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Le Bonheur dans le couple et la famille

 

Ernst Werner Bremicker

Dillenburg 1988

 

Table des matières :

1     Préface

2     Déclin collectif et fidélité personnelle

2.1      La famille de Manoah — Juges 13 à 16

2.2      La vie de Samson

3     Relations entre Époux — Éphésiens 5:19-29

3.1      L’appel céleste

3.2      État du coeur

3.3      La soumission

3.4      Christ, le modèle parfait

3.5      Tristes semailles

3.6      Maris, aimez vos femmes...

3.7      Activité de l’amour

3.8      Bases morales de la bénédiction

4     Parents et Enfants — Éphésiens 5:9 à 6:4

4.1      Dangers de la conformité au monde

4.2      Connaître la volonté de Dieu pour la faire

4.3      Principes divins concernant les époux

4.4      Principes divins concernant les enfants

5     Dix maisons visitées par le Seigneur Jésus

5.1      La maison de Simon Pierre : Luc 4:38-39

5.2      La maison de Lévi : Luc 5:29-39

5.3      La maison de Simon le pharisien Luc 7:36-50

5.4      La maison de Jaïrus : Luc 8:51-56

5.5      La maison de Marthe : Luc 10:38-42

5.6      La maison d’un des principaux pharisiens Luc 14:1-14

5.7      La maison de Zachée : Luc 19:1-10

5.8      Le temple : Luc 19:45, 46

5.9      Une maison disponible : Luc 22:7-13

5.10      La maison du souverain sacrificateur Luc 22:54-71

5.11      Vie de Samuel

 

 

 

1                    Préface

Mettez ces miennes paroles dans votre coeur et dans votre âme... afin que vos jours et les jours de vos fils sur la terre... soient multipliés comme les jours des cieux qui sont au-dessus de la terre (Deutéronome 11:21)

Avoir des jours comme les jours des cieux, c’est-à-dire marqués du caractère du ciel, est un bonheur qui nous est offert encore aujourd’hui dans le mariage et dans la famille : Ceux-ci porteront un reflet du bonheur du ciel si nous obéissons à ce que Dieu dit dans sa Parole. En nous servant du récit de la vie d’une famille dans l’Ancien Testament et de quelques principes tirés du Nouveau Testament, nous désirons nous occuper de ce sujet de plus près.

 

2                    Déclin collectif et fidélité personnelle

2.1   La famille de Manoah — Juges 13 à 16

 

Dans la société occidentale christianisée, la prétendue libéralisation des moeurs actuelle a pour résultat alarmant un abandon grandissant des valeurs morales que Dieu a confiées à l’homme (Romains 1:28). Mépris du mariage, divorce, adultère et avortement sont désormais courants ; on n’y fait plus guère attention. Nous sommes devenus une société de meurtriers et d’adultères et cela nous dérange à peine.

Pourtant le nombre de divorces enregistrés n’est que la partie visible de l’iceberg. Dans combien de ménages existant certes encore sur le papier, ne vit-on pas chacun de son côté ou même en opposition ? Hélas, de si navrantes situations existent aussi chez des croyants, et plus souvent qu’on ne le pense. On ne peut ni ne veut divorcer, mais l’on n’a plus rien à se dire.

Cependant, nous pouvons trouver, précisément dans le mariage et dans la famille, un bonheur particulier. Dieu nous fait connaître dans sa Parole le fondement d’un mariage qui nous conduit à avoir des jours «comme les jours des cieux qui sont au-dessus de la terre». Il dépend de nous de désirer connaître ce bonheur.

C’est Dieu lui-même qui a placé l’amour dans le coeur de l’homme et de la femme, mais, comme tout autre don, sa créature humaine a aussi corrompu celui-là. En 2 Timothée 3:3, nous lisons que «les derniers jours» seront des «temps fâcheux» où les hommes seront «sans affection naturelle». L’amour naturel, placé dans nos coeurs par Dieu, est profané et la conséquence en est un égoïsme caractéristique. Qui peut alors s’étonner qu’un mariage sur trois aboutisse au divorce ?

Manoah et sa femme — dont le nom ne nous est pas donné — vivaient à une époque moralement comparable à la nôtre. Il est écrit : «Et les fils d’Israël firent de nouveau ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel» (Juges 13:1). Lorsque chacun fait ce qui est bon à ses yeux au milieu du peuple de Dieu (ch. 17:6 et 21:25), c’est toujours «ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel». C’est la septième fois que cette expression revient dans le livre des juges. Chaque fois, Dieu avait dû châtier son peuple, et chaque fois, ils avaient alors crié à l’Éternel et il avait entendu et était intervenu en leur faveur. Mais ce cri vers Dieu fait défaut en Juges 13 : Le peuple se trouvait sous le pouvoir des Philistins et s’en était accommodé. En est-il autrement aujourd’hui dans la chrétienté ? Les hommes vivent dans le mal et l’aiment ainsi, sans désirer autre chose. Et qui portera les conséquences de cette impiété ? Ce seront les enfants.

Au milieu de ce peuple caractérisé par la volonté propre, il y a un couple pieux que Dieu peut regarder avec satisfaction, Manoah et sa femme. Son nom signifie : «don, présent», ou encore «lieu de repos». Manoah était un don de Dieu pour son épouse, et réciproquement, comme chaque mari doit l’être pour son épouse et aussi chaque épouse pour son époux. Quand les conjoints se considèrent ainsi mutuellement, il en résulte une heureuse communion.

