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Pensées sur l’épître aux Éphésiens

 

 

Leslie M. Grant

 

 

Calendrier « The Lord is near », 1984, 1987, 1991, 1992, 1993, 1994, 2003, 2009, 2014,

 

Éphésiens 1v3 ; 1v3-4 ; 1v12-13 ; 1v16-17 ; 1v22-23 ; 2v7 ; 2v10 ; 2v13-14 ; 2v14-15(1) ; 2v14-15(2) ; 2v19 ; 3v17-19 ; 4v2-3 ; 5v1-2(1) ; 5v1-2(2) ; 5v1-2(3) ; 5v18-19 ; 6v10-11 ; 6v14 ; Ex12v11-6v14 ; 6v17 ;

 

 

1         Éphésiens 1:3

Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ.

15 février 1987 et 7 juin 2009

Cette épître est magnifique par la manière dont elle nous présente la vérité merveilleuse du christianisme en tel contraste avec tout ce que la loi enseignait à Israël quant à ce à quoi il devait s’attendre, et ce verset le décrit de très belle manière. Il présente d’abord Dieu, non pas enveloppé d’éclairs, de tonnerre et de fumée, avec des tremblements de terre, mais comme le Père du Seigneur Jésus Christ dans une proximité de pure grâce. Deuxièmement, au lieu d’énoncer une promesse de bénédiction conditionnée par l’obéissance de l’homme, il annonce qu’une bénédiction présente et absolue est accomplie pour tout croyant de nos jours, ceci étant exclusivement l’œuvre de Dieu.

Troisièmement, au lieu que la bénédiction annoncée soit de nature temporelle et matérielle pour une nation, notre bénédiction est spirituelle, et donc d’un caractère plus élevé, plus merveilleux que quoi que ce soit qui est discerné par les sens naturels. Quatrièmement, elle n’est pas limitée de la même manière que les bénédictions proposées à Israël l’étaient, comme les versets du Deutéronome l’indiquaient (quoique leurs bénédictions auraient été nombreuses), mais toutes les bénédictions spirituelles sont incluses, car Dieu les a données en abondance, sans réserve. Cinquièmement, ces bénédictions ne se trouvent pas, comme celles d’Israël, dans un cadre terrestre, mais elles sont « dans les lieux célestes ». C’est la sphère de toute la bénédiction chrétienne maintenant – bien au-dessus de tout ce qui est de la terre, en sécurité pour nous, sans risque d’être perdues.

Mais de plus, ces bénédictions sont vues, non pas en relation avec la première création, et données à l’homme dans la chair, mais en relation avec Christ, car toutes ces choses sont « en Christ », le Chef d’une nouvelle création, en contraste avec les hommes qui sont « en Adam », le chef de la première création, et Israël sous la loi, qui espérait recevoir la bénédiction dans ces circonstances (cf. 1 Corinthiens 15.22).

Quelle reconnaissance nous devons au Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ !

 

 

2         Éphésiens 1:3-4

Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ; selon qu’il nous a élus en lui avait la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui en amour.

15 avril 1993

En écrivant cela, Paul s’identifie avec tous les saints de l’assemblée d’Éphèse. Lui comme eux pouvaient au moins savoir absolument que Dieu le Père les avait choisis en Christ, non pas après qu’ils aient montré leur caractère sur la terre, mais avant la fondation du monde. C’est une chose accomplie par la volonté souveraine de Dieu, complètement indépendante de toute question concernant leur responsabilité, leur caractère, ou leurs actions. C’est absolument la grâce de Dieu. Si cela était vrai des chrétiens d’Éphèse, c’est tout aussi vrai de tout enfant de Dieu, partout et en tout temps.

Cependant, qui peut savoir qu’il a été choisi par Christ, et comment peut-il le savoir ? Les incrédules ne peuvent certainement pas savoir une telle chose. C’est seulement lorsque quelqu’un a reçu le Seigneur Jésus, en se confiant en Lui comme son Sauveur et Seigneur, qu’il lui est possible d’avoir l’assurance d’une bénédiction aussi grande. Quand il est amené à recevoir le Seigneur Jésus, il découvre alors que, en fait, ce n’est pas lui qui a pris l’initiative dans cette affaire : c’est le Seigneur qui S’est occupé de lui, et qui l’a reçu – quoiqu’il soit tout aussi vrai qu’il a reçu le Seigneur : « À tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu » (Jean 1:12).

Lorsque Charles Spurgeon demanda à une dame âgée ce qu’elle pensait de l’élection, elle répondit : Si je savais qu’il n’y a que deux personnes qui soient élues, je m’assurerais d’être l’une d’elles. Elle pensait peut-être à ce verset : « Étudiez-vous d’autant plus à affermir votre appel et votre élection » (2 Pierre 1:10). Qu’il est sage de vous assurer que vous êtes véritablement un enfant de Dieu !

 

 

3         Éphésiens 1:12-13

Afin que nous soyons à la louange de sa gloire, nous qui avons espéré à l’avance dans le Christ : en qui vous aussi vous avez espéré, ayant entendu la parole de la vérité, l’évangile de votre salut ; auquel aussi ayant cru, vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse.

