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Questions et Réponses diverses

 

Travail du dimanche — Les saints endormis qui sont déjà ressuscités (Matt. 27)

 

Christian Briem

Traduit de l’allemand. Questions et réponses, Ed. CSV, 2005, p. 29, 130

Table des matières :

1       Travail du dimanche

1.1        Question :

1.2        Réponse :

2       Les saints endormis de Matt. 27

2.1        Question :

2.2        Réponse :

 

Questions et réponses, p.29, 130

 

1        Travail du dimanche

1.1      Question :

En Lév. 23 il est répété « tu ne feras aucune œuvre », « tu ne feras aucune œuvre de service ». Cette règle s’impose-t-elle aussi à nous au temps du Nouveau Testament, ou bien n’est-elle pas au moins transposable ou applicable ?

 

1.2      Réponse :

Que le commandement de sanctifier le sabbat (Ex. 20:8) ne subsiste pas pour les croyants du temps de la grâce, cela est clair, déjà  simplement par le principe que nous ne sommes pas sous la loi, mais sous la grâce (Rom. 6:14). Nous sommes morts à la loi par la loi (Gal. 2:19). Rom. 7 exprime cette vérité de la manière suivante : « C’est pourquoi, mes frères, vous aussi, vous avez été mis à mort à la loi par le corps du Christ, pour être à un autre, à celui qui est ressuscité d’entre les morts, afin que nous portions du fruit pour Dieu » (Rom. 7:4). Certes la loi n’est pas morte, mais c’est nous qui sommes mis à mort à la loi. Du fait que la loi s’applique à des vivants et pas à des morts, ses règles ne nous touchent pas, ne nous concernent pas. Elles ne sont pas données comme règle de vie aux chrétiens. Nous appartenons maintenant à Un Autre, qui est ressuscité d’entre les morts, et c’est en Lui seul que nous pouvons porter du fruit pour Dieu.

Ce qui vient d’être dit ne signifie cependant pas que la loi n’ait aucune signification morale pour nous. Nous voulons illustrer cela par l’exemple du sabbat, puisque c’est la question posée. Nous avons déjà vu qu’il n’existe pas, pour nous chrétiens, de commandement de garder le sabbat. À l’opposé, nous possédons aujourd’hui le « premier jour de la semaine » (dimanche), mais nous ne devons pas le comprendre de travers pour en faire une sorte de sabbat chrétien. Le premier jour de la semaine est au contraire caractéristique de toute la période chrétienne. Car de même que le septième jour domine le judaïsme, de même le premier jour de la semaine domine le christianisme. Ce jour auquel Christ a été ressuscité en vainqueur d’entre les morts, Lui appartient ; c’est le jour du Seigneur ou journée dominicale (Apoc. 1:10), littéralement « le jour appartenant au Seigneur ». Cette pensée va nous occuper encore quelque peu.

Quand nous voyons avec quel soin et quelle sollicitude Dieu parle dans l’Ancien Testament sur le fait de garder le commandement de sanctifier « Ses » sabbats, nous pouvons bien nous demander si l’art et la manière dont nous, chrétiens du temps du Nouveau Testament, commémorons « Son » jour, est indifférente à notre Seigneur et Sauveur. Nous allons tout de suite jeter un coup d’œil sur la manière dont les premiers chrétiens se conduisaient ce jour-là. Mais avant cela, commençons par citer un verset du prophète Ésaïe. Il se rapporte naturellement au sabbat, et non pas à notre dimanche. Mais ne contient-il pas une parole qui s’adresse à nous ?

« Si tu gardes ton pied de [profaner] le sabbat, de faire ton plaisir en mon saint jour, si tu appelles le sabbat [tes] délices, [et] honorable le saint [jour] de l’Éternel, si tu l’honores en t’abstenant de suivre tes propres chemins, de chercher ton plaisir et de dire des paroles [vaines], alors tu trouveras tes délices en l’Éternel, et je te ferai passer à cheval sur les lieux hauts de la terre, et je te nourrirai de l’héritage de Jacob, ton père : car la bouche de l’Éternel a parlé » (Ésaïe 58:13-14). — N’est-ce pas là des paroles touchantes de Dieu au sujet de Son saint jour ? Ne sont-elles pas aujourd’hui transposables dans une certaine mesure au premier jour de la semaine, le jour du Seigneur ?

