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SHIPHRA et PUA — Exode 1:15-22

 

H.L. Heijkoop

Traduit de l’allemand, La Parole de vérité, tome 1, p. 176.
Les sous-titres ont été ajoutés par Bibliquest

Table des matières :

1     Objectifs de Satan en rapport avec le peuple de Dieu

2     Dieu veut faire connaître Ses pensées à Son peuple

3     L’état pratique du peuple. La manifestation de la vie divine

4     Satan cherche à anéantir le peuple de Dieu

4.1      Persécution

4.2      Légalisme et religiosité

4.3      Satan cherche à ôter la force au peuple de Dieu

5     Réaliser que nous sommes morts et ressuscités avec Christ

6     Le développement de la vie nouvelle

7     Satan cherche à étouffer la vie nouvelle

8     Les serviteurs de Dieu qui agissent contre Satan

9     Le rassemblement autour du Seigneur

10       La bénédiction de Dieu sur les sages-femmes

 

 

1                        Objectifs de Satan en rapport avec le peuple de Dieu

Le Seigneur Jésus est le Fils bien-aimé du Père, celui en qui Il a trouvé Son plaisir. Le Père cherche partout à glorifier Son Fils, y compris parmi nous. Plus le Seigneur Jésus est vu en nous, et plus nous Le voyons dans Sa gloire, — plus Il devient grand pour nous : « Or, nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (2 Cor. 3:18). C’est par notre conformité au Seigneur qu’Il sera glorifié, car alors nous Le manifestons ici-bas, sur cette terre. À cela se rajoute que nous ne pouvons pas être remplis du Seigneur, sans que nos cœurs soient heureux. C’est pourquoi Satan cherche à empêcher cela par tous les moyens. Il trouve très bien que nous occupions une position sécurisante, comme par exemple de s’appeler chrétiens ou de professer l’être, de se rassembler au nom du Seigneur Jésus, pour autant que nous nous contentions de cette position, et que nous ne nous donnions pas la peine de la réaliser dans la puissance de l’Esprit.

L’assemblée à Philadelphie (Apoc. 3:7 et suivants) n’a que la personne du Seigneur. Elle n’a pas, sur la terre, la place de l’Église de Dieu ; l’Église catholique romaine, elle, a pris la position d’Église de Dieu sur la terre ; mais Philadelphie n’a même pas la forme d’une communauté organisée, comme le Protestantisme. Elle n’a rien en dehors du Seigneur Jésus. Satan n’a rien contre le fait que des hommes soient rassemblés au nom du Seigneur, dans la mesure où ils ne le réalisent pas pratiquement. Qu’arrive-t-il si nous ne le réalisons pas pratiquement ? Nous nous trouvons alors dans l’état de Laodicée. L’assemblée à Laodicée professe se rassembler au nom du Seigneur Jésus ; elle se vante de posséder toutes les vérités de la Parole de Dieu, mais le Seigneur l’a abandonnée, sans même qu’elle s’en soit aperçue. Elle était entièrement occupée d’elle-même, de ce qu’elle possédait. Elle était fière de sa position, mais elle ne la réalisait pas. Le Seigneur ne pouvait pas rester plus longtemps chez elle. Il est sorti du milieu d’elle. Son nom a été déshonoré, ce dont Satan est très satisfait.

Nous trouvons cela en Exode 1. En bref, il s’agit ici du principe de la rédemption ; strictement parlant, il ne s’agit pas ici de la conversion des pécheurs, mais de gens qui sont dans une relation particulière avec Dieu, sans que ce soit une relation complète. Pratiquement, ils ne sont pas encore venus au lieu où Dieu habite, et ils ne savent pas ce que c’est que de Le servir dans la liberté. Nous voyons que Satan met tout en œuvre pour empêcher d’y arriver.