24 octobre 1984

Du fait que l’évangile était d’abord pour les Juifs, il est question en premier des Juifs comme s’étant confiés en Christ. Au verset 13, le vous distingue les Gentils (les non-Juifs) qui, eux aussi, ayant entendu la parole de la vérité, l’évangile de leur salut, s’étaient confiés en Christ. Notez que leur confiance n’était pas simplement dans l’évangile, mais dans la Personne de Christ, qui est l’Objet de l’évangile. Et il est insisté sur cela en rapport avec le fait qu’ils aient été scellés de l’Esprit : « ayant cru, vous avez été scellés ». Il n’est pas question, quant à eux, qu’ils aient eu une expérience supplémentaire, ou qu’ils soient entrés plus avant dans la vérité de l’œuvre de Christ en rédemption, mais simplement de ce qu’ils ont cru en Christ personnellement. En conséquence, le croyant le plus simple a part au sceau de l’Esprit. En tant que sceau, l’Esprit de Dieu est la marque même sur le croyant, qu’il appartient à Dieu, ce qui en conséquence est absolu et éternel.

L’expression le « Saint Esprit de la promesse » peut nous faire penser à Jean 7:37-39 : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi ... des fleuves d’eau vive couleront de son ventre. (Or il disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en lui) ». Là, le Seigneur Jésus, lorsqu’Il était sur la terre, a promis le Saint Esprit à ceux qui croyaient en Lui, une promesse qui se réaliserait après qu’Il ait été glorifié. Et elle s’est réalisée dans le livre des Actes. Notez encore que le passage d’Éphésiens insiste à deux reprises sur la foi en Lui personnellement, non pas seulement en ce qu’Il a accompli, et qu’elle ne dépend pas de notre compréhension concernant ce qu’Il a accompli. Elle s’adresse à tous ceux qui croient en Lui. Rien ne dépend de notre connaissance : tout dépend de Sa grâce.

 

 

4         Éphésiens 1:16-17

Faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne l’esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance.

19 novembre 1984

Dans cette précieuse prière, Christ est vu comme Homme : c’est pourquoi il est dit de Dieu qu’Il est Son Dieu. Lorsqu’il est parlé de Dieu comme de Son Père, c’est la déité de Christ qui est mise en avant, comme au chapitre 3:14 (« le Père de notre seigneur Jésus Christ »). Mais cette prière de Paul a en vue que nous entrions dans la pleine vérité et la pleine compréhension de tout ce qui nous est donné en Christ comme étant l’Homme des conseils de Dieu. Le Père est vu comme étant la Source de toute cette gloire que le Seigneur Jésus partage avec les Siens.

Lorsqu’il est demandé que Dieu leur donne « l’esprit de sagesse et de révélation », ce n’est pas le don de l’Esprit de Dieu personnellement, car le verset 13 nous a montré auparavant que les croyants sont scellés du Saint Esprit. Mais, de même que « l’esprit de douceur » (Galates 6:1) indique une attitude caractérisée par la douceur, ici, c’est une attitude caractérisée d’abord par la sagesse, puis par la révélation. La sagesse, c’est appliquer avec justesse quelque connaissance que ce soit que nous ayons apprise. Mais l’esprit de révélation, ce serait un état d’âme qui est prêt à recevoir directement de Dieu quelques pensées que ce soit qu’Il peut révéler à nos cœurs. Ainsi, alors que nous méditons sur Christ et Sa Parole, des choses précieuses peuvent soudain nous venir à la pensée, qui ne sont pas simplement le résultat de l’étude et de la sagesse, mais qui nous sont clairement révélées par Dieu. Dans Sa grâce et Sa bonté, Il nous donne, comme suite à notre attitude de dépendance et de soif dans notre âme, un tel encouragement personnel. Bien entendu, de telles choses avaient toujours été dans Sa Parole, mais nous ne les avions pas vues jusque-là. Que les voies de notre Dieu et Père sont merveilleuses !

Mais il est aussi insisté : « dans sa connaissance », car c’est seulement en Le connaissant personnellement que nous comprenons correctement Ses conseils et Ses voies.

 

 

5         Éphésiens 1:22-23

Il a assujetti toutes choses sous ses pieds, et l’a donné (Christ) pour être chef sur toutes choses à l’assemblée, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous

29 novembre 1993

Dans Hébreux 2:8, il nous est dit que « maintenant nous ne voyons pas encore que toutes choses lui soient assujetties ». Bien que nous ne le voyons pas, cela est déjà absolument vrai. Le Fils de l’Homme fidèle et béni, le Seigneur Jésus Christ, a glorifié Dieu par son sacrifice sans égal au Calvaire, et Dieu, en retour, L’a élevé par sa grande puissance, Lui donnant la plus haute place dans l’univers, toutes choses étant mises sous Ses pieds maintenant déjà.

Christ est Chef sur toutes choses – Chef de tout homme (1 Corinthiens 11:3), Chef de la nouvelle création (Colossiens 1:15-17) – Chef des nations (Psaume 18:43) – Chef de Son corps, l’Assemblée (Colossiens 1:18). Cependant, Sa suprématie n’est pas reconnue par les hommes en général. C’est pourquoi il est dit qu’Il est Chef sur toutes choses à l’Assemblée. Seule l’Assemblée reconnaît cette grande gloire qui Lui est donnée. Nous attendons le jour où Il sera manifesté dans Sa grande puissance et Sa gloire suprême, et où Il revendiquera la dignité qui Lui revient de droit, lorsque toute la création se rendra bien compte qu’Il est Chef sur toutes choses.

En attendant, l’Église a l’immense bénédiction d’avoir avec Lui une telle proximité qu’elle est « son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ». Étant Celui qui remplit tout en tous, c’est-à-dire, en tant que Dieu, Il n’a besoin de rien. Toutefois, il n’est pas bon pour Lui, en tant qu’Homme, l’Homme Christ Jésus plein de grâce, d’être seul ; Il a besoin de l’Église pour qu’elle soit Sa plénitude, Son complément, afin que s’accomplisse la vérité extraordinaire de l’union éternelle de ce Seigneur béni avec Ses bien-aimés.