Dieu a quelque chose d’important à communiquer à tous les deux et il commence par s’adresser au plus faible, à la femme. L’Ange de l’Éternel lui apparaît et lui donne une merveilleuse promesse, celle d’un fils. Et en même temps, il lui indique comment elle aurait à se conduire. Nous trouvons ainsi, dans les instructions de l’Ange à cette femme, la ressource valable aussi pour nous quand nous nous demandons comment nous conduire au milieu de la ruine de la chrétienté. Elle tient en une simple expression : la séparation du monde et du mal. Il est remarquable que Dieu ne commence pas par ce que le jeune garçon devrait faire ou éviter, mais il instruit la future mère avec précision quant à sa propre conduite et cela sur deux points : — 1. Elle ne devait boire ni vin ni boisson forte. — 2. Elle ne devait rien manger d’impur.

Le futur nazaréat de l’enfant devait ainsi déjà caractériser sa mère ! Le vin et les boissons fortes sont ici, comme dans d’autres passages de l’Écriture, une image de la joie terrestre. Le croyant qui recherche la compagnie des incrédules et partage leurs joies n’en rapportera pas des influences pieuses dans son foyer ; son bonheur dans le Seigneur en sera altéré et les enfants en pâtiront. Dieu dit ailleurs : «Le vin est moqueur, et la boisson forte est tumultueuse, et quiconque s’y égare n’est pas sage» (Proverbes 20:1). Il n’est certes pas étonnant de lire que les hommes du monde sont amis des voluptés plutôt qu’amis de Dieu (2 Timothée 3:4), mais il devrait en être autrement de nous, croyants. Notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ et c’est en cela même que nous avons à trouver notre joie.

La seconde instruction : «ne rien manger d’impur» contient également un enseignement important pour aujourd’hui. Manger quelque chose d’impur signifie s’occuper de choses mauvaises. David avait épousé une femme qui avait un théraphim (1 Samuel 19) et peut-être le savait-il ; Rachel, femme de Jacob, vola et cacha dans sa tente les théraphims de son père et son mari ne le savait pas (Genèse 31). Moralement parlant, ces deux femmes nourrissaient leur esprit de quelque chose d’impur et les conséquences en furent désastreuses.

Dieu met ici l’accent sur l’influence qu’une mère de famille exerce, plus encore que le père, dans son foyer sur ses enfants, selon qu’elle se nourrit de la Parole de Dieu ou des choses du monde. «Car ceux qui sont selon la chair ont leurs pensées aux choses de la chair ; mais ceux qui sont selon l’Esprit, aux choses de l’Esprit» (Romains 8:5). Si les choses du monde — romans, revues diverses, musique, sport, radio, télévision etc... — sont la nourriture quotidienne de nos âmes, nous nous plaçons sous l’influence impure du monde. Nous en arriverons inconsciemment à adopter sa manière de penser et d’agir, dans nos vies, et, ce qui est pire encore, dans l’assemblée de Dieu : «car la pensée de la chair est la mort ; mais la pensée de l’Esprit, vie et paix» (Romains 8:6). Le Seigneur connaît les tristes conséquences, les chagrins et les pleurs dans beaucoup de familles où ces choses sont entrées (Marc 4:19). L’un des plus grands théraphims de notre temps est certainement la télévision. 1 Jean 5:21 a toute son actualité : «Enfants, gardez-vous des idoles» ; c’est le dernier avertissement de Jean dans sa première épître. À l’insu de son mari, Rachel conservait les théraphims et y attachait de la valeur. Jacob, ignorant qu’elle les avait subtilisés à son père, se laissa aller à la colère et dit à Laban : «qu’il ne vive pas, celui auprès duquel tu trouveras tes dieux». Or Rachel mourut peu après. L’attitude de Jacob nous rappelle le danger de laisser agir la colère et de prononcer des propos inconsidérés.

C’est pourquoi, au lieu d’occuper notre esprit sans discernement et de nous exposer ainsi à ce qui est impur, nous devrions nous nourrir d’aliments sains. Nous trouvons cette nourriture dans la Parole de Dieu : Désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait de la Parole, afin que vous croissiez par lui à salut (1 Pierre 2:2). En chaque enfant, dès sa naissance, nous voyons ce besoin vital se manifester et Dieu nous donne là un enseignement pratique. Une nourriture saine est nécessaire à la santé, à la croissance, à l’équilibre, et nous en avons besoin dans ces jours de ruine.

Nous venons de considérer une des principales causes de dégradation dans les couples chrétiens, qui consiste à cacher quelque chose à son conjoint, plutôt que d’être droit et sincère l’un envers l’autre et devant Dieu ; or selon la pensée divine, le mari est le chef de famille. Rien ne devrait se faire sans son accord ni à son insu. La funeste habitude de dissimuler entre époux influencera fâcheusement les enfants. Jacob, «celui qui supplante», dissimula et trompa son entourage. À leur tour, dix de ses fils devinrent des imposteurs et portèrent partout avec eux le fardeau de leur imposture pendant vingt-deux ans.

