Père ; et je lui donnerai l’étoile du matin » (Apoc. 2:26 à 28).

C’est un genre de mal tout à fait nouveau qui se fait jour à Thyatire. Il est reproché à « l’ange », c’est-à-dire à la partie spécialement responsable devant Dieu de l’état de l’assemblée, de « laisser faire la femme Jésabel ». La Jésabel d’Achab, qui avait ses faux prophètes — alors que la Jésabel de Thyatire « se dit prophétesse » — entraînait et son mari, le roi Achab, et le peuple d’Israël dans l’idolâtrie. Il y avait cependant un résidu fidèle : « sept mille hommes, tous les genoux qui n’ont pas fléchi devant Baal, et toutes les bouches qui ne l’ont pas baisé » (1 Rois 19:18 — cf. Rom. 11:2 à 5), résidu qui est une figure de celui de Thyatire : « les autres qui sont à Thyatire » (Apoc. 2:24). Ces quelques fidèles « n’ont pas cette doctrine », ils « n’ont pas connu les profondeurs de Satan » ; ils ont refusé de se soumettre aux prétentions de Jésabel, refusé d’accepter ses paroles comme étant celles de Dieu, refusé de recevoir ses enseignements, refusé de se laisser égarer par elle. Pouvons-nous comprendre le dur combat que cela impliquait pour eux ?

Sans doute étaient-ils peu nombreux, bafoués et méprisés par Jésabel et les siens, qui se glorifiaient d’être le nombre et affirmaient être l’Église, mais qu’importe, ils ont résisté, combattu, triomphé ! Le Seigneur les connaissait, les approuvait, les encourageait. Peut-être n’avaient-ils pas de grandes lumières, mais « ce qu’ils avaient » leur suffisait pour discerner les erreurs idolâtres de la femme Jésabel, pour les rejeter et se séparer de tous les propagateurs de ces faux enseignements. « Ce qu’ils avaient », ils étaient exhortés à le « tenir ferme » et la promesse du retour du Seigneur leur est donnée comme encouragement : il y aura un terme au combat, la venue de Celui qui introduira les siens dans l’éternel repos de sa présence puis, en son jour, donnera au combattant victorieux la récompense promise.

C’est une double promesse qui est faite au vainqueur de Thyatire. D’abord, « autorité sur les nations ». Jésabel avait recherché l’autorité et la domination, elle s’en était emparée, tandis que « les autres qui sont à Thyatire » s’étaient tenus à l’écart ; aussi le Seigneur leur promet non pas une autorité usurpée, mais la véritable autorité : Il les associera à Lui-même dans son règne. Cette autorité, que Christ exercera durant le règne, c’est celle que le Père lui a donnée « parce qu’il est fils de l’homme » (cf. Jean 5:22, 27 ; Apoc. 2:27). « Je raconterai le décret », annonce-t-Il prophétiquement, « l’Eternel m’a dit : Tu es mon Fils ; aujourd’hui, je t’ai engendré. Demande-moi, et je te donnerai les nations pour héritage, et, pour ta possession, les bouts de la terre ; tu les briseras avec un sceptre de fer ; comme un vase de potier tu les mettras en pièces » (Ps. 2:7 à 9). Quelle part pour les fidèles de Thyatire : après avoir souffert pour et avec Christ, ils règneront avec Lui !

Mais il y a un second « je lui donnerai » plus précieux encore que le premier : après l’autorité sur les nations, c’est « l’étoile du matin ». L’étoile du matin est l’image d’un Christ céleste ; nous attendons son lever glorieux, la venue du Seigneur qui nous introduira dans les félicités de la maison du Père. Tous les rachetés le verront, mais seul le vainqueur le « recevra », car Il se donnera Lui-même au vainqueur : « je lui donnerai l’étoile du matin ».

Le royaume, l’étoile du matin, les deux pensées sont liées aussi en Apoc. 22:16 où le Seigneur se présente comme « la racine et la postérité de David » — c’est en rapport avec le royaume — et comme « l’étoile brillante du matin ». De même en 2 Pierre 1:19. Christ venant dans son royaume, cela fait appel à notre conscience : l’entrée dans « le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ » sera « richement donnée » (2 Pierre 1:11) à celui dont la marche aura présenté les caractères énumérés dans les versets 5 à 7 de ce chapitre. L’étoile du matin, c’est pour notre cœur. Ne négligeons ni l’un ni l’autre, aimons à la fois son apparition et sa venue, dans les deux cas il s’agit de Christ ! Quelle joie ce sera pour Lui quand Il donnera « à celui qui vaincra » et autorité sur les nations » et « l’étoile du matin » ! Il éprouvera plus de joie à donner cette double récompense que le vainqueur de Thyatire à la recevoir !

 

 

5                        Sardes

« Celui qui vaincra, celui-là sera vêtu de vêtements blancs, et je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges » (Apoc. 3:5).