 

2                        Dieu veut faire connaître Ses pensées à Son peuple

Mais Dieu est toujours le vainqueur. Il conduit son peuple hors d’Égypte, jusqu’à la montagne où Il donne à Son peuple les explications au sujet de Son habitation. C’est là que son habitation est construite, là qu’Il vient habiter au milieu d’eux, et leur fait connaître les pensées de Son cœur. Ici, au chapitre 1, nous trouvons le principe de ces choses, et c’est ce sur quoi j’aimerais dire quelque chose.

Nous voyons que Dieu se fait connaître à ceux qui ont reçu de Lui la vie. Nous lisons au commencement : « Et ce sont ici les noms des fils d’Israël » (1:1). Nous pensons ici au peuple captif et en esclavage en Égypte — celle-ci étant une image du monde sans Dieu. Mais Dieu les reconnaît comme « fils d’Israël ». Israël signifie prince de Dieu, et ils sont vus comme étant fils de ce prince de Dieu. Un prince est quelqu’un arrivé à pleine maturité, qui connaît Dieu et qui est capable de conduire les combats de Dieu. Dieu considère comme ses fils uniquement ceux qui sont nés de nouveau.

La signification de l’homme et de la femme, en tant que figures dans l’Écriture, est celle-ci : le côté « féminin » exprime la position, et le côté « masculin », l’énergie avec laquelle cette position est réalisée. La Parole ne dit pas que nous soyons des filles de Dieu, mais des fils. Être fils fait penser à quelqu’un qui connaît les pensées de son père, qui reconnaît ses droits, et les observe pratiquement. C’est ce que Dieu voit chez tous ceux qui sont nés de nouveau, même s’ils se trouvent dans un état tel que celui décrit ici en Exode 1.

 

3                        L’état pratique du peuple. La manifestation de la vie divine

La mention du nom de Jacob, au v. 1, donne en outre une indication sur l’état pratique du peuple : « …ceux qui entrèrent en Égypte ; ils y entrèrent avec Jacob », et, au v. 5 : « Et toutes les âmes issues des reins de Jacob étaient soixante-dix âmes ». Nous connaissons la vie de Jacob d’après la Genèse : Il était né de nouveau, il aimait les bénédictions de Dieu, mais il s’efforçait de les obtenir par des moyens humains, éventuellement même inconvenants. Jacob signifie « trompeur ». Il ne convient pas à un homme né de nouveau d’être dans un tel état. Les Israélites, au début, avaient joui de la paix et des bénédictions en Égypte, sans rencontrer de difficultés. Ils se souvenaient plus tard, de toutes les bonnes choses qu’ils y avaient eues. Mais, lorsque quelqu’un est né de nouveau, et que l’Esprit de Dieu agit en lui, l’ennemi sent le danger. Le monde sait très bien que les croyants ne lui appartiennent plus. Il est possible qu’un croyant soit charnel au point de ne plus s’en rendre compte, mais le monde, lui, le sait très bien. Lot pouvait aller à Sodome, y habiter, et même, être assis à la porte de cette ville, mais ses habitants disaient : « Cet individu est venu, [comme un étranger] pour y séjourner, et il veut faire le juge » (Genèse 19:9). Ils n’avaient pas oublié qu’il n’était pas comme eux. Si quelqu’un est né de nouveau, cela se voit d’une manière ou d’une autre. La vie de Dieu doit se manifester. Si elle ne se montre pas du tout, c’est la preuve qu’elle n’y est pas. Cette vie divine peut être très faible, mais là où elle existe, on en remarque quelque chose. Cela, l’ennemi ne le sait que trop, car là, la puissance de Dieu est manifestée. Le croyant le plus faible est plus fort que le monde, s’il réalise sa position. Cela, le Pharaon l’avait remarqué. Il fit peser sur eux un dur service. Dans quel but ? Afin que le peuple d’Israël ne devienne pas plus fort, ni n’ajoute à sa force, ni n’utilise sa force pour s’enrichir lui-même.

