[ Page principale | Nouveautés | La Bible | la Foi | Plan des sujets | Études AT | Études NT | Index auteurs + ouvrages + sujets | Centres d'intérêt ]

 

DEUX DANGERS À ÉVITER

 

 

Paul Fuzier

Les sous-titres ont été ajoutés par Bibliquest ; ME 1941 p. 292

 

Plan de lecture :

1     Soumission aux autorités

2     Jugement sur une nation et bénédiction à celui qui obéit

3     Sujets de rendre grâces à Dieu

4     Position du chrétien : avec Christ rejeté

 

 

1                        Soumission aux autorités

Parmi bien des dangers auxquels nous sommes exposés, il en est deux sur lesquels il peut paraître utile d’arrêter aujourd’hui notre attention. Dans les jours difficiles que nous sommes appelés à vivre, nous entendons souvent des murmures. Beaucoup sont formulés à l’adresse des autorités et il arrive qu’ils sont parfois dans la bouche d’enfants de Dieu. La Parole nous dit cependant : « Ne murmurez pas non plus comme quelques-uns d’eux ont murmuré et ont péri par le destructeur. Or toutes ces choses leur arrivèrent comme types et elles ont été écrites pour nous servir d’avertissement, à nous que les fins des siècles ont atteints » (1 Cor. 10:10, 11). Murmurer contre les autorités c’est aussi murmurer contre Dieu, car nous lisons : « Que toute âme se soumette aux autorités qui sont au-dessus d’elle ; car il n’existe pas d’autorité si ce n’est de par Dieu ; et celles qui existent sont ordonnées de Dieu ; de sorte que celui qui résiste à l’autorité résiste à l’ordonnance de Dieu ; et ceux qui résistent feront venir un jugement sur eux-mêmes » (Rom. 13:1-2). La force et la clarté de ces passages rendent superflu tout commentaire que l’on pourrait y ajouter.

 

2                        Jugement sur une nation et bénédiction à celui qui obéit

Peut-être certains sont-ils, à cet égard, dans des circonstances particulières. Mais là encore, ce qui est arrivé à Israël a été écrit pour nous servir d’instruction et d’avertissement. Le prophète Jérémie s’adresse à Sédécias, roi de Juda, pour lui dire : « Prêtez vos cous au joug du roi de Babylone et servez-le, lui et son peuple, et vous vivrez » (Jér. 27:1-12). Un jugement est décrété sur la nation rebelle (v. 8), tandis qu’une bénédiction est assurée à celui qui obéira (v. 11). Quelle promesse pour le fidèle qui demeure dans la soumission ! Le roi de Babylone était une puissance étrangère devant laquelle il fallait plier, une verge dans la main de l’Éternel. Si Dieu agit de même encore aujourd’hui, le principe qui doit déterminer notre attitude n’est-il pas le même également ?

 

3                        Sujets de rendre grâces à Dieu

Au lieu de murmurer, ne convient-il pas, au contraire, de remercier notre Dieu de ce qu’Il nous accorde — dans nos pays, privilégiés malgré tout — des autorités qui nous permettent de nous réunir librement pour le culte, la prière, l’édification ou l’évangélisation et ne nous commandent rien de ce qui serait en contradiction avec la volonté de Dieu exprimée dans sa Parole ? Soyons reconnaissants pour cela et prions — comme l’apôtre nous y exhorte « avant toutes choses » — « pour les rois et pour tous ceux qui sont haut placés, afin que nous puissions mener une vie paisible et tranquille en toute piété et honnêteté, car cela est bon et agréable devant notre Dieu Sauveur » (1 Timothée 2:2).

 

4                        Prendre parti ? — Position du chrétien : avec Christ rejeté

Mais il y a aussi un deuxième écueil tout aussi sérieux. « Faire des tentes », comme l’apôtre Paul (Actes 18:3), être médecin comme Luc (Col. 4:14), c’est exercer un métier ou une profession. Nous sommes appelés à vivre en travaillant de nos propres mains. L’apôtre l’avait fait (Actes 20:34 ; 1 Thess. 2:9 , 2 Thess. 3:8) et cela, afin d’être pour nous un modèle à imiter (2 Thess. 3:9). Mais c’est chose bien différente que de vouloir quitter notre position de chrétiens pour nous ingérer « dans les affaires d’autrui » (1 Pierre 4:15), prenant parti pour l’un ou contre l’autre. Plus tard sans doute, 1 Cor. 6:2 et Apoc. 20:4 auront leur accomplissement. Ce temps n’est pas encore venu et ne viendra qu’avec l’établissement du règne de Celui qui a dit à Pilate : « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jean 18:36). Notre place est aujourd’hui avec un roi rejeté.

N’y a-t-il pas eu des difficultés pour des enfants de Dieu, conséquence du fait qu’ils ont quitté leur place ? Souffrir dans le chemin de la fidélité glorifie le Seigneur. Les apôtres se réjouissaient « d’avoir été estimés dignes de souffrir des opprobres pour le Nom » (Act. 5:41), et l’apôtre Pierre nous dit : « en tant que vous avez part aux souffrances de Christ, réjouissez-vous » (1 Pierre 4:13). Mais souffrir en raison de notre infidélité, comme « s’ingérant dans les affaires d’autrui » ou du fait de notre position d’insubordination à l’égard des autorités, ne peut que jeter du déshonneur sur le nom de Christ.

Veuille le Seigneur avoir compassion de chacun des siens et user de miséricorde envers nous. Il sait ce que nous sommes, notre faiblesse lui est connue... c’est de son secours que nous avons besoin pour être gardés et conduits dans le sentier étroit de l’obéissance à la Parole.