Pour les premiers chrétiens, le premier jour de la semaine n’était ni férié ni chômé. Cependant ils l’utilisaient pour des activités ou des intérêts spirituels. Selon la pensée du Seigneur ils se réunissaient ce jour-là pour rompre le pain (Actes 20:7). Ce jour-là ils réalisaient des collectes régulières pour les besoins des saints (1 Cor. 16:2), certainement en liaison avec la fraction du pain. Et le fait que Paul, à la suite de la fraction du pain, ait apporté la Parole devant les croyants de Troas, et que, pour une raison particulière, cela se soit prolongé jusqu’à minuit, cela montre en tout cas une occupation appropriée à ce jour particulier.

S’il nous est accordé aujourd’hui par la grâce de Dieu, que le premier jour de la semaine (notre dimanche) soit un jour férié légal, nous devons utiliser ce privilège de manière spirituelle. Certes pour nous non plus, ce n’est pas nécessairement un jour « chômé ». Mais en ce jour qui appartient au Seigneur, ne devons-nous pas chercher à faire avant toutes choses ce qui L’honore, ce à quoi Il a droit ? La réunion pour rompre le pain et celle pour annoncer la Parole de Dieu sont sûrement le plus important pour ce jour-là, par rapport à quoi toutes les autres activités imaginables sont à mettre au second rang. Avec ce point de vue, ne devons-nous pas nous efforcer de ne pas regrouper ces deux réunions, toutes les fois que cela est possible ? Remplir le jour du Seigneur avant tout par ces deux réunions, c’est le mieux que nous puissions faire. Il restera suffisamment de temps pour les besoins personnels et autres choses de ce genre.

Si le Seigneur possède notre premier amour, nous utiliserons Son jour d’abord pour Lui. Sa réponse à cette fidélité ne manquera pas : Il nous fera marcher sur nos lieux élevés (*), et nous accordera de nous réjouir en Lui. Et il nous sera à son tour d’autant plus facile d’honorer Son jour — dans un temps où ce jour est de plus en plus mondanisé et où on lui dérobe de plus en plus son caractère spécial.

 

(*) Note Bibliquest : Ésaïe 58:14 cité plus haut — Deutéronome 33:29 ; 2 Samuel 22:34 = Psaume 18:33 ; Job 16:19 ; Psaume 148:1 ; Habakuk 3:19.

 

2        Les saints endormis de Matt. 27

2.1      Question :

En Matt. 27:52-53, il est dit qu'à la mort du Seigneur Jésus, beaucoup de corps des saints endormis ressuscitèrent, et qu’après la résurrection du Seigneur, ces saints ressuscités entrèrent dans la sainte ville et apparurent à plusieurs [beaucoup]. Comment peut-il y avoir accord entre la résurrection de ces saints et le titre du Seigneur de « prémices de ceux qui sont endormis » (1 Cor. 15:20), puisqu’ils ressuscitèrent avant Lui ? En outre peut-on dire quelque chose sur la sorte de corps de ces saints, et s’ils quittèrent de nouveau la terre par la mort ?

 

2.2      Réponse :

Que ces saints endormis aient été ressuscités avant le Seigneur Jésus, cela n’est nullement certain d’après le récit de Matthieu 27. Il apparaît plutôt que le Saint Esprit signale deux groupes d’événements à l’occasion de la mort du Seigneur : 1. Quand Christ mourut, le voile du temple se déchira, la terre trembla, les rochers se fendirent et les sépulcres s’ouvrirent. 2. Alors beaucoup de corps des saints endormis ressuscitèrent et sortirent des sépulcres après Sa résurrection et entrèrent dans la sainte ville et apparurent à plusieurs [beaucoup]. Voilà en tout cas ce qui paraît être le sens de ce passage remarquable. Dans le peu de mots de ce rapport, deux points chauds paraissent être indiqués, sans qu’ils coïncident dans le temps : 1. d’abord Dieu parle dans des événements puissants de la nature, puis 2. il y a la résurrection de certains saints. Par ces deux groupes d’événements, Dieu a rendu témoignage à l’œuvre de Son Fils.

Nous pouvons en conclure que la résurrection de ces saints n’a pas eu lieu immédiatement après la mort du Seigneur : ce n’est qu’après Sa résurrection qu’ils sortirent des tombeaux et entrèrent dans Jérusalem où plusieurs [beaucoup] les virent. Christ est les prémices de ceux qui sont endormis (1 Cor. 15:20) ; ces saints ne pouvaient pas le précéder.

Qui étaient ces saints, à qui ils apparurent, avec quel corps apparurent-ils, comment et quand quittèrent-ils la terre — voilà autant de questions auxquelles la Parole de Dieu ne donne pas de réponse, et nous ne voulons pas faire de spéculations là-dessus. En tout cas leur résurrection est une indication claire que, par la mort, Christ a rendu impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort (Héb. 2:14), et que maintenant pour les croyants, la mort est engloutie en victoire (1 Cor. 15:54-55).