 

4                        Satan cherche à anéantir le peuple de Dieu

4.1   Persécution

« Et ils établirent sur lui des chefs de corvées pour l’opprimer par leurs fardeaux. Et il bâtit pour le Pharaon des villes à greniers : Pithom et Ramsès » (1:11). Quand Satan cherche à anéantir le peuple de Dieu, il utilise deux moyens pour y arriver. Le premier consiste à susciter des persécutions, pour tenter d’exterminer les chrétiens, comme on le voit encore de nos jours dans certains pays. Mais, cela ne lui réussit jamais, car nous savons par l’histoire que le sang des martyrs est la semence de l’Église.

 

4.2   Légalisme et religiosité

Son second moyen est mieux ciblé : il cherche à stimuler la chair dans le croyant. Cela signifie que Satan, ou bien l’amène à être sans loi (injuste), ou bien il le rend franchement légal. Si la chair domine chez un croyant, il ne peut plus être occupé du Seigneur. Il est occupé de lui-même ou des autres, et cela correspond à un retour vers le monde. Un mode de pensée légal, ramène aussi vers le monde, et ce qui est triste dans tout cela, c’est que la force du croyant est utilisée à enrichir le monde. Si un croyant est mondain, ne voyons-nous pas qu’il consacre alors toute son énergie et tout ce qu’il a, aux choses du monde ? Alors le monde tire profit de son travail et de ce qu’il possède. Si quelqu’un est légal, il pense être zélé pour Dieu, mais ce zèle provient de la chair ; malgré son zèle, il occupe cependant une place dans le monde. Nous voyons cela chez les Pharisiens, pendant la vie du Seigneur, ici-bas, sur la terre. Ils étaient zélés pour la loi, et disaient que les autres Juifs, qui ne connaissaient pas la loi, étaient maudits. Ils considéraient comme une souillure de manger avec un Juif ordinaire, et néanmoins, ils n’avaient aucune place pour le Seigneur. Ils étaient ses pires ennemis, et on voyait bien, extérieurement, qu’ils faisaient partie du monde. Ils haïssaient les Romains, les méprisaient, et ne voulurent pas entrer au prétoire de peur d’être souillés et de ne pas pouvoir manger la pâque. Mais ils firent alliance avec Pilate, afin de mettre le Seigneur Jésus en croix, et ils le forcèrent même à condamner le Seigneur. Un état d’esprit légal est charnel, et c’est ce que Satan aime bien. Tout ce qui provient de la chair, a une place dans le monde, que ce soit le laxisme ou le légalisme. Un homme peut aimer être religieux, et même très religieux, sans pour autant manifester la vie de Dieu. S’il servait le Seigneur, alors il n’y aurait pour lui, aucune place dans le monde. Le croyant ne désire pas une telle place ; il désire seulement être attaché à Celui qui n’a pas eu la moindre place dans ce monde.

 

4.3   Satan cherche à ôter la force au peuple de Dieu

Dans ce qui suit, nous voyons comment le roi d’Égypte a cherché à opprimer le peuple de Dieu (1:8-14). Au v. 9, il est dit : « Voici, le peuple des fils d’Israël est plus nombreux et plus fort que nous ». La force des croyants est plus grande, et si Satan n’y mettait pas obstacle, les croyants croîtraient en force sur la terre, s’ils marchaient avec le Seigneur. Nous savons qu’il n’en est pas ainsi. Satan empêche tout cela, et — chose bien triste — nous lui facilitons souvent la tâche. Le temps viendra où nous règnerons sur cette terre, mais il faut qu’au préalable le Seigneur Jésus ait lié Satan et l’ait jeté dans l’abîme, et ait mis tous Ses ennemis sous ses pieds, et se soit revêtu d’une grande puissance.

Le service du Pharaon est un dur service. Il cherche à empêcher la croissance du peuple de Dieu. Il les force à servir, et se sert de leur force pour s’enrichir lui-même, et pour bâtir des villes dans le pays de Goshen. De cette façon, il peut tenir le peuple en esclavage, et l’opprimer.

