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QUELQUES RÉFLEXIONS SUR JUGES 6:1-16

 

Paul Fuzier

ME 1945 p. 85

 

Table des matières :

1     S’emparer de nos bénédictions célestes

2     Désobéissance du peuple et patience de Dieu

3     Rechutes répétées

4     Juges 6:1-6

5     Juges 6:7-10

6     Juges 6:11

7     Juges 6:12

8     Juges 6:13

9     Juges 6:14

10       Juges 6:15-16

 

 

1                        S’emparer de nos bénédictions célestes

On a souvent remarqué que le livre de Josué correspond à l’épître aux Éphésiens et le livre des Juges à la deuxième épître à Timothée. Dans le livre de Josué, le peuple entre dans le pays et va en prendre possession pour y demeurer en paix. Le pays, l’héritage dont nous avons à nous emparer pour en jouir, c’est le ciel. Notre part est céleste, nos bénédictions sont dans les lieux célestes en Christ et déjà nous avons reçu les arrhes de l’héritage, le Saint Esprit habitant dans nos cœurs pour nous occuper du ciel et de la Personne excellente qui le remplit de sa gloire. Ce sont les vérités que développe l’épître aux Éphésiens dans laquelle l’apôtre, après avoir présenté notre position céleste en Christ, nous adresse des exhortations que nous devons suivre pour la réaliser sur la terre. Car il s’agit bien pour nous de jouir du ciel dès ici-bas. Nombreux sont ceux qui, en lisant ce qui nous est dit du « bon pays » dans le livre du Deutéronome ou dans le livre de Josué, y voient la part que nous savourerons quand, arrivés au terme du voyage à travers le désert, nous serons introduits par Jésus dans la Canaan céleste. Ce qui est envisagé dans cette portion des Écritures, c’est ce que nous pouvons goûter déjà présentement, si notre état spirituel est convenable ; ce n’est pas la félicité que nous connaîtrons dans la maison du Père, quelque chose d’actuel nous y est proposé. Nous comprenons ainsi pourquoi la jouissance des bénédictions du pays est conditionnée par l’obéissance, par la victoire sur les « sept nations plus nombreuses et plus fortes que toi » (Deut. 7:1, 2) — figure du combat dont nous parle Éph. 6:10-18 — par la séparation d’avec le monde, présenté sous ses divers caractères. Dans le ciel, il ne sera plus question d’obéissance, de lutte ou de séparation. Tout cela est pour aujourd’hui, afin que nous réalisions sur la terre la position céleste dans laquelle l’œuvre de Christ nous a placés.

 

2                        Désobéissance du peuple et patience de Dieu

Le peuple d’Israël avait bien promis d’obéir : « Nous servirons l’Éternel, notre Dieu, et nous écouterons sa voix » (Jos. 24:24). Mais le livre des Juges nous montre ce qui en a été. C’est une sombre page dans l’histoire du peuple, une période à laquelle correspond la période actuelle de l’Église. Ce livre offre donc une importance particulière pour nous aujourd’hui. Que d’enseignements il comporte pour les temps fâcheux des derniers jours, car toutes les choses qui ont été écrites pour Israël l’ont été pour notre instruction et pour nous servir d’avertissement (Rom. 15:4 ; 1 Cor. 10:11).