Que fait, au contraire, la femme de Manoah après l’apparition de l’Ange ? Elle ne va vers personne d’autre que son mari. Cela prouve qu’elle a pleine confiance en lui. Bienheureuses sont les épouses qui peuvent se confier entièrement en leur mari, avec lequel elles peuvent tout partager ! Et Manoah est aussi un exemple pour nous ; que fait-il ? Il se tourne vers Dieu et prie. Il met ainsi en évidence la relation habituelle qu’il vit avec son Dieu. Et nous, maris, connaissons-nous cette communion pratique, cette relation suivie avec le Seigneur ?

Manoah sent sa responsabilité, et il la partage avec sa femme. Il ne demande pas : «Que l’homme de Dieu vienne encore vers moi», mais il associe avec lui son épouse en disant : «Ah Seigneur ! Que l’homme de Dieu que tu as envoyé vienne encore vers nous, et qu’il nous enseigne ce que nous devons faire». Nous trouvons ici l’harmonie dans le couple relativement à l’éducation des enfants. Cette éducation n’est pas seulement l’affaire de l’un des parents, mais concerne père et mère ensemble. Ceux-ci devraient avoir une même pensée sur les questions d’éducation, et rechercher pour cela dans la prière la sagesse nécessaire.

À cet égard, Isaac et Rébecca sont pour nous un sérieux avertissement : Isaac aimait Ésaü et Rebecca aimait Jacob (Genèse 25:28). Il n’aurait pas dû en être ainsi ; ces préférences et ce désaccord eurent des conséquences humiliantes. Ils durent en récolter les fruits amers, pour eux-mêmes et pour leurs enfants. Parents, notre conduite marque et détermine dans une large mesure celle de nos enfants. Si elle est injuste, selon les pensées de la chair, pensons-nous que nos enfants éprouveront de la joie au sein de la famille ? Ils nous observent et tireront de notre comportement des conclusions pour eux-mêmes, pour le bien comme pour le mal. L’obéissance des parents à la Parole introduit la bénédiction de Dieu sur toute la famille. Certes nous dépendons de la grâce du Seigneur, mais elle ne nous dégage en rien de notre responsabilité d’être des exemples d’obéissance et d’attachement au Seigneur.

Un autre danger, auquel les femmes sont plus exposées, c’est d’en venir à aimer leurs enfants plus que leur mari. En Tite 2:4, l’ordre dans lequel les jeunes femmes sont exhortées à l’activité de l’amour est digne d’attention : le mari, puis les enfants. Si l’ordre selon Dieu est inversé, le déséquilibre est introduit avec toutes ses conséquences négatives.

Manoah et sa femme montrent leur promptitude à obéir à la parole de Dieu et c’est là le secret d’une vie de famille bénie. Si nous désobéissons, Dieu ne peut que s’opposer à nous, bien que nous soyons ses enfants ; le chemin de la désobéissance est celui du péché, et «la face de l’Éternel est contre ceux qui font le mal» (Psaume 34:16).

Dieu exauça la prière de Manoah et apparut une seconde fois. À la question sur la règle du jeune garçon, l’Ange de l’Éternel répète une fois encore ce qui concerne la conduite de la mère. Manoah demande alors à l’Ange de l’Éternel quel est son nom, afin de l’honorer (v. 17). L’honneur dû au Seigneur devrait aussi avoir toujours la première place dans nos vies. La réponse de l’Ange de l’Éternel est saisissante : «Pourquoi demandes-tu mon nom ? Il est merveilleux». Cette déclaration conduit nos pensées à Ésaïe 9:6 où l’Esprit prophétique présente le Seigneur Jésus en ces termes : «On appellera son nom : Merveilleux, Conseiller, Dieu Fort, Père du siècle, Prince de paix». Ainsi, c’est lui-même, le Merveilleux, qui se tenait devant Manoah ! Et pour nous aussi, maintenant, ce merveilleux Seigneur s’occupe de nous, prend du temps afin de nous aider dans nos difficultés, nos luttes, nos détresses. Et ce qu’il fait est aussi merveilleux, comme lui-même. Ensuite, lorsque Manoah a apporté un sacrifice, c’est dans la flamme de l’autel que l’Ange de l’Éternel monte vers le ciel. Il reconnaît Celui à qui il avait eu à faire, ce qui le remplit d’effroi et de la crainte de la mort. On peut voir alors quel précieux don était pour lui cette épouse. Elle avait plus de discernement spirituel que son mari et lui fut de bon conseil. Dieu a voulu donner à l’homme une aide qui lui corresponde ; bienheureux celui qui a une telle aide et l’estime hautement !

Ne faisons-nous pas chaque jour l’expérience que nos épouses nous aident ? Elles peuvent le faire autant dans les choses spirituelles que matérielles. Sommes-nous disposés à recevoir un conseil spirituel lorsque nous discernons qu’il vient de Dieu ? Un autre point encore est d’être reconnaissants pour l’aide apportée par nos épouses. Savons-nous le leur exprimer ? Nous remercions Dieu chaque jour pour la nourriture, mais rendons-nous aussi grâces pour l’épouse qu’il nous a donnée, et pour son dévouement de chaque instant ? Nous y sommes souvent indifférents, ou bien nous l’acceptons comme quelque chose de tout naturel. Or l’épître aux Colossiens nous exhorte dans chacun de ses chapitres à la gratitude ; et les maris reconnaissants sont des chrétiens heureux, car ils sont conscients des bienfaits de Dieu.

