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Le Saint Esprit dans Luc et dans les Actes

 

Passages lus : Luc 24:45-49 ; Actes 1:1-5 ; 2:1-4 ; 8:14-17 ; 11:1-18 ; 19:1-7 ; Éph. 1:12-14 ; 4:30

 

Paul FINET

 

Plan de lecture :

1     Le Saint Esprit, une personne divine

2     Le Saint Esprit dans l’ Ancien Testament

3     Le Saint Esprit et le baptême de Jean

4     Autres baptêmes

5     Baptême de l’Esprit et de feu

6     Le Saint Esprit qui révèle

7     Importance de la venue du Saint Esprit

8     Le Saint Esprit et Actes 2

9     Le Saint Esprit et le don des langues

 

 

1                        Le Saint Esprit, une personne divine

Il est à peine nécessaire de rappeler et d’affirmer que le St Esprit est une personne divine tout comme le Père et le Fils. Le Seigneur enseigne ses disciples à baptiser ceux qui seraient sauvés parmi les nations au nom du Père, du Fils et du St Esprit, associant ainsi les trois personnes divines. Chacune étant Dieu, toutes trois étant Dieu, sans qu’aucune ne soit Dieu indépendamment des autres personnes. Poursuivant un seul but, animées d’un seul conseil, mais agissant de façon distincte selon le propos de Dieu en vue de son accomplissement.

L’Esprit de Dieu est l’agent de la puissance de Dieu en création, nous trouvons cela dès le 1° chapitre de la Genèse.

Que dès la première page de la Parole de Dieu, nous ayons à faire aux trois personnes de la sainte Trinité, cela éclaire, car le sujet est au pluriel et le verbe au singulier lorsqu’il s’agit d’affirmer la puissance de Dieu en création : « Au commencement, Dieu ». Quelle manière éloquente entre toutes de nous présenter Dieu tenant la première place. Nous avons à mettre avant toute chose, au-dessus de toute chose, Dieu dans Son autorité, dans tout ce qu’Il est en Lui-même, dans la plénitude de ce qu’Il est. Élohim (pluriel) créa (singulier) les cieux et la terre. Trois personnes divines unies dans un même but et agissant conjointement, de telle manière que le verbe est au singulier. « Faisons l’homme à notre image » : C’est la même vérité lorsqu’il s’agit d’amener l’homme sur la scène. Comme les trois personnes ont été à l’œuvre dans la création, elles le seront aussi dans la rédemption.

Le Père a envoyé son Fils dans le monde afin que nous vivions par Lui. Le Fils est venu du ciel : « Je suis descendu du ciel, non pour faire ma volonté, mais pour accomplir la volonté de celui qui m’a envoyé ». Il est venu par l’Esprit éternel. Le Père donne son Fils, livre son Fils, le Seigneur se livre Lui-Même : « Personne ne me l’ôte, je la donne de Moi-Même » dit-il en parlant de sa vie. Pierre dira qu’Il s’est offert par l’Esprit éternel.

Dieu est le Dieu de gloire, le Père est le Père de gloire, le Seigneur Jésus est le Seigneur de gloire, l’Esprit est aussi appelé l’Esprit de gloire.

 

2                        Le Saint Esprit dans l’ Ancien Testament

L’Esprit agit donc dans l’A.T de diverses manières. C’est lui qui va rendre capables certains ouvriers que Dieu a choisis et qualifiés pour l’accomplissement de travaux extraordinairement difficiles. Que représente l’exécution d’un ustensile tel que le chandelier ? À partir d’un seul bloc d’or, tirer cet ustensile d’une beauté insurpassable. Un pied, une tige centrale, trois tiges sortant d’un côté et trois de l’autre, avec des fruits, des pommes, des fleurs, des calices (22), le tout battu au marteau d’une seule pièce. Qui est-il, où a-t-il pu acquérir ces qualités professionnelles, l’ouvrier que Dieu a choisi ? pas dans les écoles artisanales en Égypte, mais c’est l’Éternel qui dit : « J’ai rempli cet homme de mon Esprit, de sagesse et de connaissance pour faire toute sorte de travaux ». C’est donc l’Esprit de Dieu qui qualifiait quelqu’un dans les jours d’autrefois pour l’accomplissement d’un travail particulier, ou une tâche que Dieu lui donnait à remplir, notamment les prophètes. Pierre nous dit que de saints hommes de Dieu ont parlé étant poussés par l’Esprit Saint. L’Esprit Saint n’était pas descendu sur la terre. L’Esprit ne s’est pas incarné, et quand le Seigneur se trouve sur la scène, nous lisons un verset important : « L’Esprit n’était pas encore parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié ». Personne ne peut imaginer que l’Esprit n’était pas encore, autrement dit n’existait pas encore. Il est clair que c’est Dieu le St Esprit qui existe de toute éternité. Mais il n’était pas descendu sur la terre.