Disons cependant avant tout que, parmi beaucoup d’autres, une pensée encourageante se dégage de la lecture du livre des Juges et, plus particulièrement, des douze ou treize premiers chapitres. Si notre histoire est mise en lumière — infidélité, incrédulité, rébellion — d’une façon remarquable brille la grâce de notre Dieu. Combien grande est Sa patience à notre égard ! Ces chapitres illustrent cette vérité que « là où le péché abondait, sa grâce a surabondé » (Rom. 5:20). Méditons-les, nous serons confondus en voyant la grâce divine, sa longanimité et son support. Nous pourrions, en lisant ces chapitres, dresser comme une sorte de tableau à quatre colonnes : dans la première, nous inscririons les versets où il nous est dit : « les fils d’Israël firent ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel », — dans la seconde, « la colère de l’Éternel s’embrasa contre Israël », — dans la troisième, « les fils d’Israël crièrent à l’Éternel », — enfin, dans la quatrième, « l’Éternel avait pitié à cause de leur gémissement » et leur suscitait des juges qui les délivraient de la main de leurs ennemis. Ce sont les quatre stades, toujours les mêmes, d’une histoire qui recommence, chaque fois semblable à la précédente, sans que jamais se soit lassée la patience divine. Tout à la fin, après que si souvent s’étaient répétées les désobéissances du peuple, après que l’Éternel avait déclaré : « Je ne vous sauverai plus », nous lisons encore : « Son âme fut en peine de la misère d’Israël » (10:13-16). Sept fois, il est dit que « les fils d’Israël firent ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel » (2:11 ; 3:7 et 12 ; 4:1 ; 6:1 ; 10:6 ; 13:1). Sept fois, l’Éternel les a livrés en la main de leurs ennemis : en la main des pillards (2:14), du roi de Syrie (3:8), d’Églon, roi de Moab (3:14), de Jabin, roi de Canaan (4:2), de Madian (6:1), des Philistins et des fils d’Ammon (10:7, 8) et des Philistins (13:1). Chaque fois Il les a secourus, suscitant pour cela Othniel, Éhud, Barak et Debora, Gédéon, Jephté et Samson.

 

3                        Rechutes répétées

Cette histoire est aussi la nôtre. Elle montre ce que nous sommes, ce qu’est notre cœur. Nous nous détournons si facilement du chemin dans lequel nous devrions marcher, pour poursuivre un autre objet que Christ. C’est pour nous ramener à Lui que notre Dieu doit nous parler par tant de moyens qu’Il a à sa disposition, souvent par le moyen des circonstances et d’une manière parfois bien solennelle. Alors, après avoir peut-être épuisé toutes nos propres ressources, nous crions à Lui dans la détresse, nous le supplions d’intervenir en délivrance et Il se laisse fléchir — à cause de Lui-même, parce qu’Il est le Dieu de toute grâce, le Père des miséricordes ! — Avons-nous bien compris la leçon ? Saurons-nous la retenir ? Hélas ! nous apprenons lentement et nous oublions rapidement. Au lieu de persévérer dans le chemin où Il a voulu nous ramener, dans les « sentiers de justice » où le Bon Berger conduit ses brebis, n’ayant qu’un but devant nous : Christ dans la gloire, réalisant Col. 3:1-3, nous agissons de telle façon qu’il doit être dit de nous aussi : « Et ils firent de nouveau ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel ». La lecture de ces chapitres pourrait nous décourager ; nous serions tentés de dire : puisqu’il en est ainsi, à quoi bon ? Puisse-t-elle, au contraire, nous encourager en nous portant à considérer les ressources de la grâce et de la miséricorde de notre Dieu. Puisse-t-elle aussi nous conduire à juger nos voies sérieusement et profondément, déchirant « nos cœurs et nos vêtements » (Joël 2:12-14), afin que, marchant « d’une manière digne du Seigneur pour lui plaire à tous égards, portant du fruit en toute bonne œuvre, et croissant par la connaissance de Dieu » (Col. 1:10), nous puissions dès ici-bas jouir du « bon pays » et en savourer tous les fruits.

 

