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La soumission

 

Paul Fuzier

 

ME 1947 p. 112. Les sous-titres ont été ajoutés par Bibliquest

 

Table des matières :

1     Importance des exhortations de 1 Pierre

2     Insoumission actuelle

2.1      Enfants-parents

2.2      Autorités civiles

2.3      Femme chrétienne

2.4      Jeunes gens et anciens

3     L’exemple de Christ

 

1                        Importance des exhortations de 1 Pierre

Un de nos anciens frères, dont le ministère a été en bénédiction et que Dieu a repris à Lui il y a peu de temps, insistait dans une des dernières lettres qu’il nous écrivait sur l’importance des enseignements contenus dans la première épître de Pierre et soulignait leur grande utilité pour les jours auxquels nous sommes parvenus. Souvenons-nous de nos conducteurs qui nous ont annoncé la parole de Dieu ! (Héb. 13:7).

Nous avons dans la première épître de Pierre des instructions d’un ordre très pratique, en rapport avec notre conduite (1:15, 17 ; 2:12 ; 3:1, 2, 16) ; avec la crainte de Dieu (1:17 ; 2:17, 18 ; 3:2, 15) ; avec la responsabilité qui est la nôtre de faire le bien (2:14, 15, 20 ; 3:6, 11, 17 ; 4:19) ; avec la foi (1:5, 7, 9, 21 ; 5:9) ; avec l’héritage (1:4 ; 3:7, 9) ; avec la sobriété (1:13 ; 4:7 ; 5:8). Nous y avons aussi des exhortations très importantes concernant l’obéissance (1:2, 14, 22 ; 3:6) et la soumission (2:13, 18 ; 3:1, 5 ; 5:5). Ces différents passages ne nécessitent aucune explication. Il suffit, de recevoir simplement, sans raisonner et dans la crainte, ce que Dieu nous dit dans sa Parole. Nous serons ainsi conduits à l’obéissance.

 

2                        Insoumission actuelle

2.1   Enfants-parents

Mais l’Esprit de Dieu pourrait-il dire aujourd’hui ce qu’il disait des chrétiens du commencement : « toute âme avait de la crainte » ? (Actes 2:43). Probablement pas. Il ne fait aucun doute que nous sommes parvenus dans les temps fâcheux des derniers jours. 2 Timothée 3:1 à 5 nous donne les caractères des hommes de ces jours-là. Si nous considérons ce passage avec quelque attention, nous comprendrons aisément pourquoi l’un des traits essentiels de ce siècle est l’esprit d’indépendance et d’insoumission. Nous le voyons dans les familles et même, hélas ! dans nos familles chrétiennes : les enfants n’acceptent plus guère l’autorité de leurs parents, surtout lorsqu’ils ont atteint un certain âge. De bonne heure, ils cherchent à secouer un joug qui leur paraît insupportable. Cet esprit d’indépendance se manifeste jusque dans les circonstances les plus sérieuses de la vie, par exemple quand il s’agit d’une union dans les liens du mariage. Mais c’est encore plus grave dans les différents milieux où l’homme évolue : l’insoumission conduit à toutes les formes de l’agitation sociale et souvent à la révolte déclarée. Nous n’avons pas besoin d’insister davantage ; chacun de nos lecteurs en a souvent fait la remarque : l’homme ne veut plus se soumettre à l’autorité établie. Dans ce domaine, ses progrès sont rapides et c’est bien une des formes de la révolte contre Dieu, révolte qui atteindra son apogée après l’enlèvement de 1’Église, quand il n’y aura plus ni « ce qui retient », ni « Celui qui retient ».

Il est tristement vrai que l’esprit de ce siècle a tendance à pénétrer partout, jusque dans les familles des enfants de Dieu et dans les assemblées. Sans vouloir généraliser, certes, et brosser un tableau trop noir, il y a là un danger très sérieux sur lequel il est bon d’arrêter notre attention.

 

2.2   Autorités civiles

La soumission aux autorités (1 Pierre 2:13-17) nous est demandée quelle que soit l’autorité établie et, sans que nous ayons à nous faire juge de la manière dont elle est exercée. Romains 13 nous exhorte à être soumis « à cause de la colère » et « à cause de la conscience », mais dans la première épître de Pierre le motif est beaucoup plus élevé : « pour l’amour du Seigneur ». Notre cœur serait-il insensible à cette parole ? Oserions-nous raisonner et nous rebeller ?

Il est bien rare aujourd’hui de voir des serviteurs « soumis en toute crainte » à leurs maîtres (1 Pierre 2:18 et suivants). Cette soumission est demandée même envers des maîtres « fâcheux ». N’avons-nous pas à veiller, nous gardant d’imiter le monde, même quand on essaie de justifier l’insoumission par la conduite critiquable de ceux qui ont des serviteurs sous leurs ordres ? « Soumis en toute crainte », tel est le commandement divin, quand bien même cela nous amènerait à souffrir injustement. C’est une chose « digne de louange devant Dieu » ! Souvenons-nous que l’appréciation de Dieu n’est pas celle des hommes et elle est la seule qui doive compter pour nous.

