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AU SUJET DU MARIAGE

 

Monard Jacques-André

ME 2005 p. 360-363

Table des matières :

1      Question :

1.1       Remarque préliminaire :

1.2       Réponse à la question concernant le mariage :

1.3       Un pas plus loin :

 

1         Question :

Un croyant peut-il se marier avec une personne appartenant à une autre dénomination ?

 

1.1       Remarque préliminaire :

Avant d’aborder le sujet, remarquons que la notion de « dénomination » est entièrement humaine. Elle ne peut trouver aucune justification dans les Écritures, bien au contraire. La chrétienté est en effet terriblement divisée, à notre honte, au déshonneur de Dieu, et au détriment de notre témoignage devant le monde. Les enseignements du Nouveau Testament concernant l’assemblée chrétienne — ou l’Église — demeurent pourtant ce qu’ils ont toujours été. Ils peuvent et doivent être reçus, crus et mis en pratique, aujourd’hui comme au temps des apôtres.

Ce qui crée et maintient séparées les dénominations — les différentes communautés chrétiennes — ce sont les pensées des hommes qui ont abandonné, altéré ou voulu compléter la révélation divine. L’autorité de l’homme a usurpé la place qui n’appartient qu’à Christ.

Dans ces derniers jours de l’histoire de l’Église, il est encore possible de découvrir dans les Écritures l’enseignement divin concernant la vie collective des croyants et de s’y soumettre. Il est encore possible de se rassembler autour du Seigneur Jésus, en gardant sa Parole, en comptant sur sa promesse et en laissant le Saint Esprit conduire le déroulement des réunions. Un tel rassemblement, qui n’est pas une « dénomination », devrait être précieux au cœur du croyant.

Il est à peine besoin de dire que ce sujet est d’une importance primordiale. Lorsqu’on voit la grande place qu’occupe l’assemblée dans les écrits du Nouveau Testament, depuis le jour où elle a été formée (Act. 2), on se convainc qu’il ne s’agit pas là d’un sujet secondaire.

 

1.2       Réponse à la question concernant le mariage :

Le principe formel « Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules » (2 Cor. 6:14) s’applique à toute association d’un croyant avec un incrédule. Mais ne concluons pas de ce verset qu’il suffise que deux personnes soient croyantes pour qu’elles puissent se placer sous un même « joug ». Comment pourraient-elles marcher ensemble si elles ne sont pas d’accord ? (cf. Amos 3:3).

Souvenons-nous de ce que Dieu a dit lors de l’institution du mariage, lorsqu’il a formé Ève pour Adam. Nous avons là une instruction d’une immense portée, valable dans tous les temps. « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide qui lui corresponde » (Gen. 2:18). Une femme doit être une aide pour son mari, et pour qu’elle le soit, il faut qu’elle lui corresponde. Cette correspondance peut être recherchée sur tous les plans, mais, pour le chrétien, c’est dans le domaine spirituel qu’elle est la plus importante. En fait, elle a une importance qui dépasse toute autre considération. Un jeune croyant qui envisage le mariage doit donc se demander, en priant Dieu de l’éclairer à ce sujet : la jeune fille à laquelle je pense pourra-t-elle être une aide qui me corresponde ? Et une jeune croyante doit se poser une question similaire.

La question posée en tête de ces lignes se ramène donc à celle-ci : la vie chrétienne collective, c’est-à-dire la vie d’assemblée telle qu’elle est enseignée dans les épîtres du Nouveau Testament, est-elle une chose importante ou secondaire ? Si c’est une chose importante, il est indispensable que mon conjoint puisse m’aider dans ce chemin, que nous puissions nous y aider mutuellement.

Pour un croyant qui a compris l’enseignement de la parole de Dieu concernant le rassemblement autour du Seigneur et qui désire y marcher fidèlement, il n’y a aucune hésitation possible. Il dira : je ne peux pas m’unir pour la vie à une personne qui n’est pas d’une même pensée avec moi, pour marcher ensemble avec des cœurs engagés dans ce chemin.

 

1.3       Un pas plus loin :

Cependant, pour des croyants qui pensent au mariage, serait-ce suffisant d’appartenir l’un et l’autre à un rassemblement approuvé par le Seigneur ? Un croyant attaché à Jésus se demandera : Celui ou celle qui pourrait devenir mon conjoint aime-t-il le Seigneur ? A-t-il un cœur engagé pour servir le Seigneur ou un cœur rempli des choses du monde ? Est-il soumis à la Parole, dans ses pensées et dans son comportement ? Pour qu’il puisse m’aider dans le chemin de la foi, ce sont des conditions indispensables.

Nous sommes responsables devant Dieu en proportion de ce que nous avons reçu. Si, par la grâce de Dieu, nous avons été mis en contact avec des enseignements de la Parole qui sont souvent ignorés ou négligés, nous sommes responsables de nous les approprier personnellement par la foi, d’en être « pleinement convaincus » (cf. 2 Tim. 3:14), de les retenir soigneusement et de les mettre en pratique. C’est là le chemin de la bénédiction, le chemin où nous glorifierons Dieu.

Quelle bénédiction quand, dans un couple, une entière communion spirituelle est réalisée ! Les lectures de la parole de Dieu sont l’occasion d’heureux échanges. L’accord dans la prière est réalisé déjà dans la famille. Chacun des conjoints organise son temps de manière à faciliter la fréquentation en commun des réunions de l’assemblée, dans la mesure où cela est possible. Et ce que le Seigneur a donné pour l’édification dans une réunion peut être ensuite un sujet d’entretien, de réflexion ou d’approfondissement dans le couple. Lorsque l’un des conjoints est retenu à la maison par des devoirs familiaux, l’autre peut lui rapporter quelques miettes de ce qu’il a reçu pour lui-même. S’il y a des enfants, les parents peuvent être d’une même pensée pour les enseigner et pour répondre à leurs questions (cf. Ex. 12:26 ; 13:14 ; Deut. 6:7 ; Jos. 4:21). Si le mari s’engage quelque peu dans le service public, par exemple en exprimant parfois une prière, ou en présentant de temps à autre un passage de la parole de Dieu, sa femme peut opportunément l’encourager ou lui donner un conseil, tout en gardant la place de soumission que Dieu lui a donnée. Les exercices et les joies de la vie d’assemblée peuvent être vécus ensemble sous le regard du Seigneur.

Jeunes croyants, pesez bien tout cela avant d’engager votre cœur.

 

Sur l’ensemble du sujet du mariage, voir l’article : « Au commencement il n’en était pas ainsi » (M.E. juillet 2004).

Concernant les passages de 2 Corinthiens 6:14 et Amos 3:3, voir les articles : « Le joug mal assorti » et « Marcher ensemble » (M.E. août 2002).