4                        Juges 6:1-6

Dans le chapitre 6 du livre des Juges, nous avons une phase de cette histoire. À nouveau, le peuple a désobéi et il est livré en la main de Madian, à cause de son infidélité. Madian est continuellement sur lui, pillant ses biens et ravageant ses récoltes. Israël avait déjà été huit ans entre les mains du roi de Syrie ; pendant dix-huit ans, il avait servi Églon, roi de Moab, et il avait été opprimé par Jabin, roi de Canaan, durant vingt années (3:8, 14 ; 4:3). Cette douloureuse école aurait dû être salutaire. Pourtant, Israël s’est encore détourné, il a oublié tout ce qu’il avait appris et il lui faut passer sept ans entre les mains de Madian. Pourquoi une si longue discipline ? Parce que le premier mouvement du peuple a été, en quelque sorte, de la « mépriser » — selon l’expression d’Héb. 12:5. Les fils d’Israël essaient de se défendre contre l’ennemi avec leurs propres ressources : « ils se firent des antres qui sont dans les montagnes, et les cavernes, et les lieux forts » (6:2). Ils voudraient se mettre à l’abri — et ce sont des abris terrestres qu’ils cherchent ! — ils prennent leurs dispositions pour traverser du mieux possible ce temps d’épreuve, au lieu de comprendre pourquoi l’Éternel l’a permis et, l’ayant compris, de revenir à Lui, avant abandonné les Baals. Ils ont méprisé la discipline du Seigneur, au lieu d’être exercés par elle (Héb. 12:11). Posons-nous la question : n’agissons-nous pas de la même façon ? Il n’y aura là ni repos, ni délivrance, ni nourriture. Dieu prolonge l’épreuve sept années, jusqu’à ce que les fils d’Israël aient expérimenté qu’il est une seule ressource, un seul chemin : crier à l’Éternel ! Ce cri de détresse, l’Éternel l’a entendu comme Il avait entendu, deux siècles auparavant, celui de son peuple, gémissant sous le joug du Pharaon (Exode 3:7:8). Quelle grâce ! Il entend toujours et Il veut intervenir pour délivrer les siens.

 

5                        Juges 6:7-10

Tout d’abord, Il envoie un prophète (6:8). Son nom n’est pas mentionné, il n’est rien dit de ce qui le caractérise, car ce n’est pas ce qui importe. Le prophète apporte un message de la part de l’Éternel : ce n’est pas sur lui que les regards doivent être fixés, mais c’est ce que l’Éternel a à leur dire qui doit les occuper. N’est-il pas utile de le souligner ? Par sa bouche, l’Éternel rappelle aux fils d’Israël ce qu’Il a fait pour eux : Je vous ai fait monter, je vous ai fait sortir, je vous ai délivrés, je les ai chassés, je vous ai donné... (v. 8, 9) — et ce qu’Il leur a dit (v. 10). Ayant rappelé tout le déploiement de sa puissance et de sa grâce envers eux, Il termine par cette parole adressée à leur conscience : « Et vous n’avez pas écouté ma voix ». S’ils devaient crier à l’Éternel du sein de la souffrance, c’était bien parce qu’ils n’avaient pas écouté !

 

6                        Juges 6:11

Mais l’Éternel ne s’arrête pas là. Il reprend la conscience afin d’accomplir en elle une œuvre nécessaire pour le but à atteindre : Il veut sauver et délivrer. Il est le Dieu des délivrances ! C’est pour préparer la délivrance qu’après avoir adressé un message à son peuple, par la bouche du prophète, Il envoie « un ange de l’Éternel ». L’ange vient et s’assied. Avec quelle attention il va considérer ce peuple dans la détresse et dont le cri, grand et amer, est monté jusqu’au trône de Dieu ! Il observe et que voit-il ? un homme, un seul ! C’est sur lui que ses regards vont se poser, tandis qu’il « battait du froment dans le pressoir pour le mettre en sûreté de devant Madian ». Que de caractères il a déjà discernés en lui !