Qu’il est merveilleux que Celui qui n’a besoin de rien ait tout de même besoin de nous ! C’est ce que Dieu, dans Sa grâce, a décrété et amené à se réaliser.

 

 

6         Éphésiens 2:7

Afin qu’il montrât dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le christ Jésus.

16 août 1987

Dans tous les temps, Dieu a montré de la miséricorde, de la bonté et de la grâce à l’humanité, car notre existence même, notre maintien sur la terre, sont dus à la grâce de Dieu. Mais aucune période précédente ne peut se comparer avec la période présente de la grâce, qui a débuté à la suite du grand sacrifice du Seigneur Jésus au Calvaire et de Son ascension, lorsqu’Il est remonté dans la gloire de Dieu. Seule cette période est désignée comme « l’administration de la grâce de Dieu » (Éphésiens 3:2). Dieu avait promis aux fils d’Israël une grande bénédiction s’ils obéissaient à sa loi, mais quand Christ, le Fils de Dieu, est venu vers cette nation, elle s’était enfoncée si bas dans la désobéissance et la rébellion que ses chefs ont conspiré pour Le mettre à mort et rejeter l’autorité de Dieu. Mais Dieu L’a ressuscité d’entre les morts et, envoyant plusieurs serviteurs, a encore donné à Israël l’occasion de se repentir de leur tragique folie. Israël, inflexiblement, a refusé les offres de pardon de Dieu.

Maintenant, Dieu, dans sa sagesse merveilleuse, a envoyé le message de la grâce loin au-delà des frontières d’Israël, à toutes les nations qui sont sous le ciel. Aux Gentils (les non-juifs) Dieu n’avait pas donné de promesses, et cependant ils sont maintenant invités à recevoir par la foi beaucoup plus que ce que les fils d’Israël auraient pu recevoir s’ils avaient obéi à la loi. Car le sacrifice de Christ est proclamé comme ayant une valeur infinie pour racheter de tout péché et de l’esclavage de la loi. Sur cette base, Dieu offre toutes les bénédictions spirituelles à toute âme qui reçoit Son Fils comme Sauveur. Par pure grâce Il nous élève à une bénédiction d’une valeur infinie, nous donnant une place de proximité éternelle avec le Seigneur Jésus Lui-même, comme Son Église, destinée à être présentée comme Sa propre épouse.

Le jour est proche où Dieu aura la grande joie de manifester à tout l’univers « les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le christ Jésus ». Tout l’univers s’en émerveillera, et nous, croyants, qui formons l’Église, serons remplis de la plus humble mais profonde adoration envers Lui et Sa grâce infinie.

 

 

7         Éphésiens 2:10

Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles.

27 avril 1987

Seuls ceux qui croient au Seigneur Jésus Christ peuvent se réclamer de la dignité d’être les bénéficiaires de la propre œuvre merveilleuse de Dieu, de la manière dont ce verset en parle. Avant d’avoir été sauvés par la pure grâce de Dieu, nous attachions, comme tout le monde, beaucoup trop d’importance à nos propres actions. Même après avoir été sauvés, nous tendons à penser trop à nos propres travaux, des travaux que nous pensons faire pour le Seigneur. Mais ce que nous faisons pour Lui n’est rien en comparaison de ce qu’Il a fait pour nous, et de ce qu’Il fait maintenant en nous. Son œuvre est d’une importance infiniment plus grande que la nôtre, et Il désire que nous prenions du temps pour considérer et magnifier comme il convient les merveilles de tout Son grand travail.

Avant que nous soyons sauvés, nos œuvres étaient soit mauvaises, soit mortes, positivement nuisibles ou totalement inutiles. Quelle œuvre puissante il a fallu pour changer cela ! C’est l’œuvre d’une nouvelle création, non pas simplement la création telle qu’Adam en jouissait en Éden. Elle implique une vie beaucoup plus élevée que la vie naturelle, car elle est éternelle, c’est la vie même qui est en Jésus Christ, le Fils de Dieu. Dieu a accompli cette œuvre puissante en nous, et c’est Lui seul qui la soutient jour après jour.

Il a accompli cela aussi dans le but de produire des bonnes œuvres chez les croyants. En fait, il nous est dit qu’Il a préparé de telles bonnes œuvres pour nous, « afin que nous marchions en elles ». Ce n’est pas une chose difficile, et nous n’avons pas d’excuse pour ne pas les faire, car Il les a Lui-même préparées pour nous. Si nous ne les faisons pas, nous ne pouvons blâmer que nous-mêmes. D’autre part, si nous marchons en elles, nous n’avons pas de quoi nous vanter, car Dieu les avait préparées à l’avance.

Garder cela à l’esprit avec calme et tranquillité donnera à notre marche dans ce monde une simplicité précieuse et la diligence convenable ; car nous serons gardés de tout esprit de précipitation, désirant accomplir tout ce que nous pouvons, mais dans un esprit tranquille nous servirons le Seigneur Jésus par une affection sincère.

 

 

8         Éphésiens 2:13-14

Mais maintenant, dans le christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang de Christ. Car c’est lui qui est notre paix, qui des deux en a fait un et a détruit le mur mitoyen de clôture.

24 juin 1992

Avant la venue de Christ, les Juifs considéraient les gens des nations (les Gentils) comme des chiens, impropres à leur compagnie, n’ayant aucune part dans les bénédictions que Dieu avait données à Israël, et en conséquence, loin de Dieu et sans espoir dans le monde.

