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Questions et réponses : Philippiens 1:28

 

« Démonstration de perdition »

 

 

Christian Briem

 

Traduit de l’allemand « Antworten auf Fragen zu biblischen Themen » = Réponses à des questions sur des thèmes bibliques, édité par Christliche Schriftenverbreitung, Hückeswagen, 2005. ISBN 3-89287-088-8

 

Table des matières :

1     Démonstration de perdition — Phil. 1:28

 

 

 

1                        Démonstration de perdition — Phil. 1:28

Questions et réponses p. 60

Question

En Philippiens 1, les croyants sont exhortés à ne se laisser épouvanter en rien par les adversaires, et il est ajouté : « ce qui pour eux est une démonstration de perdition, mais de votre salut, et cela de la part de Dieu » (Phil. 1:28). Je ne comprends pas cet ajout. À quoi se rapporte ce « ce qui ? »

 

Réponse

Faire peur est une tactique, une arme dans la main de Satan. Il essaiera toujours d’intimider les croyants et de les placer dans la crainte (cf. 1 Pierre 3:6). Pour ce faire, il suscite la haine des hommes contre eux. Même si les enfants de Dieu se trouvent moins exposés aujourd’hui qu’autrefois à son inimitié ouverte comme « lion rugissant » (1 Pierre 5:8), ils ont d’autant plus affaire avec lui comme « le serpent » rusé (2 Cor. 11:3). Mais quoi qu’il en soit des circonstances, il nous faut être au clair sur un point : Le monde haïra toujours le véritable peuple de Dieu (Jean 15:18-20). Il en était déjà ainsi aux jours d’Abel (1 Jean 3:12, 13). La croix de Christ a marqué le point culminant de la haine et de l’inimitié de l’homme contre Dieu.

Même si Satan est maintenant un ennemi vaincu, il mène quand même sa lutte contre Dieu et contre ceux qui, sur la terre, tiennent pour Lui et pour son Fils. Dieu le lui permet, pour le moment. Mais haïr un Dieu saint, persécuter ceux qui tiennent fidèlement pour Sa vérité, voilà l’une des plus tristes preuves de l’abjection de l’homme, et en même temps, un signe sûr de ce qu’un homme qui fait cela est mûr pour l’enfer.

Les croyants à Philippe ne devaient donc pas interpréter faussement les tribulations par lesquelles ils passaient. Les croyants à Thessalonique couraient le même danger (2 Thes. 2:1 et suivants), et nous sommes finalement tous enclins à faire pareil. Les Philippiens devaient plutôt considérer que souffrir pour Christ était un don de la grâce, et tous les enfants de Dieu doivent aussi le considérer ainsi (Phil. 1:29). L’opposition de leurs adversaires contre eux, comme aussi toute inimitié contre ce qui parle de Dieu, est une preuve certaine que ceux qui sont animés d’un tel esprit, sont sur le chemin de perdition. Cependant pour nous les croyants, cette opposition est aussi une preuve infaillible de ce que notre chemin est le bon, et au bout duquel se trouve le plein salut de toutes les détresses et toutes les luttes. C’est la signification, tout au long de cette épître du mot « salut ».

Mais ce n’est pas encore tout. Dieu voudrait aussi que, dans cette lutte, les croyants développent et entretiennent une profonde confiance en Lui. C’est finalement Sa lutte, et non la leur. Ils doivent donc faire preuve de courage moral en face de l’ennemi, et n’être en rien épouvantés par les adversaires. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rom. 8:31). Cette attente et cette confiance en Dieu, calmes et patientes, ne font pas seulement du bien à leurs propres âmes, en ce qu’elles favorisent la conscience de leur délivrance finale de tout mal ; mais en plus, cette assurance face aux efforts de l’ennemi a aussi des répercussions sur les adversaires. Ils devront reconnaître toute la réalité de leur impuissance contre ces hommes qui se confient en la puissance de Dieu. La conscience de rencontrer en eux la puissance de Dieu, est pour les adversaires, une démonstration supplémentaire de la perdition qui va les atteindre.