Au verset 24, nous trouvons la naissance du fils promis, Samson, ce qui signifie «homme du soleil». Qui est le soleil ? Au Psaume 84:11, nous lisons : «L’Éternel est un soleil et un bouclier». Oui, le Seigneur est ce soleil et en lui nous trouvons lumière et protection pour notre vie. De plus, c’est aussi un symbole de force : «Que ceux qui t’aiment soient comme le soleil quand il luit dans sa force !» (Juges 5:31). Pour sauver son peuple, Dieu n’avait jusqu’alors suscité aucun homme qui fût caractérisé par la force physique comme le fut Samson. La Parole insiste d’une manière impressionnante sur ce caractère.

Ensuite l’Esprit de Dieu souligne (v. 24) : «... et l’enfant grandit». Il grandit parce qu’il reçut une nourriture conforme aux instructions de l’Ange, une nourriture qui correspondait à la séparation déjà pratiquée par sa mère. C’est une question sérieuse pour chacun de nous : Quelle nourriture apportons-nous à nos enfants ? Avons-nous une parole de la part du Seigneur Jésus pour eux quand nous sommes ensemble au repas en famille, puis le soir lors de la lecture de la Parole de Dieu ? Relisons ce que Dieu dit en Deutéronome 6:7 : «Ces paroles que je te commande aujourd’hui, tu les inculqueras à tes fils et tu en parleras quand tu seras assis dans ta maison, et quand tu marcheras par le chemin, et quand tu te coucheras et quand tu te lèveras». Et ces exhortations sont répétées encore une fois au chapitre 11 (v. 19). De quelle manière aussi mettons-nous la Parole à la portée de nos enfants ? La lisons-nous à table sans l’expliquer ? Alors elle sera souvent peu compréhensible et peu profitable. L’essentiel, c’est que nous puissions tirer de la portion lue de la nourriture spirituelle pour nos enfants. Moins ils en reçoivent, plus ils seront exposés aux ruses du diable qui cherche à les faire tomber. Régulièrement et autant que possible, saisissons l’occasion de leur faire aimer la Parole de Dieu et d’en mémoriser ensemble des versets qu’ils peuvent bien comprendre.

Avec tristesse, il faut constater que de nombreux enfants de familles chrétiennes sont élevés dans l’ignorance des pensées de Dieu. Serons-nous étonnés qu’ils s’en aillent dans le monde si nous ne leur avons pas donné de nourriture spirituelle ? Commençons donc très tôt à leur faire connaître la grandeur de la personne du Seigneur Jésus et plus tard ils ne s’éloigneront pas de lui. Les fils d’Israël avaient négligé de raconter à leurs enfants les merveilles que Dieu avait opérées en les tirant hors d’Égypte. Quelle en fut la conséquence ? Nous lisons que «après eux, se leva une autre génération qui ne connaissait pas l’Éternel, ni l’oeuvre qu’il avait faite pour Israël» (Juges 2:10). Se pourrait-il que nos enfants appartiennent à cette «autre génération» ?

On entend dire parfois que c’est le rôle de l’école du dimanche. Elle est certes utile, mais ne libère jamais les parents de leur propre responsabilité. C’est notre privilège d’ailleurs, en tant que parents, d’enseigner nous-mêmes nos enfants afin qu’ils fassent des progrès, étant enracinés en Christ. Un arbre ne résistera à toutes les tempêtes que s’il est profondément enraciné, puisant sa nourriture dans un sol favorable. Dieu aimerait nous rendre tous semblables à de tels arbres, à chaque génération.

Il est très important, sans aucun doute, de prier pour le salut de nos enfants, mais notre service ne se limite pas à cela. Si nous ne leur donnons pas la nourriture spirituelle, nous ne serons pas efficaces ; l’un ne va pas sans l’autre. Tous, parents et enfants, nous avons besoin chaque jour de nous laisser diriger par la Parole de Dieu.

 

2.2   La vie de Samson

Considérons maintenant quelques circonstances de la vie de Samson. Il prit un bon départ, selon le verset 25 : «Et l’Esprit de l’Éternel commença de le pousser à Mahané-Dan, entre Tsorha et Eshtaol». La signification de ces noms nous éclaire. Tsorha signifie : «ville des frelons». Et Dieu avait bien envoyé les frelons pour chasser l’ennemi devant les fils d’Israël (Exode 23:28 ; Deutéronome 7:20 , Josué 24:12). Ceux-ci devaient apprendre ainsi que la force vient de Dieu seul. Eshtaol s’interprète «prière, demande» et nous rappelle la dépendance. Mahané-Dan est le «camp du jugement», le lieu du jugement de soi-même, le lieu où nous nous appliquons le tranchant de la Parole de Dieu. Le Seigneur ne peut nous bénir que dans un chemin où nous réalisons ces trois caractères. Ce fut le cas de Samson et il devrait en être ainsi de nous.