La grâce sans égale de Dieu est donc merveilleuse, qui a ouvert la porte aux Gentils pour qu’ils soient amenés près de Lui en vertu du sacrifice du Seigneur Jésus. Le Seigneur Jésus a été prêché aux Gentils, et beaucoup ont cru en Lui, et il leur a été donné, en conséquence, d’être parfaitement acceptés « en Christ ». Exactement comme les croyants juifs sont « en Christ » par grâce et par la foi, la même chose est parfaitement vraie de tout croyant des nations qui est sauvé, de quelque nationalité qu’il puisse être. Cela étant vrai, le Gentil devient un membre du même corps que les Juifs croyants, uni avec tous ceux qui ont reçu le Seigneur Jésus comme Sauveur. Le sang de Christ nous a approchés.

Christ, personnellement, devient « notre paix ». Il est Lui-même la source de la paix entre les croyants Juifs et Gentils, parce qu’Il « a détruit le mur mitoyen de clôture », le mur qui, enfermant Israël comme nation entièrement séparée, était une barrière contre les Gentils. Qu’il est merveilleux que ce mur de séparation ait été détruit par ce grand Sauveur, et que tous les vrais croyants puissent jouir de la compagnie les uns des autres, en reconnaissant le Seigneur Jésus comme le Centre de leur unité et de leur bénédiction.

Puisse chaque croyant être poussé, dans son âme et son esprit, à manifester qu’il apprécie la douceur de cette œuvre divine de puissance et de grâce, par un amour sincère de tous les chers enfants de Dieu.

 

 

9         Éphésiens 2:14-15 (1)

Car c’est lui qui est notre paix, qui des deux en a fait un et a détruit le mur mitoyen de clôture, ayant aboli dans sa chair l’inimitié, la loi des commandements qui consiste en ordonnances, afin qu’il créât les deux en lui-même pour être un seul homme nouveau, en faisant la paix.

30 novembre 1984

Christ Lui-même est notre paix, c’est-à-dire la paix entre les croyants juifs et non-juifs, qui étaient auparavant étrangers et ennemis. Il est le lien unissant les deux groupes : des deux, Il en a véritablement fait un seul, Son œuvre bénie de rédemption ayant détruit le mur mitoyen qui les avait tenus si longtemps séparés.

L’inimitié naturelle entre eux, Il l’a abolie « dans sa chair ». Étant venu dans la chair et le sang, Il a volontairement été « mis à mort en chair » (1 Pierre 3:18). Cela a ôté la culpabilité des croyants des nations, qui étaient sans loi ; mais cela a aussi délivré les Juifs de l’esclavage de la loi qu’ils avaient enfreinte. « La loi des commandements » avait maintenu séparés les Juifs et les Gentils (gens des nations), car les uns se glorifiaient dans la loi, les autres ne voulaient rien en savoir. Cependant, pour les Juifs, c’était seulement une observance extérieure avec des formes et des cérémonies. Ils pouvaient être férocement zélés à son sujet, et pourtant ne pas avoir réellement le cœur disposé à lui obéir. Mais en Christ tout cela a disparu : Il a fait en Lui-même « un seul homme nouveau » à partir de deux peuples divergents. Ainsi, Celui qui est notre paix a fait la paix dans un royaume où régnait autrefois autant d’antagonisme.

Les deux sont réconciliés à Dieu en un seul corps ; c’est-à-dire que Christ est la Tête, et les croyants Juifs et Gentils, unis ensemble, sont le seul corps de Christ. Qu’une telle unité est précieuse, en contraste avec la forte inimitié d’autrefois ! Comme cela devrait parler à nos cœurs, pour nous faire trouver notre plaisir dans une précieuse unité pratique avec les croyants de toutes les nations sous le ciel !

 

 

10    Éphésiens 2:14-15 (2)

Car c’est lui qui est notre paix, qui des deux en a fait un et a détruit le mur mitoyen de clôture, ayant aboli dans sa chair l’inimitié, la loi des commandements qui consiste en ordonnances, afin qu’il créât les deux en lui-même pour être un seul homme nouveau, en faisant la paix.

29 août 1992

C’est un fait merveilleux que nous, comme tous ceux qui croient au Seigneur Jésus, « ayant ... été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Romains 5:1). Mais quand il nous est dit qu’Il « est notre paix », ce n’est pas de notre paix avec Dieu qu’il s’agit, mais plutôt que le Seigneur Jésus est Lui-même la paix entre les croyants juifs et non-juifs. Par nature ils étaient ennemis les uns des autres, mais Christ, par Ses souffrances sur la croix du Calvaire, en faveur à la fois des Juifs et des Gentils (non-juifs), a accompli une œuvre de grâce merveilleuse, les amenant dans la dispensation actuelle de la grâce de Dieu. Il y avait eu un « mur mitoyen de clôture », La nation juive avait été séparée des nations par ce mur de clôture. Ils se trouvaient ainsi dans une enceinte dans laquelle les Gentils n’étaient pas admis. Mais le Seigneur Jésus a détruit ce mur, et quand il est question de ceux qui croient en Lui, ils sont vus maintenant comme étant « un seul homme nouveau », au lieu de deux compagnies séparées.

Il est beau de voir l’énergie spirituelle de Paul lorsqu’il cherche à enseigner la vérité de cette unité, et à l’encourager dans la pratique. Étant Juif lui-même, il aimait voir des non-juifs être bénis, et des croyants Juifs et Gentils marcher dans la foi et l’unité. Puissions-nous, nous aussi, contribuer à l’unité vitale de l’Église de Dieu.