Ses affections étaient dirigées vers le peuple de Dieu, châtié à cause de son infidélité. Son cœur est exercé et le verset 13 nous montre que les circonstances d’Israël sont le sujet de cet exercice. De quoi le peuple avait-il besoin ? De nourriture. Sous le joug de Jabin, roi de Canaan, Israël avait perdu ses armes (5:8) ; c’est ce à quoi tend le premier effort de l’ennemi : nous dépouiller de notre armure pour nous faire broncher ensuite. Puis, il déploie toute son activité pour nous priver de nourriture. Comment combattre alors, sans armes et sans forces ? C’est spécialement quand nous sommes frappés à cause de notre désobéissance que l’ennemi agit pour nous laisser croire que nous n’avons plus accès auprès de Dieu, que nous ne pouvons plus lire sa Parole pour y puiser ce dont nos âmes ont tant besoin. Madian voulait s’emparer du froment qui était la nourriture d’Israël. Le froment, la meilleure espèce de blé, n’est-il pas une figure de Christ, dans Ses souffrances et dans Sa mort, Lui, le grain de blé tombé en terre, entré dans la mort, portant beaucoup de fruit ? (Jean 12:24). Celui sur lequel les regards de l’ange s’étaient arrêtés, Gédéon, désirait conserver cette nourriture pour lui-même et sans doute pour le peuple, car il était occupé de l’état du peuple. Il voulait la mettre en sûreté de devant Madian, l’oppresseur d’Israël, le ravisseur de ses biens. « Il battait du froment dans le pressoir. » — Il peut paraître singulier de battre du froment dans un pressoir. Mais Gédéon s’est servi de ce qu’il avait et avec les moyens qui étaient les siens, avec ce dont il disposait, il a travaillé pour qu’il y ait de la nourriture ! Sans doute, il avait encore bien des choses à apprendre et il manquait de foi puisqu’il ne paraissait pas compter sur la délivrance, allant jusqu’à dire même : « L’Éternel nous a abandonnés ». Cependant, malgré cela, il peut être placé devant nous, dans ce qu’il a fait, comme un exemple à suivre.

Si Dieu considère aujourd’hui son peuple sur la terre — et certainement Il le fait — dans les jours de ruine qui rappellent sous bien des aspects ceux de Juges 6, peut-Il voir, ici et là, un Gédéon, fidèle dans ce qui est petit, disposé à servir avec ce qui est à sa portée et selon sa mesure, ayant conscience des dangers et de la puissance destructrice de l’adversaire, « battant du froment dans le pressoir », comprenant la nécessité de s’emparer de cette nourriture plus que jamais indispensable et de ne pas la laisser ravir par l’ennemi ? Plus tard, Il cherchera un homme qui se tienne « à la brèche » devant Lui, « pour le pays », et Il devra dire qu’Il n’en a point trouvé ! (Ézéch. 22:30) Auparavant, il y avait eu Moïse, son élu, qui s’était « tenu à la brèche » pour détourner sa fureur, « de sorte qu’Il ne détruisît pas le peuple » (Ps. 106:23). Dans les jours qui constituent sans doute la fin d’une économie et durant lesquels nous pouvons bien dire que nous traversons l’épreuve parce que « le temps est venu de commencer le jugement par la maison de Dieu » (1 Pierre 4:17), au lieu de nous décourager en présence d’un état de ruine qui paraît aller s’aggravant, n’aurons-nous pas le désir de nous tenir « à la brèche » pour le peuple de Dieu ? Nous en sommes incapables ; nous n’avons ni connaissances, ni aptitudes spéciales ? Gédéon en avait-il ?

 

7                        Juges 6:12

Il y a eu un exercice collectif qui a conduit le peuple à crier à l’Éternel et en réponse auquel un message lui a été adressé par la bouche du prophète. Chez Gédéon, c’est un exercice individuel, plus profond sans doute, et c’est pour cela qu’il sera l’instrument choisi par Dieu pour la délivrance d’Israël. L’exercice individuel n’est-il pas aussi une réponse à l’exercice collectif ? — Le Seigneur pourra se servir de celui qui aura pris la même place que le fils de Joas et manifesté les mêmes caractères. Il l’emploiera pour opérer en faveur des siens. Aussi, « l’ange de l’Éternel lui apparut et lui dit : L’Éternel est avec toi, fort et vaillant homme ». Avec toi ! C’est ainsi que Gédéon accomplira le service qui va lui être confié, avec les forces et les directions que l’Éternel lui donnera, avec son puissant secours.