Après cet heureux commencement, nous assistons avec tristesse au déclin de cet homme de Dieu, ce sont trois femmes qui vont exercer une influence humiliante dans sa vie jusqu’à sa fin dans la maison des prisonniers. Au chapitre 14, Samson descendit à Thimna et y vit une femme parmi les filles des Philistins, dont il voulut faire sa femme. Thimna signifie : «portion préparée» et nous montre comment Samson se prépare ici à lui-même une première «portion» bien amère. La convoitise éveilla en lui le désir et l’amena à mépriser le conseil de ses parents, rejetant l’avertissement de son père. Dans la vie de Samson va s’accomplir ce qui est écrit en Proverbes 30:17 : «L’oeil qui se moque d’un père et qui méprise l’obéissance envers la mère, les corbeaux du torrent le crèveront et les petits de l’aigle le dévoreront».

Avec quelle insistance la Parole de Dieu ne nous met-elle pas en garde contre une alliance entre un croyant et un inconverti ! Les conséquences en seront toujours funestes. Désirons-nous ardemment voir nos enfants rejeter toute pensée de s’unir avec un incrédule et les mettons-nous en garde contre un tel chemin de désobéissance ?

Les parents de Samson montrent une certaine faiblesse, puisqu’ils descendent finalement avec lui à Thimna. Et plus tard, nous ne voyons plus que le père l’accompagner une nouvelle fois (v. 10). Où était alors la mère ? N’était-elle plus d’accord et, conséquente, montrait-elle ainsi, par son refus d’accompagner son mari, sa désapprobation du chemin d’égarement de son fils ? Nous ne le savons pas. Quoi qu’il en soit, et malgré l’harmonie qui doit nous caractériser entre époux, il peut y avoir des situations où nous ne devons accepter aucun compromis douteux. La volonté de Dieu doit toujours s’imposer à nos consciences et à nos coeurs.

Au début du chapitre 16, nous voyons Samson entrer chez une prostituée. Même un serviteur de Dieu — ici un juge d’Israël — peut tomber dans un tel égarement dont nous ne devons pas sous-estimer le danger. Dieu dit qu’il jugera les fornicateurs et les adultères (Hébreux 13:4) et, dans les voies gouvernementales du Seigneur, Samson devra porter les effets d’un tel jugement. Enfin Delila fut la troisième femme dans la vie de Samson. Il n’avait apparemment rien appris à ses propres dépens jusqu’à ce que ses sept tresses gisent sur le sol. L’emblème de sa consécration était détruit, la source de sa force perdue. Ses yeux furent crevés et plus jamais «l’homme du soleil» ne revit la lumière. Pourquoi ? parce qu’il avait marché dans des chemins de propre volonté et qu’il avait refusé d’écouter. Six fois, nous lisons à son sujet : «il descendit». Il est aussi solennel de constater que, dans son gouvernement, Dieu lui retire ce qui a été un piège pour lui, c’est-à-dire ses yeux. N’avait-il pas dit : «j’ai vu ... elle plaît à mes yeux» (ch. 14:2, 3). Que son exemple nous serve d’avertissement !

En lisant le dernier paragraphe de l’histoire de Samson, avons-nous remarqué où, tombé entre les mains de ses ennemis, il dut passer le restant de ses jours ? À Gaza, lié de chaînes dans la maison des prisonniers, où il tournait la meule. Dépouillé de sa force extraordinaire, avec le peu qui lui en restait, il servait ses ennemis sur lesquels il avait remporté tant de victoires. Or c’est précisément là, à Gaza, qu’au commencement, déjà sur un chemin de propre volonté, il avait saisi les battants de la porte de la ville, arraché les deux poteaux avec la barre et les avait portés sur ses épaules jusqu’au sommet de la montagne qui est en face de Hébron (ch. 16:3). Pourquoi, dans ce contexte, le Saint Esprit attire-t-il notre attention sur Hébron ? Samson aurait dû se rappeler qu’autrefois, ses ancêtres avaient vécu là dans une communion heureuse et bénie avec leur Dieu. Qu’en était-il maintenant du serviteur de Dieu, du juge d’Israël ? Combien il avait méprisé la communion avec son Dieu et dans quelles profondeurs de péché il avait été entraîné !

Samson avait récolté ainsi les fruits amers de sa conduite sous le gouvernement divin ; toutefois, dans sa miséricorde, l’Éternel ne l’abandonna pas. C’est dans la mort qu’il lui donna sa plus grande victoire. Quel Dieu que notre Dieu ! Vivant, il était descendu, toujours plus bas ; mort, «ses frères... le remontèrent et l’enterrèrent entre Tsorha et Eshtaol, dans le sépulcre de son père Manoah. Et il avait jugé Israël vingt ans».

Son sépulcre fut là où son service avait commencé. La fin de son histoire évoque les noms symboliques de son début : la puissance de Dieu (Tsorha), la dépendance (Eshtaol) et le jugement de la chair (Mahané-Dan). Si Samson avait gardé tout cela dans son coeur, son service n’aurait pas eu une fin si prématurée.

Voulons-nous placer notre vie personnelle et de famille sous la bénédiction de Dieu ? Nos jours seront-ils «comme les jours des cieux qui sont au-dessus de la terre» ? (Deutéronome 11:21). Alors, gardons les enseignements de sa Parole. Il désire nous voir heureux. C’est à nous de choisir si nous voulons connaître une vie de famille heureuse ou si nous voulons que nos foyers fassent partie de tous ceux qui ont fait naufrage.