 

5                        Réaliser que nous sommes morts et ressuscités avec Christ

Celui qui est né de nouveau, est né de nouveau dans le monde ; la première pâque a été célébrée en Égypte. Nous aussi, nous avons été mis à l’abri du sang de l’Agneau, alors que nous nous trouvions encore dans le monde. Nous pouvons avoir part au sang du Seigneur Jésus, et savoir aussi que nous sommes à l’abri du jugement de Dieu, mais il nous faut quand même traverser la Mer Rouge, figure de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus. Quand le chrétien comprend cela, il n’est plus dans le monde, mais sur l’autre rive de la Mer Rouge. Aussi longtemps que quelqu’un est encore en Égypte, il n’a pas encore compris que Christ n’a pas seulement porté les péchés, mais qu’Il est aussi mort. Certes, nous sommes des gens dont les péchés sont pardonnés, mais nous sommes aussi justifiés par Dieu ; ainsi que le dit Romains 6, nous sommes « morts avec Christ ». En ce qui concerne notre position sur la terre, elle est exprimée par le baptême. Nous sommes baptisés pour sa mort, et ensevelis avec Lui. Notre place dans ce monde, est dans la tombe du Seigneur Jésus, Celui que le monde a rejeté. L’homme naturel se trouve cependant dans le monde, et, aussi longtemps que nous ne pensons qu’au pardon de nos péchés, et que nous ne réalisons pas d’une manière pratique que nous sommes morts avec Christ, nous vivons encore, de fait, dans la chair, laquelle a trouvé sa fin dans la mort de Christ. En Romains 7, il est dit que nous étions dans la chair, c’est à dire avant que nous soyons nés de nouveau. Celui qui est né de nouveau n’est plus dans la chair, mais cela ne signifie pas encore qu’il soit dans l’Esprit. La Parole de Dieu dit du chrétien qu’il est dans l’Esprit, et qu’alors il peut aussi être spirituel, dans la mesure où il se laisse diriger par l’Esprit en tout. Celui qui n’est pas né de nouveau, est dans la chair. Mais en Romains 7, nous trouvons une autre expression, et en 1 Corinthiens 3, il y a deux termes qui traduisent cet état intermédiaire (*). En Romains 7, l’homme dont il s’agit, est né de nouveau, il n’est plus dans la chair, mais il ne le sait pas lui-même. Il est charnel, il ne sait pas qu’il est mort avec Christ, il ne sait pas qu’il est tellement mauvais, que Dieu ne peut que le condamner. Il cherche à servir Dieu en tant qu’homme naturel, mais il n’y arrive pas. Nous étions si corrompus que Dieu ne pouvait rien entreprendre avec nous. Il ne pouvait que nous condamner. Dieu ne pouvait pas améliorer la chair, et nous penserions pouvoir le faire ? Si quelqu’un ne croit pas la Parole de Dieu sur le fait que la chair ne peut pas être améliorée, il doit alors l’apprendre dans la pratique. Nous devons tous apprendre par Romains 7, jusqu’à ce que cela soit assimilé dans la pratique, qu’il n’habite en nous aucun bien, et en arriver à nous écrier avec consternation : « Misérable homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? » (Rom. 7:24). Alors Dieu lui dit : J’ai tout fait, le Seigneur Jésus a accompli l’œuvre de la croix, Il n’a pas seulement porté le jugement que méritaient tes péchés, mais Il a aussi été fait péché pour toi, et c’est ainsi qu’Il est mort pour toi. Je t’ai jugé en Lui, en sorte qu’à mes yeux, tu es mort. Crois cela, et alors tu pourras réaliser que le vieil homme est mort. Je ne vois plus que le nouvel homme, que tu dois aussi voir en toi-même, et réaliser cela pratiquement, en sorte que le nouvel homme vive en vérité. Lorsqu’il en est ainsi, nous ne sommes plus en Égypte.