 

 

11    Éphésiens 2:19

Vous n’êtes plus étrangers ni forains, mais vous êtes concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu.

21 novembre 1987 et 8 janvier 2014

Quelles merveilleuses paroles d’encouragement pour les Gentils (les non-juifs) qui jusque-là avaient été « sans Dieu et sans espérance dans le monde » ! Quels résultats magnifiques ont été accomplis par le sacrifice du Seigneur Jésus Christ sur la croix ! C’est seulement par la grâce de Dieu que les Juifs ont été sauvés, mais ils avaient eu auparavant la promesse de la venue de Christ qui leur apporterait une merveilleuse bénédiction. Les Gentils n’avaient pas une telle promesse. Cependant la grâce de Dieu en Jésus Christ, comme les branches de la vigne fructifère de Joseph, sont passées par-dessus le mur de séparation. Le salut éternel est maintenant proclamé aux Gentils sur le même fondement qu’aux Juifs.

Les Gentils n’ont pas non plus été faits Juifs : ils ne sont pas maintenant citoyens de Jérusalem ni membres de la maison d’Israël. Mais les croyants Juifs et Gentils sont faits un seul homme dans le Christ Jésus : ils sont concitoyens, non d’une ville terrestre quelconque, mais de « la cité qui a les fondements, de laquelle Dieu et l’architecte et le créateur » (Hébreux 11:10). Leur citoyenneté est en dehors de ce monde. Bien entendu, c’est seulement à la venue du Seigneur pour nous que nous serons introduits dans cette cité céleste, mais notre droit de cité est déjà maintenant établi là, avec tous les enfants de Dieu.

D’autre part, nous faisons partie « de la maison de Dieu ». Ceci est un fait présent, accompli, pour que nous l’appréciions et que nous en jouissions avant le jour où nous serons appelés vers notre demeure céleste. Car Dieu a maintenant une maison, dans laquelle chaque enfant de Dieu a sa place de droit. Il doit reconnaître l’autorité du Seigneur Jésus là, comme Fils sur la maison de Dieu, et réaliser les choses qu’Il ordonne d’une manière qui glorifie Dieu. Si nous nous réunissons au nom du Seigneur Jésus, nous nous rassemblons conformément à la vérité de la maison de Dieu, et en conséquence nous connaîtrons la douceur de Sa propre présence au milieu de nous.

 

 

12    Éphésiens 3:17-19

Que vous soyez enracinés et fondés dans l’amour ; afin que vous soyez capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, et la longueur, et la profondeur, et la hauteur, - et de connaître l’amour du Christ, qui surpasse toute connaissance ; afin que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu.

26 juin 1984

Ce n’est pas simplement en connaissance que nous devons être enracinés et fondés, mais en amour, ce principe d’authentique sollicitude pour la réelle bénédiction de ses objets. Ce ne doit pas être une chose superficielle, mais dont les racines atteignent jusqu’au fond de l’être. Et « fondés » suppose que cela est solidement fixé sur ce qui ne peut pas se rompre.

« Comprendre », ici, ce n’est pas simplement connaître au sujet de quelque chose, mais en faire l’expérience dans le cœur. Et cela doit se réaliser quant à toutes les dimensions de l’amour de Christ. Sa largeur est infinie, illimitée ; sa longueur est éternelle ; sa profondeur, incommensurable, car elle ne peut se mesurer que par la profondeur des souffrances de Christ sur la croix ; sa hauteur, inscrutable, et elle est vue dans l’exaltation actuelle de Christ au-dessus de tous les cieux, et dans les bénédictions dont nous sommes bénis en Lui.

Et cependant cet amour doit être connu, non seulement intellectuellement, mais en puissance et en réalité vivantes ; de la même manière qu’on peut respirer profondément l’atmosphère pure de l’air frais de la montagne, et cependant cette inspiration est infiniment loin de faire usage de tout l’air disponible ; ou comme on peut boire à longs traits à une fontaine qui ne tarit pas, la réserve d’eau dépassant entièrement notre capacité à boire. Qu’il est précieux, dans ce sens, d’être « remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu ». Quelle que soit notre capacité, nous n’avons aucune raison valable de ne pas être remplis en tout temps. Prenons l’habitude de vivre journellement dans cette bienheureuse atmosphère.

 

 

13    Éphésiens 4:2-3

Je vous exhorte ... à marcher ... avec toute humilité et douceur, avec longanimité, vous supportant l’un l’autre dans l’amour ; vous appliquant à garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix.

2 septembre 1993

La merveilleuse relation établie entre les croyants par la valeur des souffrances et de la mort du Seigneur Jésus et par Sa résurrection d’entre les morts est quelque chose qui dépasse infiniment toutes les relations humaines. Elle est plus proche même que celle de mari et femme. Car l’Église de Dieu est vue comme « un seul corps », dont chaque croyant est un membre vital. Qu’est-ce qui pourrait être plus proche que les membres d’un corps les uns avec les autres ? Cela est vrai de l’Église entière, composée de croyants de toutes origines, cultures, et nationalités.

« L’unité de l’Esprit » implique le travail que l’Esprit de Dieu produit dans les cœurs pour les attirer ensemble avec un amour sincère envers le Seigneur Jésus, et de l’affection les uns pour les autres. L’Esprit est l’Esprit de vérité, et l’unité à laquelle Il encourage est toujours sur la base de la pure vérité. Nous devons donc, chacun de nous, nous juger dans un esprit de douceur et d’humilité, afin que la tromperie de la chair ne s’élève pas en nous. L’Esprit de Dieu veut certainement nous encourager à avoir cet exercice afin qu’Il ne soit pas entravé dans Son œuvre d’unité précieuse.

