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Livre de Malachie ch. 1 à 3

 

 

Il s’assiéra comme celui qui affine et purifie l’argent — Malachie 3:3

 

 

Philippe Laügt

 

Table des matières :

1      Quelle réponse est-elle donnée à l’amour de Dieu ?

2      Relation avec les autres — Respect du mariage

3      Cautérisation de la conscience

4      Dieu intervient

5      Le résultat final

 

 

 

1                    Quelle réponse est-elle donnée à l’amour de Dieu ?

Le livre de Malachie est le dernier appel à la conscience et au coeur du peuple juif, au milieu duquel Christ apparaîtra, après quatre siècles de silence absolu sur le plan prophétique. Un dialogue révélateur s’engage entre l’Éternel et le peuple.

Il met en évidence dès les premières paroles (1:2), du côté de Dieu, un amour éternel, personnel, source de tant de bénédictions : «Je t’ai aimé». Du côté d’Israël, l’ingratitude de l’inconscience et même de l’insolence. Ce peuple ose même mettre en doute Ses sentiments les plus tendres et demande avec audace : «En quoi nous as-tu aimé» ?

Le peuple foulait aux pieds les commandements divins les plus impératifs (1:8 ; Lév. 22:17-25). Et son attitude montrait continuellement à quel point il méprisait le nom de Dieu. Il était loin de lui rendre l’honneur dû à un père ou même la crainte due à un Maître.

À la fin de l’économie de la grâce, tous ces enseignements, ces appels, cette répréhension doivent s’appliquer sans réserve à notre conscience et à notre coeur, nous qui sommes les objets de tout l’amour de Christ. Quelle est notre réponse à la merveilleuse grâce manifestée par l’oeuvre de la Croix, à ses soins incessants de Dieu à notre égard ? Peut-être seulement des murmures ou de l’insoumission à Sa volonté. Peut-être méprisons-nous son désir clairement exprimé : faire de ses rachetés un peuple d’adorateurs ? On manifeste alors de l’indifférence, voire de l’ennui (1:12) , à l’égard du Culte en esprit et en vérité, qu’Il attend de la part de chacun des siens (Jean 4:2 3 ; Héb. 13:15).

Les sacrificateurs auraient dû prendre à coeur d’écouter et de donner gloire à Dieu (2:2). Appelés au même service (1 Pier. 2:5) les enfants de Dieu ont-ils veillés à le remplir d’une manière qui plaise à Dieu ? Il faut reconnaître avec humiliation qu’il n’en est rien. Trop souvent c’est le serviteur qui est glorifié plutôt que son Seigneur !

De Lui seul il peut être dit : «L’iniquité ne se trouva pas sur ses lèvres ; il marcha devant Moi dans la paix et dans la droiture» (2:6). Les huissiers envoyés pour Le prendre, étaient contraints de reconnaître : «Jamais homme ne parla comme cet homme» (Jean 7:46). Lui seul a détourné «de l’iniquité beaucoup de gens» (2:6).

La profession chrétienne, dont nous faisons partie, offre aujourd’hui un triste spectacle. Il ne diffère pas sensiblement de celui décrit par le prophète Malachie. Il faut confesser que ceux qui  maintenant ont une responsabilité comparable à celle des sacrificateurs, des scribes ou des pharisiens, font broncher beaucoup de gens : ils ne mettent pas l’Écriture en pratique que pourtant ils enseignent (Matt. 23:3-4). Cette façon d’agir les rend vils et méprisables aux yeux de tous (2:9).

La loi de la vérité (2:6) était dans la bouche du Seigneur Jésus. Mais nos paroles le fatiguent (2:17), si elles ne sont pas l’expression d’un coeur qui l’aime. Elles ne sont plus que de vaines redites (Matt. 6:7).

 

2                    Relation avec les autres — Respect du mariage

L’Éternel pose une question très sérieuse : «Pourquoi agissez-vous perfidement chacun envers son frère ?» (2:10). La perfidie, se manifeste, hélas, fréquemment même chez les enfants de Dieu. C’est une abomination à Ses yeux. Prenons garde à notre esprit (2:15).

Dans toute cette partie du livre revient ce mot «perfidement». Dieu est trahi, son sanctuaire profané par des mariages infidèles (2:11-12). Pour Israël, se marier avec «la fille d’un dieu étranger», c’est mépriser sa consécration à Dieu. Si aujourd’hui un chrétien épouse un incrédule, ce qui est devenu, hélas, fréquent, il désobéit formellement au Seigneur. Il fait du tort à ses frères et soeurs dans la foi. Il se montre aussi déloyal vis à vis de son époux ou de son épouse, en lui laissant penser que les commandements divins sont de peu d’importance (2 Cor. 6:14 ; 1 Cor. 7:39). On peut aussi se comporter perfidement vis à vis de son conjoint (2:13-14). Agir avec malice et fausseté avec «la femme de notre alliance», c’est à dire celle envers laquelle nous nous sommes étions engagés le jour de notre mariage.