 

2.3   Femme chrétienne

1 Pierre 3:1-6. — Nous entendons beaucoup parler des droits de la femme, de l’indépendance qu’elle doit avoir, du fait qu’elle est l’égale de l’homme, etc... autant de choses qui sont en opposition avec ce que Dieu nous enseigne dans sa Parole. Il est si beau le rôle qui est dévolu à la femme chrétienne ; elle a un service si précieux à remplir, si elle veut demeurer à la place de subordination que Dieu, dans sa sagesse, lui a assignée. Mais combien n’en voit-on pas aujourd’hui, dans la chrétienté, qui ont pris la place de l’homme, qui raisonnent et discutent, interprètent les Écritures, se prétendant — disent-elles — qualifiées pour le faire puisqu’elles ont le Saint Esprit, qui vont même jusqu’à exercer un ministère public ! L’esprit du siècle a pénétré là aussi et il est bien nécessaire de rappeler ce qu’écrit l’apôtre inspiré « que la femme apprenne dans le silence, en toute soumission ; mais je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni d’user d’autorité sur l’homme » (1 Tim. 2:11-12). Chaque fois que la femme chrétienne a désobéi à ce commandement positif, chaque fois qu’elle a voulu enseigner, ou s’occuper de questions d’administration d’assemblée, elle s’est fait du mal et en a fait autour d’elle. C’est du désordre et notre Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix.

 

2.4   Jeunes gens et anciens

Que dire à propos de la soumission des jeunes gens aux anciens ? (1 Pierre 5:5). Nous rappelons au commencement de cet article le passage bien connu d’Hébreux 13. Souvenons-nous de nos conducteurs ! Quand nous pensons à eux, à leur ministère, nous sommes gardés dans la plus profonde humilité. Quelle connaissance de la Parole ils avaient, quel discernement moral et spirituel Dieu leur avait donné, quel service ils ont accompli ! Aussi, on reste confondu quand on voit avec quelle légèreté des « jeunes gens » se permettent parfois de critiquer leur enseignement, de raisonner et discuter, manifestant ainsi un esprit d’indépendance et d’insoumission. Cela ne nous fait-il pas penser à l’un des caractères des hommes dans les temps fâcheux des derniers jours : « enflés d’orgueil » ? Se pourrait-il qu’il se manifeste jusque dans l’Assemblée de Dieu ?

Si Héb. 13:7 parle des conducteurs que Dieu a repris à Lui, Héb. 13:17 nous demande obéissance et soumission à ceux qui sont encore parmi nous. C’est le même enseignement que celui de 1 Pierre 5:5. Dieu veuille que ces caractères soient en évidence dans toutes les assemblées locales. Qu’Il nous accorde d’avoir toujours le respect et la déférence qui sont dus aux anciens, étant soumis à leurs observations, écoutant leurs avis, suivant leurs conseils. Qu’Il nous garde là encore de tout esprit raisonneur, le pire de tous les maux.

 

3                        L’exemple de Christ

Il convient d’ouvrir les yeux sur les dangers qui nous menacent, afin d’en être préservés. Que Dieu ait compassion de notre faiblesse et que, par dessus tout, Il fixe nos regards sur Celui qui nous a laissé un Modèle, afin que nous suivions ses traces (1 Pierre 2:21). Il s’est présenté pour accomplir la volonté de Dieu et Il est entré dans le chemin de l’obéissance et de la parfaite soumission. Enfant, Il était soumis à ses parents. N’était-Il pas cependant le Fils de Dieu ? oui, mais aussi l’homme parfait. Vrai serviteur dans ce monde, Il n’a eu qu’un désir : faire la volonté de Celui qui l’avait envoyé. « C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir ». Comment parler de la soumission absolue qui fut la sienne dans le jardin de Gethsémané, quand Il s’est écrié : « Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite » ? Il a été jusqu’au bout dans ce chemin où il plut à l’Éternel de le meurtrir, où Il a été soumis à la souffrance. Contemplons Celui qui s’est anéanti comme Dieu, qui s’est abaissé comme homme, qui a été obéissant jusqu’à la mort et à la mort de la croix !

« Qu’il y ait donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le Christ Jésus… » (Phil. 2:5).

C’est par amour qu’Il a suivi ce chemin d’obéissance. C’est aussi l’amour pour le Seigneur qui nous conduira à garder ses commandements. « Si vous m’aimez, gardez mes commandements... Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime… » (Jean 14:15-21). Obéissance et soumission manifestent ce qui est dans le cœur ; ce sont les véritables preuves de l’amour.