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COURTES REMARQUES À PROPOS DU CHANT

 

Paul Fuzier

Les titres et sous-titres ont été ajoutés par Bibliquest. ME 1962 p. 164

Table des matières :

1     Place respective musique / paroles

2     Chant de l’assemblée

 

 

Toute action dans l’assemblée, 1 Corinthiens 14 nous l’enseigne, doit être exercée en vue de l’édification, qu’il s’agisse de prophétiser (v. 3, 4), prier, chanter ou rendre grâces (v. 14 à 17). Il nous arrive parfois de le perdre de vue, pour le chant plus encore sans doute que pour toute autre action. Le but de ces lignes est de nous remettre en mémoire l’enseignement si important de 1 Corinthiens 14 sur ce sujet.

L’apôtre écrit : « Je chanterai avec l’Esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence » (1 Cor. 14:15) et c’est le verset qui est si opportunément cité tout au début de notre recueil de cantiques. Chanter « avec l’intelligence », le contexte l’indique, c’est chanter de manière à être compris de tous. Cela est en effet nécessaire, faute de quoi il n’y aurait dans cette action aucune édification de l’assemblée.

 

1                        Place respective musique / paroles

Mais nous pouvons, semble-t-il, élargir le sens de cette expression. Chanter « avec l’intelligence », c’est aussi chanter en ne s’arrêtant pas uniquement à la musique, à l’aspect musical que comporte le chant, mais en ayant la pleine intelligence des paroles exprimées. Certes, le côté musical ne saurait être méconnu ; l’on peut même dire sans doute que le fait de mal chanter ne témoigne pas des égards que nous devons à Celui auquel nous nous adressons dans nos cantiques. Attention, application sont nécessaires et chacun doit veiller à cela. Par contre, il serait fâcheux que l’on donne à la musique une importance excessive, au risque de ne prêter qu’une attention insuffisante aux paroles exprimées. Chaque chose doit être à sa place et il est important que, tout en chantant d’une manière qui soit un honneur rendu à Dieu, nous soyons pénétrés du sens et de la portée des expressions que nous prenons dans nos bouches. À cet égard, disons que certains cantiques, ou versets de cantiques, ayant trait par exemple aux souffrances de Christ, aux trois heures sombres, demandent à être chantés avec un recueillement tout particulier et d’une manière qui montre que ceux qui chantent entrent quelque peu dans la profondeur des paroles qu’ils expriment. Ne nous arrive-t-il pas de l’oublier parfois ?

 

2                        Chant de l’assemblée

Chanter « avec l’intelligence », c’est encore ceci chanter sans perdre de vue que ce n’est pas tel frère, ou telle soeur, qui est appelé à chanter un cantique, mais l’assemblée tout entière. Cet aspect collectif du chant de l’assemblée est, semble-t-il, méconnu dans certains cas. À cet égard aussi, il appartient à chacun de discerner la place qui est la sienne, la part qui lui incombe dans le chant de l’assemblée réunie. Aucune bouche ne devrait être fermée : chacun est responsable, dans ce domaine comme dans tous ceux qui constituent la vie de l’assemblée, d’apporter ce qui est pour l’édification de l’ensemble et cela, selon la mesure et la capacité qui lui sont données par Dieu. À l’inverse, ce ne serait pas chanter avec intelligence que de chanter d’une voix tellement puissante qu’elle dominerait les autres, allant peut-être jusqu’à les couvrir. Cela se produit parfois, la plupart du temps parce que, plusieurs ne chantant pas, tel ou tel estime qu’il lui appartient de donner toute sa voix pour suppléer aux défaillances et afin de « soutenir le chant ». On en arriverait ainsi à se demander, dans des cas semblables, s’il n’y a pas une sorte de service particulier dans l’assemblée dont certains pensent être chargés. Quelque bonne que soit l’intention, c’est cependant méconnaître que l’assemblée est réunie et que le chant doit être celui de l’assemblée.

Il y aurait sans doute bien à dire encore à propos du chant. Mais nous désirons nous borner à ces quelques remarques, demandant à Dieu qu’Il ouvre Lui-même nos bouches pour dire ses louanges et qu’Il nous accorde la grâce de chanter « avec l’Esprit » mais aussi « avec l’intelligence ». Il se complaît « aux cantiques des saints ». Puissent-ils s’élever de nos bouches et de nos cœurs dans une heureuse et sainte harmonie, exprimant véritablement la louange de l’assemblée !