 

3                        Le Saint Esprit et le baptême de Jean

Quand le voyons-nous pour la première fois en relation directe avec la terre ? C’est lorsque notre bien-aimé et adorable Sauveur, dans son humilité insurpassable, s’approche des eaux du Jourdain, pour être baptisé par Jean. Et nous savons que Jean est appelé par le Seigneur, « l’homme le plus grand qui se soit trouvé dans ce monde » : « De tous ceux qui sont nés de femme, il n’y en a point d’aussi grand que Jean ». Et quand Jean, ce serviteur que le Seigneur appelle le plus grand parce qu’il est celui qui termine toute la chaîne des prophètes pour arriver en présence du Seigneur qu’il voit de ses yeux, il dit : « Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » et « Je ne le connaissais pas ». Mais Dieu lui a enseigné, il a découvert tout-à-coup avec le secours de Dieu, que l’homme méprisé et humilié qui était là sur la scène, c’était bien l’agneau de Dieu, celui dont Dieu avait parlé depuis le commencement, depuis le jardin d’Éden, semence de la femme, semence d’Abraham, l’agneau dont il est question est Celui qui se trouve maintenant sur la scène. Et Jean dira en présence du Seigneur : « Je ne suis pas digne en me baissant de délier la courroie de ses sandales ». Le plus grand des hommes doit dire du Seigneur : « Je ne suis pas digne ». Mais le Seigneur dit : « Laisse faire, il nous est convenable d’accomplir toute justice », c’est-à-dire, de commencer dans ce chemin qui se termine à la croix, en m’associant à ceux que la Parole appelle dans le Psaume 16 « Les saints et les excellents ». Ce petit résidu qui, sentant sa misère et ses péchés, vient les confesser au baptême de Jean. Le Seigneur pour encourager ces quelques-uns vient se joindre à eux et va recevoir Lui-Même le baptême de Jean. Mais à ce moment, Dieu fait entendre sa voix. Se pourrait-il que le Père se taise en présence de l’abaissement ainsi manifesté de son Fils s’anéantissant Lui-Même, s’abaissant Lui-Même ? Ne vous y méprenez pas, celui qui est là penché sur les eaux de la mort, dans l’humilité la plus grande, c’est mon Fils bien-aimé. Et le St Esprit lui-même descend du ciel et vient se poser sur le Seigneur sous la forme d’une colombe, prenant possession de ce saint vase.

Nous avons donc au baptême de Jean, le Père qui fait entendre sa voix, le Fils qui est là sur la scène dans l’abaissement, et le St Esprit qui descend pour se poser sur lui, sans qu’il y ait évidemment le moindre sacrifice offert, comme Aaron l’était autrefois à l’égard de l’onction de l’huile, avant tout sacrifice offert, avant que du sang soit porté sur le propitiatoire, Aaron avait été oint d’huile sainte ; ses fils ne seront oints d’huile sainte qu’en vertu du sacrifice dont le sang sera porté sur le lobe de leur oreille, sur leur pouce droit et le gros orteil de leur pied droit. Cela nous montre que nous ne recevons le St Esprit qu’en vertu de la rédemption accomplie. Mais le St Esprit descend sur Lui en vertu de ce qu’Il est dans la dignité, la grandeur de sa personne.

 

4                        Autres baptêmes

Jean nous dit : « Moi, je vous baptise d’eau, du baptême de la repentance, mais il y en a un qui vient après moi et qui vous baptise de l’Esprit-Saint et de feu ». Nous avons donc trois baptêmes :

1- Le baptême que Jean administre, de repentance.