Les « œuvres » de Sardes peuvent faire illusion à plus d’un, surtout dans des temps où l’on cherche à faire de grandes choses. Quelle réputation l’on peut ainsi s’acquérir : « tu as le nom de vivre » ! On appelle volontiers cela un vivant christianisme. Mais les apparences sont trompeuses car l’Esprit de Dieu ajoute aussitôt : « et tu es mort » et ensuite : « je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu » (Apoc. 3:1, 2). Les œuvres dont est cependant tellement satisfait celui qui les accomplit...

Il y a pourtant « quelques noms à Sardes », quelques âmes fidèles qui, vivant de la vie divine, ont maintenu la réalité d’une profession chrétienne pure de tout mal : ces « quelques noms... n’ont pas souillé leurs vêtements », ils ne se sont pas satisfaits d’une simple profession, comme ceux parmi lesquels ils se trouvent ; il y a eu chez eux réalité et sainteté pratique.

Aussi, une double récompense leur est assurée. Pour le présent déjà, ils sont « dignes » d’être associés à Christ dans un sentier où leur marche fidèle le glorifie ; ils sont séparés du mal, ils « n’ont pas souillé leurs vêtements », leur profession chrétienne, pure et sans tache, leur donne le privilège de marcher « en vêtements blancs », plus encore : de marcher « avec Christ ». Ils en sont dignes ! D’eux aussi il peut être dit : « Dieu n’a point honte d’eux, savoir d’être appelé leur Dieu » (Héb. 11:16). Mais quels combats ils ont dû livrer pour réaliser une telle marche dans un tel milieu ! Que de difficultés à surmonter, que de pièges à éviter, que de moqueries à supporter !

Pour l’avenir, la récompense du vainqueur est triple : il sera « vêtu de vêtements blancs », son nom ne sera pas effacé du livre de vie et enfin, le Seigneur ajoute : « Je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges ». En d’autres termes, le vainqueur de Sardes sera introduit dans le lieu où il n’y a aucune souillure possible ; son nom demeure écrit dans le livre de la profession chrétienne, livre dans lequel figurent les noms de tous ceux qui ont professé le christianisme mais duquel seront effacés tous ceux qui l’auront professé sans avoir la vie de Dieu ; enfin, le Seigneur reconnaîtra devant son Père et devant ses anges comme lui appartenant en propre celui qui, à Sardes, aura lutté et triomphé.

 

6                        Philadelphie

« Celui qui vaincra, je le ferai une colonne dans le temple de mon Dieu, et il ne sortira plus jamais dehors ; et j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la cité de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem, qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mort nouveau nom » (Apoc. 3:12).

Philadelphie a gardé la parole du Saint et du Véritable, n’a pas renié son nom. Elle sera gardée « de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre habitée tout entière » ; elle est exhortée à « tenir ferme » afin que sa « couronne » ne lui soit point ravie. « Tenir ferme » en attendant Celui qui dit : « Je viens bientôt », cela implique un difficile combat à livrer. Aussi une promesse est-elle faite « à celui qui vaincra » pour l’encourager à lutter et à triompher.

« Celui qui vaincra, je le ferai une colonne dans le temple de mon Dieu ». Malgré sa réelle faiblesse, mais une faiblesse sentie et confessée, Philadelphie a manifesté le caractère de l’assemblée, « colonne et soutien de la vérité » (1 Tim. 3:15). Ce faible témoignage, qui aura eu ici-bas un tel privilège, recevra une riche récompense dans un jour à venir : il sera « une colonne » — tout à la fois, emblème de stabilité et ornement — « dans le temple de mon Dieu ». Cette dernière expression marque l’association avec Christ dans le sanctuaire céleste. Celui qui, après sa résurrection glorieuse, a fait transmettre ce message aux siens : « Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu », associant ainsi à Lui ceux qu’Il n’a pas honte d’appeler ses frères (Jean 20:17 — cf. Héb. 2:11), veut aussi s’associer dans la gloire ceux qui auront manifesté leur fidélité en « tenant ferme » jusqu’à sa venue. Rien ne les a ébranlés dans la lutte, rien ne pourra plus les ébranler à jamais, ils orneront le sanctuaire, ils « ne sortiront plus jamais dehors ».

« J’écrirai sur lui le nom de mon Dieu ». Le vainqueur qui ici-bas n’aura pas renié le nom du Saint et du Véritable, aura « le nom de son Dieu », du Dieu de Jésus Christ, publiquement placé sur lui. « Mon Dieu », c’est le nom du Dieu auquel Christ appartient comme homme, le nom du Dieu qui Lui appartient. Et, comme homme, Il veut partager ce nom (si cette expression est permise) avec ceux qui ont été manifestés fidèles, ceux pour lesquels ce nom a eu de la valeur et qui ont eu à cœur de l’honorer. Ils ont marché sur les traces de l’Homme parfait — quelle valeur avait pour Lui le nom de son Dieu, combien Il l’a honoré et glorifié ! — ils ont montré au travers des luttes soutenues que ce nom leur était précieux, qu’ils appartenaient à Dieu, corps, âme et esprit ; aussi, Christ en rend témoignage au jour des récompenses en écrivant sur eux ce nom de son Dieu !