 

8                        Juges 6:13

Il a le sentiment que l’état du peuple est sans espoir ; tout ce que Dieu avait fait autrefois le conduisait à penser que l’Éternel les avait abandonnés (v. 13). Il va apprendre que Dieu ne change pas. Les apparences peuvent nous faire croire le contraire si nous marchons par la vue, mais nous sommes appelés à marcher par la foi et à raisonner, de ce fait, tout autrement : si Dieu a délivré les siens si souvent dans le passé, ce n’est pas à cause d’eux-mêmes, c’est en raison de ce qu’Il est Lui. Pourquoi ne le ferait-il pas encore aujourd’hui ? Gédéon a besoin d’apprendre à marcher par la foi — pour que, de faible qu’il était, il soit rendu vigoureux (Héb. 11:32-34) — mais il a besoin aussi d’encouragements.

 

9                        Juges 6:14

« L’Éternel le regarda ». Comme ce regard a dû lui faire du bien ! Dans des circonstances différentes, « le Seigneur se tournant regarda Pierre » (Luc 22:61). Ce regard, c’est un côté de la sacrificature de Christ. Christ, comme souverain sacrificateur, intercède pour nous — c’est ce qu’Il a fait, dans le cas de Pierre, lorsqu’Il a prié pour lui (Luc 22:32) — et aussi, intervient pour nous secourir. Héb. 7:25 d’une part, 2:18 et 4:14, 15 d’autre part, nous présentent ces deux côtés de la sacrificature. Regardant Pierre qui venait de le renier, le Seigneur le secourt en l’amenant à rentrer en lui-même et à verser des larmes amères, premier pas sur le chemin de la restauration. De même ici, par ce simple regard, l’Éternel veut secourir et encourager celui qu’il a choisi pour frapper Madian. Mais encore, Il ajoute : « Va avec cette force que tu as, et tu sauveras Israël de la main de Madian. Ne t’ai-je pas envoyé ? » Tu as dit que je vous avais abandonnés. Eh bien ! la délivrance est là et c’est toi qui en sera l’instrument. Tu sauveras... Victoire de la foi ! Elle est mise à notre compte. Mais le secret est celui-ci : ne t’ai-je pas envoyé ? Du moment que c’est Dieu qui envoie, on peut aller sans trembler. Il fournira tout ce qui est nécessaire à celui qu’il met à l’ouvrage.

 

10                  Juges 6:15-16

Pourtant, la crainte remplit encore le cœur de Gédéon. C’est parce qu’il regarde à lui-même ! Son millier est le plus pauvre en Manassé et lui, le plus petit dans la maison de son père ! Il est bon d’avoir le sentiment profond de sa faiblesse ; toutefois, le seul résultat doit en être de diriger nos regards sur Celui en qui est la force. Gédéon a déjà entendu cette parole : « L’Éternel est avec toi » ; elle lui est confirmée pour bannir de lui toute crainte, aussi l’accent est mis sur « Moi » : « Moi, je serai avec toi » (v. 16). C’est sur lui qu’il devra fixer les yeux pour remporter la victoire : « tu frapperas Madian comme un seul homme ». Ensuite, Gédéon sera formé par Dieu et préparé pour l’œuvre à laquelle Il le destine. Trois cents hommes avec lui — les trois cents qui ne se sont pas courbés sur leurs genoux pour boire, faible résidu qui revêt les caractères convenables dans une période de déclin — ont dans leur main droite les trompettes pour sonner, dans leur main gauche les torches qui apparaissent parce que les cruches ont été brisées. Alors, dans un temps aussi sombre, l’Éternel pourra déployer toute sa puissance, l’ennemi sera vaincu, Israël délivré !

Pour les jours auxquels nous sommes parvenus, ce récit n’offre-t-il pas de multiples enseignements ? Mais le Seigneur veut aussi nous donner, par ce moyen, des encouragements dont Il savait que nous aurions besoin dans un temps comme celui-ci. Bénissons-le de nous les rappeler, par sa Parole, une fois encore !