2- Le baptême du St Esprit

3- Le baptême de feu cité par Mat. et Luc

Il y a en plus un 4° baptême, le baptême chrétien que nous trouvons dans l’épître aux Romains chapitre 6, et qui a été introduit par le Seigneur Lui-Même. Ce n’est pas une ordonnance. Dans l’Église professante, on en a fait une ordonnance, un sacrement. Ce n’est ni l’un ni l’autre. Ce serait nous replacer sur le terrain de la Loi et des contraintes. Le baptême n’est pas une ordonnance, n’est pas un engagement comme les soldats romains tenaient le drapeau pour s’engager en fidélité envers leurs insignes jusqu’à la mort ; nous n’avons rien de semblable dans le baptême.

Il y a deux institutions dans la sphère chrétienne, c’est le baptême et la cène.

Le baptême est en relation avec la mort du Seigneur qu’il allait accomplir, à laquelle nous déclarons avoir part en étant baptisés. La cène du Seigneur nous rappelle la mort qu’Il a traversée en vue de notre salut.

Il y a aussi un 5° baptême (Luc 12) le Seigneur dit : « J’ai à être baptisé d’un baptême », c’est-à-dire à terminer ma carrière, j’ai dressé ma face comme un caillou pour aller à Jérusalem. J’ai à marcher aujourd’hui, demain, jusqu’au troisième jour jusqu’au moment où je vais offrir ma vie en rançon pour le pécheur et pour établir ce terrain sur lequel Dieu peut bénir le coupable, l’accueillir devant Lui, tout en étant glorifié, sans porter la moindre atteinte aux saintes exigences de sa justice. « Et combien suis-je à l’étroit », cela voulait dire que le Seigneur attendait ce moment où enfin, les écluses de la grâce de Dieu pourraient s’ouvrir sans réserve aucune sur la base du sacrifice de sa vie.

 

5                        Baptême de l’Esprit et de feu

Retenons cette expression « baptême du St Esprit » auquel est ajouté « baptême de feu ». Nous remarquons que dans le livre des Actes, le Seigneur ne parle pas du tout à ses disciples de ce baptême de feu que l’on ajoute inconsidérément dans beaucoup de circonstances. Le baptême de Jean était en vue d’attacher ceux qui le recevaient à un Christ vivant, le Messie étant celui qui allait introduire le royaume dans lequel on entrait par la porte de la repentance. Être baptisé veut dire être plongé, être immergé, être identifié à une chose dans laquelle on est plongé. Dans les eaux du Jourdain, c’est admettre que la fin de l’homme pécheur c’est la mort. La mort a passé à tous les hommes parce que tous ont péché. Les croyants de ces jours-là reconnaissaient que le salaire du péché, c’est la mort. En même temps, acceptant cette sanction de Dieu, ils attendaient cette manifestation de la grâce qui allait les sauver de cet état par le Messie qui était là présent. Mais Jean ne les introduit pas très loin dans ces vérités. Ceux qui acceptaient le baptême de la repentance au Jourdain ignoraient comment Dieu allait procéder pour les sauver. Le baptême de Jean identifie donc à un Christ vivant. Le baptême chrétien, au contraire, nous identifie avec la mort de Christ.

Nous sommes identifiés avec Lui dans la ressemblance de sa mort. Nous déclarons par le baptême que la fin du vieil homme, c’est la mort à laquelle nous avons part avec Christ, crucifiés avec Lui, morts avec Lui, ensevelis avec Lui. Mais nous ressortons des eaux de la mort dans une sorte de résurrection pour vivre maintenant en nouveauté de vie. Le baptême chrétien nous identifie donc avec la mort de Christ, par laquelle je suis introduit sur un terrain nouveau, le terrain du nouvel homme.

Quand on demande un nouveau baptême du St Esprit et de feu, on demande quelque chose de déraisonnable. Parce que premièrement, on demande une chose qui a été donnée, qui a été faite une fois pour toutes et qui ne se répète pas, et deuxièmement, on demande une chose que Dieu réserve au pécheur, à ceux qui ont refusé l’évangile de la grâce. On demande une chose qui aura lieu demain, en jugement quant aux incrédules, lorsque le Seigneur va descendre en flammes de feu pour consumer tous les méchants, tous ceux qui auront refusé l’amour de la vérité pour être sauvés.