 

(*) Se reporter à mon petit livre « Être scellé » (brochure 5 de la série de sujets : « Pour nous amener à Dieu », Éditions Heijkoop, pages 27-28).

 

6                        Le développement de la vie nouvelle

Tout l’effort déployé par Satan, a pour objectif d’empêcher le croyant de traverser la Mer Rouge. Chacun de nous, qui est tant soit peu passé par Romains 7, sait de quel dur service il s’agit, quand nous essayons, en tant qu’hommes naturels, de servir le Seigneur. C’est impossible. Alors nous ne pouvons pas être occupés du Seigneur, mais nous avons trop à faire avec nous-mêmes, et nous sommes profondément malheureux. Quand je dis « nous », je pense à l’époque où nous étions dans cet état. Satan aime bien que ceux qui sont nés de nouveau, se trouvent dans un tel état. Mais Dieu, qui nous a donné la vie nouvelle, désire qu’elle se développe en nous, et c’est ce qu’opère le Saint Esprit en nous. Il est naturel qu’un homme né de nouveau, croisse. Nous trouvons cela très clairement exprimé en Galates 4, 1-7, où nous voyons ce que Dieu se propose. Nous sommes fils de Dieu, et nous pouvons dire « Abba, Père ! ». Nous ne sommes plus esclaves. Mais toutefois, nous devons aussi réaliser cela pratiquement, et Satan le craint. En 1 Jean 5, il est dit que ce qui est victorieux du monde, c’est notre foi. La foi est la confiance en Dieu, la foi en Sa Parole. Si je sais que j’ai reçu une nouvelle vie qui se situe au-delà de la mort, je sais aussi que Satan ne peut pas porter atteinte à la vie éternelle que j’ai reçue. Il n’a plus aucune puissance sur moi, car je suis uni au Seigneur Jésus, et il n’a pas le moindre pouvoir sur ceux qui ont traversé la mort, et qui se trouvent désormais dans la sphère de la résurrection.

 

7                        Satan cherche à étouffer la vie nouvelle

De là vient que Satan met tout en œuvre, pour que ceux qui sont nés de nouveau, n’aillent pas plus loin. C’est ce que nous voyons aux v. 15 et 16 : « Et le roi d’Égypte parla aux sages-femmes Hébreues, dont l’une avait nom Shiphra et la seconde se nommait Pua, et il dit : Quand vous accoucherez les femmes hébreues et que vous les verrez sur les sièges, si c’est un fils, vous le ferez mourir, et si c’est une fille, elle vivra ». Satan sait très bien qu’une personne née de nouveau, ne peut pas être perdue. Lorsque quelqu’un est pieux et sait que ses péchés sont pardonnés, il ne s’oppose pas à ce que cette personne demeure dans le monde et y prenne sa place ; c’est même ce que Satan cherche à produire. C’est pourquoi, le Pharaon ordonne de tuer les fils. Comme on l’a déjà dit, la femme, comme figure, nous parle de la position. On le voit clairement dans les versets déjà cités de Galates 4. Le Seigneur est né de femme ; Il était véritablement homme, mais non pas dans l’état d’homme pécheur ; Il n’avait pas de péché ; Il était la semence de la femme, non pas celle de l’homme. En cela, nous voyons la position. Satan le sait aussi, et c’est pourquoi les fils devaient être mis à mort ; ce sont ceux qui possèdent la puissance de l’Esprit, qui ont fait l’expérience du passage de Rom. 7 à Rom. 8, et ont reçu le Saint Esprit. En effet, ils croient Dieu, ils sont spirituels, et apprennent à saisir ce que disent les épîtres aux Éphésiens, aux Philippiens et aux Colossiens, et cherchent à le réaliser. L’épître aux Colossiens nous voit comme morts et ressuscités avec Christ. Dans l’épître aux Éphésiens, nous sommes vus comme assis avec Christ dans les lieux célestes, et dans l’épître aux Philippiens, nous sommes certes, encore sur la terre, mais notre cœur est rempli des choses célestes, et nos regards sont dirigés vers la gloire à venir.