« ... et le nom de la cité de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem, qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu ». Le vainqueur de Philadelphie a marché ici-bas avec Christ, réalisant la part de la foi qui « recherche une patrie », imitant l’exemple de l’homme de foi qui « attendait la cité qui a les fondements » (cf. Héb. 11:13 à 16:10) — il a été dans la lutte mais jouissant déjà par la foi de « la nouvelle Jérusalem ». C’est pour Christ, pour l’Assemblée chère à son cœur, que le fidèle a souffert et combattu, pour l’Assemblée que Christ a aimée et pour laquelle Il s’est livré Lui-même, que bientôt Il se présentera glorieuse et qui, au jour d’éternité, « descendra du ciel d’auprès de Dieu, préparée comme une épouse ornée pour son mari » (cf. Éph. 5:25 à 27, Apoc. 21:2). Quelle promesse et quel encouragement pour celui qui, au travers de tout, sert dans la souffrance le Seigneur et l’assemblée du Seigneur : « j’écrirai sur lui... le nom de la cité de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem, qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu ».

« ... et mon nouveau nom. » C’est le nom pris par Christ comme résultat de son œuvre accomplie. Ayant souffert pour elle, Il a pour son Église « un nouveau nom » ; c’est celui qui sera écrit sur le vainqueur de Philadelphie.

Ce que Christ écrit sur ce vainqueur est donc en relation d’abord avec Dieu, ensuite avec l’Assemblée de Dieu, enfin avec Lui-même.

7                        Laodicée

 « Celui qui vaincra..., je lui donnerai de s’asseoir avec moi sur mon trône, comme moi aussi j’ai vaincu et je me suis assis avec mon Père sur son trône » (Apoc. 3:21).

Triste état que celui de Laodicée ! Il n’y a ni témoignage pour Christ ni communion avec Lui, ni connaissance de soi ni connaissance de Lui. Laodicée est caractérisée par le manque d’amour, le pire de tous les maux, avec en même temps d’orgueilleuses prétentions. Un tel état résulte du fait que le témoignage philadelphien a été méprisé : si l’on méconnaît la vérité révélée, si l’on n’en apprécie pas toute la valeur, on tombe inévitablement dans une condition laodicéenne. Ne convient-il pas de souligner cette remarque dans les temps auxquels nous sommes parvenus ?

L’attristante prétention laodicéenne, laissant Christ à la porte, forme un saisissant contraste avec la faiblesse consciente de Philadelphie, avec la fidélité de ce témoignage qui garde la parole et ne renie pas le nom du Saint et du Véritable.

À Laodicée, Christ est vu en effet « se tenant à la porte ». Mais « si quelqu’un entend sa voix et qu’il ouvre la porte », Il est prêt à « entrer chez lui » et à le faire jouir de la communion avec Lui : « je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apoc. 3:20). Il y a donc une promesse dont la réalisation est actuelle ; elle est la part de celui qui, luttant contre la tiédeur laodicéenne, souffrant de voir Christ laissé à la porte, entend sa voix et lui ouvre son cœur. Victoire remportée qui conduit à la joie de la communion avec Christ, communion goûtée dans la souffrance. Il y a aussi une récompense promise pour un jour à venir : communion, association avec Christ dans la gloire. Après avoir souffert avec un Christ méprisé et rejeté, régner avec un Christ glorieux, s’asseoir avec Lui sur son trône !

 

8                        Se réveiller et se préparer pour vaincre

Le vainqueur, c’est celui qui au travers des circonstances du chemin, quelque difficiles qu’elles puissent être, maintient la vérité de Dieu — la vérité morale aussi bien que la vérité doctrinale — prêt à affronter et surmonter la souffrance pour tenir ferme jusqu’au bout. Nul croyant ne naît à l’état de vainqueur, il le devient et une préparation est nécessaire pour cela, tout comme pour les athlètes (cf. 1 Cor. 9:25) : vie de régime, sobriété en toutes choses, discipline. Parce qu’ils étaient préparés à tenir ferme, Daniel et les trois jeunes Hébreux furent à même de combattre et de vaincre (Dan. 1:8 à 16). Attendre le jour du combat et entrer dans la lutte sans préparation aucune, c’est aller au-devant d’une défaite certaine. Si trop souvent nous allons de défaite en défaite alors que nous devrions marcher de victoire en victoire, c’est bien parce que nous sommes mal, ou pas du tout préparés, moralement et spirituellement, à livrer les combats auxquels nous sommes appelés.

Dieu veuille nous réveiller, nous exercer dans nos consciences ! Que sa Parole « demeure en nous », nous serons « forts » de sa force, prêts à lutter et à vaincre (cf. 1 Jean 2:14). Et que toujours, notre oreille soit ouverte pour « écouter ce que l’Esprit dit aux assemblées » ; nous saurons alors quels sont les combats qu’il faut mener. La Parole, l’Esprit de Dieu nous occupent, nous nourrissent de Christ et c’est là le secret de toute victoire.

Que la pensée de la récompense promise au vainqueur, qu’elle soit actuelle ou future, reste pour nous un précieux encouragement ! Cette récompense, remarquons-le en terminant, est toujours liée à Christ : c’est quelque chose reçu de Lui, impliquant association et communion avec Lui, c’est parfois davantage encore, Christ Lui-même !