Dans l’évangile selon Luc, le passage qui suit l’expression « baptême de l’Esprit et de feu » ne laisse aucun doute que le feu est l’emblème du jugement et non pas une énergie intérieure que l’on demande à Dieu pour accomplir beaucoup de choses extraordinaires (parler en langues, remplir toutes sortes de services). C’est demander le jugement qui sera opéré par le feu. Luc 3 dit : « Il nettoiera entièrement son aire, mais il brûlera la balle au feu inextinguible ». Brûler au feu est donc bien l’image du jugement qui atteindra ceux qui seront trouvés n’ayant qu’une profession chrétienne sans la vie, sans avoir eu un contact réel et personnel avec le Seigneur, sans être venu par la repentance et par la foi au pied de la croix. La balle, ce qui enveloppe le froment, ce qui a pu être compris dans cette enceinte du christianisme, ceux qui sont mêlés aux croyants, (car il y a une profession chrétienne) ceux-là seront brûlés au feu inextinguible parce qu’ils auront refusé de devenir du froment, d’avoir la vie. Il n’y a pas d’homme qui ne puisse croire, mais il y a beaucoup d’hommes qui ne veulent pas croire. Et pour ceux-là, nous ne pouvons pas ne pas le dire et encore moins le cacher, c’est le jugement. De sorte que lorsque nous demandons un nouveau baptême d’Esprit et de feu, nous demandons une chose déraisonnable.

 

6                        Le Saint Esprit qui révèle

Dans l’évangile selon Jean, le Seigneur dit aux disciples : « Si je m’en vais, je vais vous envoyer de la part du Père un autre consolateur ». Quand le Seigneur était là, il est clair que c’était Lui leur consolateur. Celui-là, dit-il, ne vous quittera plus jamais. Il sera en vous individuellement et avec vous collectivement.

En effet, lorsqu’une âme possède la vie grâce à l’opération du St Esprit en elle (née d’eau et de l’Esprit), Il ne la quitte pas lorsqu’il a opéré cette nouvelle naissance.

Le Seigneur dit dans les chapitres 14, 15 et 16 de Jean, beaucoup de choses sur le St Esprit qui leur serait donné. Envoyé du Père par le Seigneur, les disciples allaient connaître la relation des personnes divines : le Père dans le Fils, le Fils dans le Père, vous en moi et moi en vous. Les grandes vérités chrétiennes allaient être révélées par le St Esprit, rendues claires, évidentes dans l’âme des croyants, par le don du St Esprit, par le sceau du St Esprit, par l’onction du St Esprit. Le Seigneur leur annonce que c’est par le St Esprit qu’ils pourront pénétrer dans tous les enseignements de la Parole de Dieu (l’A.T), c’est par le St Esprit qu’ils se rappelleront tout ce que les évangiles contiennent, c’est par le St Esprit qu’ils rendront témoignage, c’est par le St Esprit qu’ils seront conduits dans toute la vérité, comme les épîtres, et c’est par le St Esprit que leur seront révélées les choses à venir comme l’Apocalypse.

Nous pouvons dire que c’est le St Esprit qui est la clé qui ouvre tous les trésors de la Parole de Dieu. Nous ne pouvons pas nous révéler quoi que ce soit à nous-mêmes. Sans le St Esprit, l’homme le plus intelligent ne peut rien comprendre de la Parole de Dieu, c’est un livre fermé pour lui. On a souvent rappelé la parabole d’Ésaïe (29:11, 12) : On donne le livre à quelqu’un qui a la prétention de lire « Je sais lire » dit-il. Lis ceci je te prie. « Je ne peux pas lire » répond-il. Pourquoi ? Parce que le livre est scellé. Si brillante que soit son intelligence, il ne peut pas trouver le secret, il n’a pas la clé pour ouvrir les secrets contenus dans ce livre. Un autre a la simplicité de dire : « Je ne sais pas lire ». Il avoue son incapacité d’entrer dans la connaissance des pensées de Dieu. Pour connaître les pensées de Dieu, il faut d’abord qu’Il les révèle. Cette révélation s’opère par l’Esprit de Dieu. Mais la réception des pensées de Dieu se fait aussi par l’Esprit-Saint. Révélation de la part de Dieu à chacun de nous par le St Esprit, et communication à d’autres par les moyens que le Seigneur emploie, par les dons, c’est toujours par le St Esprit. Vous avez reçu l’onction, vous n’avez pas besoin que quelqu’un vous enseigne. Cela ne veut pas dire que nous n’avons pas besoin d’être enseignés, mais nous n’avons pas besoin que quelqu’un prenne une place entre Dieu et nous pour nous enseigner. Nous avons le St Esprit pour cela. L’onction, c’est une affaire d’intelligence des pensées de Dieu.