D’autre part, souvenons-nous que « Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais de puissance, et d’amour, et de sobre bon-sens » (2 Timothée 1:7), de sorte que nous ne devons pas laisser quoi que ce soit nous décourager, même si nous ne voyons pas l’unité de l’Esprit s’exprimer aussi pleinement que nous le souhaiterions. Montrons plutôt un amour positif et actif envers les bien-aimés enfants de Dieu, et le sobre discernement qui convient à ceux qui ont été rachetés par le précieux sang de Christ. Bien que dans certains domaines nous ne voyions pas les choses du même œil, cependant, si Christ est véritablement l’Objet de nos cœurs, nous garderons réellement « l’unité de l’Esprit par le lien de la paix ».

 

 

14    Éphésiens 5:1-2 (1)

Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants, et marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur.

25 avril 1994

Comment est-il possible d’imiter un Dieu aussi infiniment grand ? En vérité, il y a tant de choses qu’Il fait qui sont bien au-delà de ce qu’il nous est possible d’imiter. Et cependant Il s’attend à ce que nous L’imitions, non pas dans Ses œuvres de puissance, mais dans l’exercice merveilleux de Son amour. C’est le véritable moteur de Sa nature, car « Dieu est amour ».

Nous avons ensuite, placé devant nous, l’Exemple suprême de cet amour. Si nous devons marcher « dans l’amour », il est bon qu’il nous soit donné l’exemple le plus élevé de ce qu’est réellement l’amour. Personne, certainement, incroyant ou croyant, n’imaginerait un instant qu’il peut se comparer à cet exemple, mais cela n’irait jamais, d’abaisser l’exemple pour autoriser la défaillance.

Cet amour n’est pas une simple émotion ressentie, mais comme nous le voyons chez le Seigneur Jésus, c’est une sollicitude sincère pour le plus grand bien de ses objets, un intérêt qui ne se laisse arrêter par rien, jusqu’au sacrifice complet de soi-même. Penser à cela humilie certainement tout croyant devant Lui, dans la plus profonde adoration d’un amour aussi merveilleux, avec le sentiment de notre propre indignité et de notre propre égoïsme, en contraste avec Son amour pur. En même temps, cela produit le désir de Lui ressembler davantage dans notre attitude envers les autres.

Le Seigneur Jésus S’est donné Lui-même pour nous, en sacrifice et offrande à Dieu. En cela Il rend un honneur suprême à Son Dieu et Père, mais Son dévouement à Dieu implique aussi Sa bonté envers nous. Ses souffrances et Sa mort au Calvaire étaient, d’une part un sacrifice, impliquant qu’Il renonce à Ses propres droits, qu’Il soumette Sa volonté à la volonté de Son Père. D’autre part, comme offrande, c’est ce qui est donné à Dieu, dans lequel Dieu trouve un délice inexprimable. Exemple merveilleux ! - mais plus qu’un exemple.

 

 

15    Éphésiens 5:1-2 (2)

Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants, et marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur.

4 novembre 1994

Que cette instruction diffère merveilleusement de ce qu’on trouve dans les Dix commandements ! Car sous la loi, Dieu était à distance du peuple, leur communiquant des lois et des règlements qui exigeaient l’obéissance. Tandis que maintenant, Dieu a révélé Son grand amour dans la Personne de Son Fils bien-aimé, et par l’évangile Il a amené des pécheurs coupables hors de leur état de péché, pour qu’ils fassent confiance à Celui qui s’est donné Lui-même pour eux, et qu’ils aient de l’amour pour Lui.

Maintenant, au lieu d’exiger de l’obéissance à de nombreuses lois, Dieu attire notre attention vers Sa Personne même, n’exigeant pas, mais demandant avec douceur que les croyants soient Ses imitateurs. En fait, Il les nomme ses « enfants bien-aimés, au lieu d’un « peuple de cou roide » (Exode 32:9 ; Deutéronome 9:6) comme au temps où Il donnait la loi à Israël.

Nous avons un Exemple merveilleux à suivre, plutôt que des lois rigides auxquelles nous devons obéir. Ce grand Dieu a donné Son Fils, et Son Fils nous a aimés et S’est livré Lui-même pour nous. Dieu Lui-même est un exemple, en ce qu’Il donne Son Fils bien-aimé. Et Son Fils est un Exemple en ce qu’Il s’est donné Lui-même pour nous.

Notre Seigneur s’est donné Lui-même à la fois comme offrande et comme sacrifice – pour nous, mais à Dieu. Cette offrande nous parle de la valeur merveilleuse de ce grand Don envers Celui à qui le don était fait. C’était une odeur agréable, faisant les délices de Dieu, avec une telle valeur à Ses yeux que Dieu accepte tout croyant sur la base de ce don. En tant que sacrifice, cela nous parle du prix immense que cela a été pour le Seigneur Jésus, infiniment plus que ce que nos esprits ne pourraient jamais imaginer. Si nous pensons à faire quelque sacrifice pour l’amour du Seigneur, souvenons-nous que Son sacrifice était plus grand qu’une chose quelconque à laquelle nous renoncerions pour Lui.

 

 

16    Éphésiens 5:1-2 (3)

Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants, et marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur.