Malgré de grandes démonstrations extérieures de piété : un autel couvert de larmes et de gémissements, Dieu met à nu cette perfidie : «Je hais la répudiation». C’est un des grands dangers de notre époque. Banalisé de plus en plus par le monde, le divorce n’est pas une chose banale pour Dieu. En agissant de cette manière, l’homme cherche à détruire Son oeuvre, et s’oppose à Sa pensée (Matt. 19:5). Dans la coulisse, l’Ennemi est à l’oeuvre, l’homme n’est plus qu’un pantin dans sa main. Quelqu’un a dit : Satan cherche d’abord à nous éloigner de Dieu, puis à nous séparer les uns des autres et enfin à nous diviser en famille».

 

3                    Cautérisation de la conscience

Faute d’un jugement sérieux de soi-même, la conscience se cautérise. On en vient même arriver à dire : «En quoi l’avons-nous fatigué» ? L’Éternel qui «éprouve les reins et le coeur» (Jér. 11:20) répond : «En ce que vous dites : Quiconque fait le mal est bon aux yeux de l’Éternel, et c’est en eux qu’il prend plaisir — ou bien : où est le Dieu de jugement ? (2:17).

Au mépris de l’Écriture, Dieu est accusé de favoriser les méchants. Sa justice, et même Sa capacité d’intervenir, sont mis en doute. C’est une terrible provocation, une révolte ouverte contre Dieu. Dans l’épreuve se soumet-on au Seigneur ou est-on prêt à l’accuser de ne pas intervenir ? À travers nos épreuves, Dieu nous forme et nous amène à nous repentir. Il faut se confier toujours plus dans sa bonté.

 

4                    Dieu intervient

Malachie signifie «le messager de l’Éternel». Le Seigneur donne ce titre à Jean le baptiseur. Il était chargé de préparer devant Lui le coeur de son peuple (Matt. 11:10). Il répétait : «Repentez-vous, car le royaume des cieux s’est approché» (Matt. 3:2).

Le rejet du Messie a suspendu le cours de la prophétie. Mais tout à l’heure le Seigneur reprendra ses voies envers les fils de Lévi : Il achèvera son travail d’affinage et d’épuration. Il viendra soudainement à son Temple, pour exercer le jugement. Une grave question se pose alors : «Qui supportera le jour de Sa venue et qui subsistera lorsqu’Il se manifestera» ? (3:1-2 ; Zach. 13: 9). Elle est de nature à faire réfléchir ceux qui réclament avec tant de prétention, et d’ironie, la prompte apparition du Juge souverain.

Actuellement nous sommes dans la «parenthèse de la grâce». Les nations, autrefois sans Dieu dans le monde, sont maintenant approchées par le sang de Christ (Éph. 2:13). La bonne nouvelle de la paix est annoncée à ceux qui étaient loin — les nations — et à ceux qui étaient près — Israël. Pierre après pierre, l’Église est édifiée, pour être une habitation de Dieu par l’Esprit (Éph. 2:22).

Toutefois le temps de la patience divine touche à son terme. Le temps est venu de commencer le jugement par la Maison de Dieu (1 Pier. 4:17). Le Seigneur va venir chercher son Église, avant la grande Tribulation. Mais auparavant Dieu opère un travail soigneux, patient, chez les siens. Il veut, dans son amour, rendre ses rachetés conformes à la radieuse image morale de son Fils (Rom. 8:29). Si nous sommes des enfants de Dieu, nous ne serons pas exemptés de la discipline qui règne dans Sa famille (Ps. 119:75). Pour accomplir cette oeuvre en nous, Il s’assied. Il ne se lasse pas et il ne se hâte pas (És. 42:4 ; 2 Cor. 3:18).

L’activité d’un artisan fondeur, occupé à purifier le minerai d’argent ou d’or, donne du travail divin une remarquable illustration. L’affineur reste à côté du creuset, aussi longtemps que le métal est en fusion. Le Seigneur sait régler nos circonstances, attiser parfois le feu de l’épreuve en vue de nous débarrasser de tout alliage impur, mais il reste tout près de ses bien-aimés durant l’épreuve (1 Pier. 1:7 ; 4:12).

Une autre image l’accompagne : il s’agit de «la potasse des foulons». C’est un aspect un peu différent, de cette activité du Seigneur pour notre bien. Le foulon était un artisan qui pressait les étoffes ou les battait vigoureusement pour les dégraisser. Il se servait d’un détergent naturel, la potasse, qui pénétrait les tissus. Les impuretés pouvaient alors être entraînées par de l’eau. Ce travail pénétrant de la Parole est nécessaire pour nettoyer les profondeurs de l’âme (Éph. 5:26 ; Prov. 20:30).

 

5                    Le résultat final

Dieu présente ensuite quelques fidèles cachés qui faisaient partie de son trésor particulier. Faisons-nous partie aujourd’hui de ceux qui craignent le Seigneur, ceux qui pensent à son nom ? Ils s’entretiennent de Lui et attendent son retour (3:16).