 

8                        Les serviteurs de Dieu qui agissent contre Satan

Lorsque Satan veut nuire à l’œuvre de Dieu, alors Dieu a des serviteurs pour l’empêcher. Telles sont ici les sages-femmes. L’une s’appelle Shiphra et l’autre Pua. Le nom de la première signifie : « beauté », et celui de la seconde : « grâces ». C’est ainsi que Dieu voit ces femmes. Pourquoi ? Parce qu’elles n’ont pas craint l’ordre du roi. Elles étaient deux faibles femmes devant le Pharaon, le prince le plus puissant de ce temps-là. Mais elles craignirent Dieu, et firent Sa volonté. Dieu a de telles personnes, qui veillent à ce que les croyants croissent dans la foi, et arrivent même pleine maturité spirituelle, et puissent réaliser par là pratiquement ce qu’ils ont reçu dans le Seigneur Jésus. De telles personnes sont des fils de Dieu délivrés du monde, de Satan et du péché. Ils peuvent servir Dieu en pleine liberté, selon ce que dit Galates 5:13 : « Vous avez été appelés à la liberté ».

 

9                        Le rassemblement autour du Seigneur

Nous voyons ici le dessein de Dieu, et comment Satan tente d’y faire obstacle. Mais ce principe est également vrai, en ce qui concerne Philadelphie et Laodicée. Nous avons reçu une position glorieuse, une position à propos de laquelle nous professons être assemblés au nom du Seigneur Jésus, sur le principe d’absence de règles humaines. Qu’avons nous ? Le Seigneur Jésus ! C’est Lui seul que nous avons. Est-ce une réalité pour notre cœur ? C’est la question à laquelle cela aboutit ! Si ce n’est qu’une forme pour nous, Satan sera satisfait. Mais si c’est bien une réalité pour notre cœur, à savoir que le Seigneur Jésus est présent quand nous sommes assemblés à son nom, en sorte qu’Il est le chef de ceux qui sont assemblés, que Lui invite auprès de lui, — alors il n’arrivera pas que, dans une réunion de frères, l’un dise : je pense ceci à ce sujet, et un autre : Je pense cela. En vérité, une réunion de frères doit être une réunion de prières, où l’on demande au Seigneur : Que veux-tu que nous fassions ? Le Seigneur montrera alors clairement quelles sont ses pensées. Il doit en être ainsi dans les diverses réunions. Combien elles seraient merveilleuses, si nous étions assemblés autour de Lui, les regards étant dirigés exclusivement sur Lui, et si nous attendions tout de Lui, et s’Il pouvait être libre de donner selon les désirs de Son cœur ! Alors se vérifierait pour nous, ce que l’on trouve en  Jean 14:21 : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime, sera aimé de mon Père ; et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui ». Il se manifestera à nous ! Nous verrons toujours davantage quelque chose de Sa gloire, et alors nos cœurs seront toujours pleinement heureux. Alors le cœur du Père est réjoui, lorsqu’il constate que le Seigneur grandit en importance pour nous, et que nous voyons ce qu’Il est pour le Père. Le Père peut parler avec nous de la gloire de son Fils, de telle sorte que nous avons communion avec le Père. Cela se traduira dans notre vie pratique, de sorte que le Seigneur sera vu en cela.

 

10                  La bénédiction de Dieu sur les sages-femmes

Ici, nous avons deux femmes qui accomplissent ce service, et nous voyons aussi ce que Dieu en pense. Il les appelle « beauté », et « grâces », et Il les bénit, car Dieu se réjouit de ce qu’elles ont à cœur la croissance des croyants. De cette manière, les croyants reçoivent de la puissance spirituelle pour réaliser ce qu’ils possèdent quant à leur position.