21 juin 2003

Être imitateurs de Dieu est un privilège extraordinaire pour les croyants. Le caractère de Dieu est vu dans le fait qu’Il nous a pardonné en Christ (Éphésiens 4:32), et le caractère de Christ est représenté de manière très belle comme étant la pleine manifestation du caractère de Dieu. Il n’est pas étonnant qu’il nous soit dit de marcher dans l’amour, en ayant l’exemple parfait de l’amour de Christ qui « s’est livré Lui-même pour nous comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur ».

Ce grand sacrifice était pour nous, et cependant il était à Dieu, car c’est Dieu qui reçoit le plus grand honneur, la plus haute exaltation, dans ce sacrifice. En tant qu’offrande, l’accent est mis sur la valeur que Dieu en reçoit, mais comme sacrifice il est plutôt insisté sur le prix immense que cela a coûté au Seigneur Jésus.

Ce sacrifice est un « parfum de bonne odeur », ce qui nous rappelle Lévitique 1:9 qui parle de l’holocauste de cette manière. L’holocauste était entièrement brûlé, toutes ses parties montant vers Dieu dans le feu. Il ne parle pas des souffrances de Christ à cause de nos péchés, comme le font le sacrifice pour le péché et le sacrifice pour le délit, mais parle plutôt du sacrifice satisfaisant parfaitement Dieu et faisant les délices de Son cœur. L’aspect du sacrifice de Christ comme sacrifice pour le péché est également d’une importance vitale, afin que notre culpabilité puisse être ôtée ; mais le plaisir que Dieu trouve dans ce sacrifice a plus d’importance, et de même aussi, notre marche dans l’amour doit être pour le plaisir de Dieu.

 

 

17    Éphésiens 5:18-19

Et ne vous enivrez pas de vin, en quoi il y a de la dissolution ; mais soyez remplis de l’Esprit, vous entretenant par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur.

24 août 1984

Quel contraste absolu apparaît ici entre l’intoxication par des choses qui plaisent physiquement, et la joie pure et précieuse d’être remplis de l’Esprit. Il y a bien des choses avec lesquelles on peut s’enivrer, telles que l’amour de l’argent, la prééminence, le sentiment personnel d’importance (même dans le domaine religieux), les sports, l’excitation, et beaucoup d’autres ; et alors la maîtrise de soi, sobre et calme, disparaît. Mais celui qui est rempli de l’Esprit est maître de son propre esprit. (1 Corinthiens 14:32). Tout vrai croyant a toujours l’Esprit de Dieu demeurant en lui, mais être « rempli de l’Esprit », c’est Lui laisser toute la place dans tous les domaines de notre vie. Que personne n’ose prétendre que cela est vrai de lui à un moment quelconque ; mais plutôt, que cela soit vrai. La mesure dans laquelle Christ est réellement notre Objet sera la mesure dans laquelle nous serons remplis de l’Esprit à quelque moment que ce soit.

Alors qu’on peut certainement être rempli de l’Esprit en parlant pour le Seigneur (cf Actes 13:9-11), cela peut aussi être vrai en chantant des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels. Le mot « psaume » fait allusion à un chant sacré accompagné d’un instrument à cordes. Les hymnes sont des cantiques de louange adressés à Dieu ; et le mot est évidemment employé aussi pour nombre de psaumes, bien que tous les psaumes ne soient pas des hymnes, ni que les hymnes ne soient obligatoirement des psaumes. L’expression « cantiques spirituels » englobe un champ plus large que la louange, car il peut comprendre des cantiques d’expérience spirituelle, le rappel d’évènements scripturaires, et la méditation sur des vérités de l’Écriture. Mais dans tous ces chants nous pouvons être remplis de l’Esprit.

 

 

18    Éphésiens 6:10. 11

Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force ; revêtez-vous de l’armure complète de Dieu, pour pouvoir tenir ferme contre les artifices du diable.

11 mars 1991

Que les croyants soient sur la défensive, ou qu’ils prennent l’offensive, nous avons absolument besoin de l’armure complète de Dieu. Car l’ennemi, ce ne sont pas simplement des hommes sans piété – et certainement pas d’autres chrétiens – mais Satan et ses agents de méchanceté, qui sont toujours en alerte pour faire le plus de dommages possibles au témoignage du peuple de Dieu. Lorsque David allait partir contre Goliath, Saül pensa nécessaire de faire revêtir à David sa propre armure, mais David en avait une meilleure, non pas matérielle, mais l’armure de Dieu. Celle-ci est appelée « les armes de la lumière » en Romains 13:12, car elle implique que nous n’ayons rien de caché dans nos vies, mais que tout soit transparent et clair comme la lumière devant Dieu. Comme « armes de justice » (2 Corinthiens 6:7), elles nous enseignent aussi que la justice pratique est à la fois une protection et un témoignage positif devant le monde.

En Luc 11:21, 22, nous lisons : « Quand l’homme fort, équipé de ses armes, garde son palais, ses biens sont en sûreté ; mais s’il en survient un plus fort que lui qui le vainque, il lui ôte l’armure dans laquelle il se confiait ». Satan est cet homme fort, mais Christ est Celui qui est « plus fort que lui ». Christ a surmonté toute la puissance de Satan, pour délivrer beaucoup de ceux qui avaient été ses esclaves.

Le croyant peut compter sur la force du Seigneur Jésus pour lui permettre aussi de surmonter la puissance rusée de Satan. Mais pour cela, il doit avoir revêtu « l’armure complète de Dieu ».

 

 

19    Éphésiens 6:14

Revêtez la cuirasse de la justice.

