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CULTE

 

Rossier Henri

 

Table des matières :

1     La Cène : plus qu’un commandement : une invitation et un mémorial — 1 Cor. 10:16-18 ; 11:23-27

2     Le Culte en esprit et en vérité — Jean 4:1-30

 

 

 

1                    La Cène : plus qu’un commandement : une invitation et un mémorial — 1 Cor. 10:16-18 ; 11:23-27

Notes recueillies à une méditation :  ME 1932 p. 86-88

 

À mesure que nous avançons dans le chemin et que nous approchons du moment où tout sera parfait, la fête qui nous rassemble le premier jour de la semaine et qui va devenir une fête perpétuelle gagne, je n’en doute pas, nos coeurs à tous, et acquiert un prix de plus en plus inestimable, jusqu’au moment où nous en jouirons d’une manière parfaite.

Je me souviens de ma jeunesse, où, pendant bien des années j’ai pris ce repas avec les enfants de Dieu réunis au nom du Seigneur, en considérant cet acte comme un commandement du Seigneur.

Je le voyais comme un devoir, et, pourtant, ce n’est nullement un commandement, c’est une invitation. Je n’éprouvais alors aucune jouissance, et c’est peut-être le cas de plusieurs jeunes âmes... Chers amis, est-ce que nous estimons cette fête comme elle devrait l’être ? Comme un mémorial ? Le Seigneur a dit : «Faites ceci en mémoire de moi».  — Voilà la part la plus intime qui est placée devant nous : un mémorial. Pourquoi nous asseyons-nous à cette table ? Pour faire un repas présidé par le Seigneur Jésus lui-même. C’est une scène d’intimité où il est question de jouissance. Nous y venons pour nous nourrir de ce corps qui a été donné pour nous. Il s’agit d’entrer dans une connaissance intime avec cet amour qui a porté Christ à se donner Lui-même tout entier sans rien garder pour Lui, ne pensant qu’à nous.

Il y a là une communion intime avec Lui ; et encore, il y a là une communion les uns avec les autres. Tous sont conviés avec la même pensée, avec la même jouissance ; combien cela est propre à nous remplir de repos et de force ! Quand nous avons célébré ce mémorial, nous pouvons continuer la route avec une énergie nouvelle.

Voilà ce qui est avant tout notre bonheur, notre jouissance : nous nourrir de Lui, nous entretenir de cet amour sans limite que nous ne sonderons que dans l’éternité !

Une autre chose — et ma pensée va spécialement aux jeunes — ce repas, que nous faisons chaque premier jour de la semaine, est une proclamation, un témoignage. Il y a deux voix qui retentissent, l’une s’adressant au monde, l’autre montant vers le ciel.

C’est une grande chose que ce témoignage. Vous ne trouvez pas un endroit dans ce monde où il y ait un témoignage rendu dans le silence ; le nôtre, chaque premier jour de la semaine, n’a pas besoin de parole qui s’exprime par des mots, mais c’est un témoignage devant le monde.

Chers amis, il faut beaucoup penser à cela. Ce n’est pas la jouissance la plus élevée, sans doute, mais ce témoignage est d’une immense importance pour ce monde. La chose la plus élevée, c’est la voix qui monte vers le ciel, en adoration et en louanges. Je me souviens de la parole d’un cher frère, maintenant auprès du Seigneur : Ne voyez-vous pas, me disait-il, que la Cène est un cantique ?

La Cène est l’expression de l’adoration. Nous ne dirions pas un mot que la coupe que nous prenons dans nos mains serait l’adoration elle-même présentée devant Dieu. Plus nous nous occupons de cette fête qui nous est préparée, plus nous voyons des trésors en jaillir pour nos coeurs, et plus nous comprenons ce qu’elle est pour ceux qui la connaissent. Elle se répétera durant toute l’éternité ; nous la célébrerons autour de l’Agneau, dans sa grandeur et dans sa perfection.