 

3                    Relations entre Époux — Éphésiens 5:19-29

3.1   L’appel céleste

Peut-être sommes-nous étonnés que l’épître aux Éphésiens soit celle où les relations entre époux et dans la famille se trouvent le plus abondamment mentionnées. Cette lettre nous occupe dans sa partie doctrinale, comme aucune autre, des desseins éternels de Dieu à l’égard de Christ et de l’assemblée. Tout y émane de Dieu, le Père de gloire. L’origine de tout le dessein de son propre coeur est présenté en premier lieu et non pas, comme dans l’épître aux Romains, notre état de perdition. Le premier chapitre nous présente la position glorieuse dans laquelle nous sommes maintenant devant Dieu, non seulement comme des enfants, mais même comme des fils, qui entrent dans l’intelligence des desseins de Dieu. Le chapitre trois nous présente la place que l’assemblée occupe dans ses pensées, et c’est à Paul qu’il a été donné de révéler un tel mystère. Les croyants du temps de la grâce constituent cette assemblée, l’épouse de Christ, pour l’éternité. Avec lui nous partagerons tout, en vertu du don de lui-même pour elle.

L’Esprit de Dieu nous présente alors cette vision céleste, éternelle, comme modèle pour nos relations dans le mariage. La lumière du dessein de Dieu dans toute sa grandeur est ainsi projetée sur nos couples. Est-ce que ce sont les principes du monde ou ceux de la parole de Dieu qui ont de la valeur pour nous et nos familles ? Ceux du monde reposent, comme nous l’avons déjà vu, sur la seule idée que chacun fait ce qui est bon à ses yeux. Cette manière d’agir a pour conséquence, comme nous l’avons dit, le nombre effrayant des divorces et nous devinons à peine la souffrance cachée derrière chacun d’eux. Le principe divin au contraire est celui-ci : «Qui prend garde à la parole trouvera le bien» (Proverbes 16:20). Or prendre garde à la parole de Dieu signifie la mettre en pratique en abandonnant notre volonté propre, source de tant de difficultés, et en reconnaissant l’autorité de Christ comme Seigneur. Celui qui agit ainsi fera l’expérience de la bénédiction de Dieu dans toute sa vie.

Dans l’épître aux Éphésiens, du chapitre 5:22 au chapitre 6:9, nous trouvons trois types de relations dans lesquelles nous sont présentés les principes divins que nous pouvons et devons mettre en pratique.

1. Relations entre époux ;

2. Relations entre parents et enfants ;

3. Relations entre employeurs et employés.

Dans les versets 19 à 21, deux choses importantes nous sont communiquées au sujet de ces relations.

 

3.2   État du coeur

En premier lieu, Dieu parle de nos coeurs et de ce qui doit s’y trouver : «chantant et psalmodiant de votre coeur au Seigneur, rendant toujours grâces pour toutes choses, au nom de notre Seigneur Jésus Christ, à Dieu le Père». Cette épître, qui mentionne sept états différents du coeur, parle ici de coeurs qui rendent grâces. Sans doute les circonstances de la vie dans la famille et les relations professionnelles entraînent-elles des difficultés, mais ces nécessités ne devraient pas nous préoccuper au point de nous empêcher de remercier et de louer Dieu. Un croyant reconnaissant est un croyant heureux. Comment commençons-nous nos journées, et comment les finissons-nous ? Chanter et célébrer Dieu de tout notre coeur parle de reconnaissance et de prière. Le matin, prions-nous en commençant par exposer d’emblée nos soucis, ou bien l’oeuvre du Seigneur à la croix occupe-t-elle en premier nos pensées ? Car être occupé de lui et de son oeuvre conduit .à l’action de grâces et à l’adoration et c’est la disposition excellente du coeur pour connaître sa direction même dans nos relations ordinaires de famille. Ce ne sont pas nos propres idéaux, même très élevés, qui marqueront l’atmosphère de nos foyers, mais la présence du Seigneur lui-même.

 

3.3   La soumission

En second lieu, Dieu nous parle de soumission : «...étant soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ». Par nature, il nous est difficile à tous d’être soumis et nous ne pouvons l’être que dans la crainte de Christ, qui formera le caractère et la limite de notre soumission. Dieu désire de notre part le respect de sa Parole et la crainte de faire quoi que ce soit qui lui déplaise. C’est dans nos relations quotidiennes que nous pouvons montrer la réalité de notre vie chrétienne, que l’on reconnaîtra si nous voulons vivre selon les pensées de Dieu.