15 avril 1991

La première cuirasse dont nous parle l’Écriture est le « pectoral de jugement » (Exode 28:15) porté par le souverain sacrificateur en Israël. Il était fait « d’or, de bleu, et de pourpre, et d’écarlate, et de fin coton retors ». Le souverain sacrificateur est une figure du Seigneur Jésus, l’or parlant de sa gloire divine, la pourpre de sa royauté sur Israël, l’écarlate, du caractère plein de chaleur et d’attrait de son honneur universel, et le lin, de la pureté morale absolue de son humanité. Sur ce pectoral étaient placées les douze pierres précieuses, chacune se rapportant à l’une des tribus d’Israël. Cela illustre, de manière très belle, que le Seigneur Jésus porte tous ses bien-aimés sur son cœur devant Dieu.

La cuirasse d’Éphésiens 6 a un caractère différent. C’est une partie importante de l’armure dont chaque chrétien a besoin dans sa lutte contre Satan et son armée de démons, qui sont engagés dans une guerre à laquelle trop souvent les croyants ne sont pas préparés. La cuirasse est la bonne protection pour le cœur. L’ennemi essaiera par ruse de nous attaquer au niveau des sentiments d’affection de notre cœur, et il est presque certain que nous cèderons si nous n’avons pas sur nous la cuirasse de la justice, c’est-à-dire la justice pratique dans notre conduite et notre attitude.

On voit souvent un exemple de cela dans la manière dont les gens se laissent influencer par l’argument spécieux que, puisque Dieu est un Dieu d’amour, il ne destinera certainement aucune de ses créatures à l’enfer. Une telle affirmation en appelle aux sentiments, mais elle ne tient pas compte du fait solennel que Dieu est juste. Nous ne serons pas vulnérables si nous avons revêtu la cuirasse de la justice.

 

 

20    Exode 12:11 ; Éphésiens 6:14

Vos reins (étant) ceints.

Mettez autour de vos reins la ceinture de la vérité.

22 avril 1991

Ceindre nos reins a pour nous une signification spirituelle essentielle. Il était commandé à tous les fils d’Israël de faire ainsi parce qu’ils étaient sur le point de quitter l’Égypte. Leurs vêtements amples devaient être retenus par une ceinture afin qu’aucun pan flottant ne risque de les faire trébucher dans leur voyage, ce voyage qui est l’image de notre course terrestre vers le ciel. Se ceindre parle de la discipline que chaque croyant devrait apprendre à exercer sur lui-même au début de sa marche avec Dieu.

En Exode 39:29 nous voyons les ceintures des sacrificateurs faites de coton retors, de bleu, de pourpre, d’écarlate, en broderie. Tous les croyants sont sacrificateurs. Le fin lin (ou byssus) parle de la pureté morale de la personne du Seigneur Jésus ; le bleu, de son caractère céleste ; la pourpre, de sa gloire royale ; et l’écarlate, du caractère chaleureux et attirant de sa renommée universelle. Si ces choses sont estimées à leur juste valeur dans nos cœurs, elles auront un effet heureux de discipline personnelle dans nos vies.

Le prophète Élisée portait une ceinture de cuir (2 Rois 1:8), et un autre prophète, Jean le Baptiseur, de même (Matthieu 3:4). Les soldats également en portaient fréquemment une. Pour être de fidèles prophètes ou de bons soldats de Jésus Christ, nous devons agir de la même manière. Le cuir suggère une discipline personnelle plus sévère, plus stricte, qui limite étroitement nos désirs. Cette ceinture nous permet d’avoir une force plus intense dans la bataille, en même temps qu’elle nous est une protection. Nos reins doivent être ceints de la vérité. Il ne s’agit pas là d’user de la Parole comme d’une épée pour combattre contre d’autres personnes, mais de permettre à la pure vérité de la Parole de garder notre caractère et notre conduite sous son contrôle et sa discipline – un effet des plus positif et salutaire.

 

 

21    Éphésiens 6:17

Prenez aussi le casque du salut.

29 avril 1991

Le casque, pour le soldat, était une protection pour une partie essentielle du corps.

Il est évident que Goliath avait négligé de rabattre sur son front la visière de son casque parce qu’il méprisait David, et David a lancé sa pierre avec une extrême précision. Au point de vue spirituel, David avait mis son casque, mais Goliath, non. Le casque est la protection pour les pensées. En avons-nous besoin ? Par expérience, nous savons que oui. « Les armes de notre guerre, en effet, ne sont pas charnelles, mais puissantes par Dieu pour la destruction des forteresses, renversant les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, amenant toute pensée captive à l’obéissance de Christ » (2 Corinthiens 10:4,5). Goliath était hautain, et fier de ses propres capacités : il n’avait pas besoin du casque de Dieu. David, par contre, raisonnait, non par l’intelligence humaine, mais du point de vue du salut de Dieu. Il portait le casque de Dieu, et ne se vantait pas de sa propre adresse.

Un jeune homme chrétien m’a raconté une fois qu’il avait employé tous les bons arguments intellectuels qu’il connaissait en discutant avec un athée, mais que l’homme était tellement intelligent qu’il avait commencé à faire douter le chrétien concernant sa propre foi. Ce jeune homme n’avait pas mis son casque. S’il l’avait mis, il aurait parlé en se plaçant du point de vue du salut de Dieu, non de celui de l’intelligence humaine. Le casque du salut me gardera humble, ne me vantant pas de ma sagesse ou de quoi que ce soit d’autre, mais dans le sentiment que la sagesse supérieure de Dieu a rendu la sagesse de ce monde insensée, annulant tout le pouvoir de Satan et faisant don d’un salut éternel à tous ceux qui voudront mettre leur confiance dans le Seigneur Jésus. C’est là une merveilleuse protection pour nos esprits.

 

 

 

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