 

 

2                    Le Culte en esprit et en vérité — Jean 4:1-30

 

Notes recueillies à une méditation ; ME 1932 p. 174-176

 

Il nous paraît étrange que le Seigneur choisisse cette pauvre femme pécheresse, méprisée, cette femme dont la vie entière parlait contre elle, pour lui révéler les choses les plus élevées que la Bible nous ait jamais fait connaître : le don de Dieu. Le Seigneur sort, pour ainsi dire, cette femme de toutes ses préoccupations terrestres, de son entourage, de son milieu de péché, pour l’introduire où ? Dans le ciel.

Cette femme montre toute son ignorance, tout son endurcissement de coeur quant aux choses de Dieu, et c’est cette pauvre créature, qui comprend à peine ce qu’est le péché, qui est introduite dans le ciel, dans la présence même de Dieu, avec la faculté de pouvoir comprendre avec intelligence ce que le Seigneur lui révèle. Dieu se manifeste à elle comme le Père, en sorte qu’il n’y a absolument aucune séparation entre cette pauvre femme pécheresse et le Dieu Saint.

Cette créature misérable a la faculté de s’approcher du Dieu Saint, elle est introduite devant Lui comme son enfant. Le Seigneur lui parle du Père, elle peut Le connaître comme tel, et l’adorer, elle, cette pécheresse ! elle peut adorer le Dieu Saint en esprit et en vérité.

La voilà rendue capable de s’approcher de Dieu, non pas avec un esprit de femme pécheresse. mais avec l’esprit de Dieu, et de le faire avec un caractère parfait, le caractère même du Dieu Souverain.

Tout cela est révélé à cette pauvre, misérable femme. Valons-nous mieux qu’elle ? Certes, non ! cette femme avait des qualités, elle avait besoin d’affection — il nous est dit qu’elle avait eu quatre maris — donc elle avait besoin de s’attacher à quelqu’un, et elle possédait des qualités beaucoup plus réelles que beaucoup d’entre nous. Et bien, c’est à cette femme qui ne pouvait s’appuyer sur rien, c’est à nous qui ne pouvons pas non plus nous appuyer sur quoi que ce soit, que ces révélations sont faites.

Nous sommes tout d’un coup retirés de toutes nos préoccupations terrestres. Dieu a soin de nous sortir absolument de tout l’entourage humain, et Il nous transporte en un instant devant Lui, ayant le caractère et la vie que Lui-même possède, avec l’Esprit qui est son Esprit, de sorte que nous pouvons nous adresser à Lui en pleine connaissance : Il m’est révélé dans la Personne de Christ. Nous voyons dans un homme l’ensemble des perfections divines sur lesquelles nous pouvons nous appuyer et nous sommes reçus de Dieu avec une pleine et entière satisfaction. Dieu dit : «je suis absolument satisfait». Il voit en nous des adorateurs qui viennent l’adorer en Esprit et en vérité.

«Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en Esprit et en Vérité... Le Père en cherche de tels qui l’adorent».

Il nous a cherchés comme Il avait cherché la femme Samaritaine. Réalisons-nous cela, réalisons-nous ce que c’est que le culte du premier jour de la semaine où nous sommes appelés à adorer le Père en Esprit et en vérité ?

Cette femme, si ignorante, ne connaissait pas le don de Dieu comme nous avons appris à le connaître. Mais, quand elle s’est trouvée placée en face de la perfection divine, elle n’a pas eu la moindre pensée de doute sur la grandeur des bénédictions qui lui étaient offertes. Que fait-elle ? elle devient évangéliste. Elle laisse sa cruche, elle abandonne aussitôt ses occupations pour aller annoncer la bonne nouvelle. Elle veut amener d’autres âmes à cette fontaine d’eau vive qui vient de la rafraîchir, elle veut que d’autres apprennent à connaître l’homme parfait qu’elle a devant elle.

Nous avons le privilège de connaître ce don de Dieu. Sortons de nos préoccupations d’ici-bas, sortons de l’entourage de ce monde, ne soyons occupés que d’une seule chose, d’une seule Personne, cette Personne bénie du Seigneur Jésus, afin que par Lui nous soyons rendus capables d’adorer le Père, et de l’adorer comme Il veut que les siens adorent : en esprit et en vérité.