Nous connaissons tous plus ou moins les enseignements que Dieu présente en Éphésiens 5. Pourtant il est toujours profitable de nous y arrêter et de nous interroger personnellement : Qu’est-ce que le Seigneur me dit aujourd’hui par sa Parole ? Eh bien, nous y lisons : «Femmes, soyez soumises à vos propres maris comme au Seigneur, parce que le mari est le chef de la femme comme aussi le Christ est le chef de l’assemblée, lui, le Sauveur du corps. Mais comme l’assemblée est soumise au Christ, ainsi que les femmes le soient aussi à leur propre mari en toutes choses» (v. 22-24). Si Dieu s’adresse ainsi aux femmes, c’est que la soumission n’est pas toujours leur point fort. Or cette soumission qu’elles ont à manifester envers leur propre mari ne concerne pas les autres hommes. Elle ne peut être vraiment réalisée que dans le Seigneur qui apparaît ici comme l’autorité suprême. Ainsi, pour le mari comme pour sa femme, ce qui prime et qui donne à leur relation mutuelle sa vraie valeur, c’est l’autorité du Seigneur (*). Lorsque tous deux reconnaissent son autorité, il ne sera pas pénible à l’épouse d’être soumise, et le mari ne s’exposera pas au danger d’user d’une autorité excessive. Certes la soumission de la femme est décriée, non seulement dans le monde, mais aussi dans la chrétienté ; on parle d’épanouissement et d’émancipation de la femme, mais la Parole de Dieu ne parle pas ainsi. L’émancipation n’apporte pas la bénédiction, mais bien au contraire le désordre, les disputes, la destruction du couple et donc la souffrance.

 

(*) Il importe de bien comprendre que les exhortations sont adressées par le Seigneur à chacun à sa place. Par exemple, le Seigneur dit aux maris : «Aimez vos femmes». S’il dit à sa femme : «Tu dois m’être soumise», il ne met pas la parole en pratique, quoi qu’il en pense

Il est remarquable de voir combien souvent le Nouveau Testament parle de la soumission de la femme. Lisons d’abord en 1 Corinthiens 14:34 «Que vos femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de parler ; mais qu’elles soient soumises comme aussi le dit la loi. Et si elles veulent apprendre quelque chose, qu’elles interrogent leurs propres maris chez elles, car il est honteux pour une femme de parler dans l’assemblée». Les déclarations de l’Ancien Testament sont ainsi confirmées. Mais cette exhortation s’adresse indirectement aussi aux maris, car si la femme doit interroger son époux à la maison, c’est qu’il doit être lui-même au clair quant à la Parole. Connaissons-nous notre Bible de manière à pouvoir répondre aux questions de nos épouses ? Il ne suffit pas de lire de temps en temps un passage, il nous faut sonder les Écritures avec soin pour pouvoir répondre avec exactitude. Combien d’épouses pieuses souffrent de ne trouver aucune aide spirituelle auprès de leurs maris parce qu’ils n’ont que peu d’intérêt pour la Parole et pour les pensées de Dieu !

Nous trouvons un deuxième passage important en 1 Timothée 2:11 : «Que la femme apprenne dans le silence, en toute soumission ; mais je ne permets pas à la femme d’enseigner ni d’user d’autorité sur l’homme». C’est là un important principe divin : la femme ne doit pas user d’autorité sur l’homme parce que Dieu ne le veut pas, et il en donne les motifs dans les versets qui suivent. Ce serait donc aller à l’encontre de sa pensée explicite. N’existe-t-il pas des foyers chrétiens où l’épouse va au-delà de ses responsabilités ?

Nous trouvons aussi en Tite 2 une sphère d’activité où des chrétiennes plus âgées peuvent exercer une bonne influence, en instruisant les plus jeunes. Le dernier des sept points mentionnés est celui-ci : «...qu’elles soient soumises à leurs propres maris» et le motif invoqué par l’apôtre est sérieux : «... afin que la Parole de Dieu ne soit pas blasphémée» (v. 5). «La sagesse des femmes bâtit leur maison, mais la folie la détruit de ses propres mains», dit le livre des Proverbes (14:1). Si une union dans le mariage ne repose pas sur le fondement inébranlable de la Parole de Dieu, elle est exposée aux plus grands dangers. Prenons donc garde de ne pas détruire notre bonheur de nos propres mains et de perdre ainsi la bénédiction dont Dieu veut nous combler.

Il est encore écrit en Colossiens 3:18 : «Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le Seigneur». Ainsi, loin d’être un déshonneur, la soumission est un ornement pour une épouse, car elle honore le Seigneur.

Il y a enfin un cinquième passage, dans lequel l’apôtre Pierre nous parle de cette soumission «Pareillement, vous, femmes, soyez soumises à vos propres maris, afin que, si même il y en a qui n’obéissent pas à la parole, ils soient gagnés sans la parole, par la conduite de leurs femmes, ayant observé la pureté de votre conduite dans la crainte, vous, dont la parure ne doit pas être une parure extérieure qui consiste à avoir les cheveux tressés et à être paré d’or et habillé de beaux vêtements, mais l’homme caché du coeur, dans l’incorruptibilité d’un esprit doux et paisible qui est d’un grand prix devant Dieu ; car c’est ainsi que jadis se paraient aussi les saintes femmes qui espéraient en Dieu, étant soumises à leurs propres maris» (1 Pierre 3:1-5). Nous trouvons ici deux enseignements importants : Premièrement, le comportement de l’épouse peut être un témoignage ; ensuite, Dieu attache une grande valeur à un esprit doux et paisible. Par nature, cette injonction n’est pas toujours facile à mettre en pratique, mais que nos épouses sachent qu’elles peuvent glorifier le Seigneur en cela plus que tout autre.