 

7                        Importance de la venue du Saint Esprit

Nous avons beaucoup de détails sur la venue du St Esprit, sur la fonction qu’il allait remplir et sur les privilèges que les disciples allaient connaître, puisque le Seigneur leur dit : « Il vous est avantageux que moi je m’en aille » (Jean 16:7). Être avec le Seigneur comme Jean qui penchait sa tête sur la poitrine du Seigneur, peut-on imaginer privilège plus grand que de se trouver auprès du Seigneur, le voir, l’entendre ? Dans l’épître que Jean écrite tard dans sa vie, nous sentons ce souvenir jaillir : « Ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, ce que nous avons touché de nos mains » (1 Jean 1:1), Jean ne tarit pas d’expressions pour nous dire le bonheur qu’il a éprouvé avec ses compagnons d’être là auprès du Seigneur. Peut-on imaginer compagnie plus riche, plus précieuse que celle du Fils de Dieu ? Et pourtant il dit : « Il vous est avantageux… ». La position des croyants aujourd’hui est supérieure à celle, pourtant si belle et si privilégiée des disciples aux jours du Seigneur sur la terre.

Le St Esprit est donc la promesse du Père. Le Seigneur a fait une promesse à ses disciples et le Père avait aussi fait une promesse. L’Église est encadrée de ces deux promesses. Celle du Seigneur, c’est son retour personnel : « Si je m’en vais, je reviendrai » (Jean 14:3). Nous attendons l’accomplissement de la promesse du Seigneur. Elle va mettre un terme à l’existence de l’Église sur la terre. L’Église complète part au ciel, se retrouve sur la nuée avec le Seigneur. Nos bien-aimés qui ont été recueillis seront ressuscités, et nous transmués, et nous voilà introduits au ciel.

 

8                        Le Saint Esprit et Actes 2

Le Père a accompli sa promesse chapitre 2 du livre des Actes ; le don du St Esprit a eu lieu et ne se répétera jamais.

Cette manière d’introduire le chapitre 2 des Actes nous reporte aux sept fêtes de l’Éternel. C’est comme si Luc disait : vous voyez, comme il était écrit dans Lévitique 23, comme il était prévu qu’il y ait une offrande nouvelle, deux pains qui deviennent un pain après la fête de Pâque, 50 jours après, en voici la réalisation. Le St Esprit descend le jour de la Pentecôte, 50 jours après le sacrifice du Seigneur, comme il était prévu dans les fêtes du Lévitique, le Seigneur est mort le 14° jour du mois et ressuscité le lendemain de la Pâque, le premier jour de la semaine. Ce sabbat-là était grand car il coïncidait avec la fête de Pâque, ou plus exactement avec le 1° jour de la fête des pains sans levain, le 15° jour. Le Seigneur est ressuscité le 1° jour de la semaine, il est mort un vendredi ; le sabbat qui suivait était grand car il coïncidait avec cette fête des pains sans levain ; et le lendemain, comme Lévitique 23 l’indique, Christ est ressuscité ; et 50 jours plus tard, les disciples sont assemblés et voilà, le St Esprit qui descend pour les baptiser comme il était prévu et pour faire d’eux la maison de Dieu et le corps de Christ.

Pourquoi le baptême a-t-il eu lieu ? Nous n’avons pas d’autre raison que celle que nous donne Paul dans la 1° épître aux Corinthiens. Nous trouvons sept fois l’expression « baptisés du St Esprit ». Quatre fois dans les évangiles, 2 fois dans le livre des Actes (ch. 1 et 11), car Pierre va identifier le don du St Esprit auquel il a assisté chez des Gentils à Césarée. Il va les identifier, quant à ce don, à ce qui a eu lieu à la Pentecôte. C’est une seule et même chose. Ils prennent place, ces Gentils de Césarée, dans le privilège qui a été octroyé au chapitre 2, ils y sont intégrés. La septième fois, c’est dans l’épître aux Corinthiens.

 

9                        Le Saint Esprit et le don des langues

Combien trouvons-nous d’assemblées nommées dans le N.T ? Une trentaine. Nous trouvons cet enseignement à l’égard du St Esprit, à l’égard du don des langues qu’on y associe alors que la Parole de Dieu ne le fait pas, uniquement dans une église, et à celle de Corinthe où les choses étaient dans un état si défaillant. C’est à cette seule église que Paul doit parler du don des langues pour porter remède aux excès consécutifs à la possession de ce don. Paul dira que celui qui parle en langues dans l’assemblée s’édifie lui-même (1 Cor. 14:4). Est-ce que nous pouvons prendre cela comme une approbation ou une désapprobation ? C’est bien une désapprobation. Quand on dit que tout doit concourir à l’édification de l’assemblée, il souligne le fait que quelqu’un s’édifie lui-même, contrairement à l’intention de l’Esprit de Dieu de nous édifier l’un l’autre sur notre très sainte foi et par les choses qu’Il nous donne librement. Quelqu’un parlant en langue s’édifie lui-même oubliant tous les autres. C’est une réprobation que les Corinthiens n’ont pas manqué de bien percevoir.

Le livre des Actes a-t-il été écrit avant ou après l’épître aux Corinthiens ? Car Luc est un compagnon de Paul. Tous les travaux de Paul, Luc y a participé. Luc connaît bien tout le détail de l’enseignement de Paul. Ce détail est important car on a enseigné qu’il y a deux dons de langues, mais ce n’est pas juste. On dit qu’il y a un don de langue pour le dehors et un dans l’assemblée. N’est-il pas clair que s’il y avait un don de langue pour le dehors, à partir d’une langue si riche que le Grec, nous aurions un mot pour exprimer le parler en langues dans l’assemblée et un autre pour le parler au-dehors, puisque ces nuances existent. Le livre des Actes a été écrit 6 années après l’épître aux Corinthiens. Luc connaissait bien l’enseignement de l’Apôtre donné à Corinthe dans les moindres détails. Ne serait-ce pas étrange que pour nous parler d’un autre don qui s’exerce au-dehors de l’assemblée il ait employé le même mot alors qu’il avait à sa disposition d’autres termes absolument précis pour parler d’un langage au-dehors ? Luc emploie un seul et même mot comme Paul pour nous parler du don des langues et qui a lieu dans des conditions bien particulières, mais qui ne signifie nullement que nous ayons à le demander, car chaque fois que des langues ont été parlées, c’est au moment de la conversion, au moment du don du St Esprit, jamais en vertu d’une demande à Dieu de pouvoir parler en langues. Ou bien elles ont été parlées en vue de l’édification de l’Église, en vue d’affirmer la Parole de Dieu dans ces jours là dans tous les milieux où elle pénétrait et pour atteindre des âmes, à Césarée, dans une grande ville métropolitaine comme Éphèse, ou à Jérusalem où il y avait des gens de toutes nations. Jamais elles n’ont été parlées dans un moment, dans un endroit où ce besoin n’était pas utile, car quelle serait l’utilité que nous parlions un langage que personne ne comprend ? Paul dira que ceux qui entreraient parmi nous diraient que nous sommes fous. L’Esprit est donc un Esprit de sobre bon sens. Ce qui nous amène à marcher par l’Esprit pour produire de bons fruits à la gloire de Dieu. Paul dit aussi : « N’attristez pas le St Esprit de Dieu », tout ce qui contrecarre l’action de l’Esprit par lequel vous avez été scellés en vue du jour de la rédemption, c’est-à-dire en vue de votre départ pour la délivrance et notre présence auprès du Seigneur au ciel.