Dans la suite du passage cité, l’apôtre Pierre mentionne une femme de l’Ancien Testament et lui rend un beau témoignage. C’est Sara, femme d’Abraham, qu’il nous donne en exemple. Elle appelle son mari «seigneur» en présence de l’Éternel. Dieu désire, non pas une soumission extérieure, mais une attitude de coeur qui lui plaise. Il n’exige aucunement de l’épouse une obéissance aveugle, mais de la soumission. Or si Sara est pour nous un exemple, Dieu nous montre toutefois dans l’Ancien Testament que son initiative au sujet d’Agar a eu des conséquences fâcheuses sur la descendance d’Abraham. Dieu lui-même fixe une limite à la soumission en précisant en Éphésiens 5:22 : «comme au Seigneur». Quand il y eut une famine dans le pays de Canaan, la foi de «l’homme de foi» faiblit. Au lieu de rechercher la direction de Dieu, il descendit de son propre chef en Égypte. Mais la crainte des hommes est un piège (Proverbes 29:25) et il fit un arrangement avec Sara, selon lequel elle devait se présenter comme sa soeur. Ce n’était qu’une demi-vérité, mais dans cette circonstance, cela devint un vrai mensonge, dans le but de tromper. Par ce mensonge, issu de l’égoïsme d’Abraham, il abandonna sa femme au pharaon, et si Dieu n’était pas intervenu, il l’aurait perdue pour toujours. Des années plus tard, à Guérar, parmi les Philistins, ils agirent à nouveau de la même manière. Tous deux péchèrent dans ces circonstances ; Abraham, par manque de foi, exigea de sa femme le reniement de leur relation et Sara alla trop loin dans sa soumission. Il y a de même encore aujourd’hui des limites à la soumission d’une épouse chrétienne. Si le mari exige des choses contraires à la volonté de Dieu, elle ne peut ni ne doit le suivre. Au contraire combien il est beau, dans une telle situation, de voir une épouse être une aide véritable. Si nous, maris, agissons souvent de manière impulsive et nous engageons alors dans une mauvaise direction, le conseil d’une épouse pieuse peut nous être bien utile. Il en est d’ailleurs de même si nous manquons de sagesse dans les réunions ; acceptons-nous par exemple le conseil de notre épouse si elle nous dit que nous faisons de trop longues prières ?

 

3.4   Christ, le modèle parfait

Revenons à Éphésiens 5. L’apôtre dit : «soumises... comme au Seigneur» : c’est là la mesure et tout à la fois la noblesse de la soumission. Puis au verset 23, il en donne le motif selon Dieu : «...parce que le mari est le chef de la femme, comme aussi le Christ est le chef de l’assemblée, lui, le chef du corps». Ainsi, c’est dans la mesure où le mari a Christ devant les yeux comme modèle qu’il peut être de manière heureuse le chef de son épouse. Christ est le sauveur du corps (*), c’est-à-dire de l’assemblée. Il ne s’est pas seulement donné lui-même pour elle dans le passé, il prend aussi soin d’elle dans le présent. Il s’occupe d’elle et, de la même manière, le mari devrait être soucieux du bien-être de son épouse et lui venir en aide en chaque situation. La question qui se pose à nous, maris, est bien celle-ci : lorsque notre épouse a des soucis et des peines, est-ce que nous le remarquons même seulement ? Peut-être souffre-t-elle en secret et nous en sommes inconscients. Nous sommes facilement égocentriques, occupés de nous-mêmes, et ne remarquons pas ce qui la préoccupe. Le soir, nous rentrons à la maison fatigués du travail et nous comptons sur la compréhension et les égards de notre épouse. Mais avons-nous envers elle qui peut aussi ressentir la fatigue, les mêmes attentions ?

 

(*) On peut aussi le comprendre comme s’appliquant au corps physique et trouver un encouragement particulier pour une femme qui aurait à souffrir de la part d’un mari incrédule.

3.5   Tristes semailles

Il nous faut ici reprendre l’histoire d’Abraham et de ses descendants pour conclure sur la soumission avec un dernier enseignement tiré du verset 24 d’Éphésiens 5. Si Abraham a été estimé et respecté par son épouse comme chef de famille, il y eut déclin et mépris dans celles de ses fils et petits-fils, Isaac et Jacob. Rebecca, femme d’Isaac, par une intervention volontaire caractérisée, ruina sa propre maison en utilisant son fils comme instrument pour tromper son mari. Jeune femme, elle avait été un bel exemple de piété, de telle sorte qu’elle est devenue un des plus beaux types de l’assemblée dans l’Ancien Testament. Malheureusement, plus tard elle trompa son mari et en conséquence Jacob dut s’enfuir de la maison de ses parents et ne plus jamais revoir sa mère. Où donc Rebecca avait-elle appris le mensonge ? Son mari avait menti aux Philistins en prétendant qu’elle était sa soeur. Et où avait-il lui-même appris le mensonge ? N’avait-il pas eu aussi le mauvais exemple de son père Abraham ? Tout commença par une mauvaise semence en Abraham, laquelle porta de mauvais fruits chez ses enfants et petits enfants, et nous voyons la récolte en Isaac et Jacob. Jacob le trompeur, «celui qui supplante» dès sa naissance, fut lui-même trompé à maintes reprises. Son épouse Rachel le trompa et il ne paraît pas l’avoir même remarqué. Son beau-père Laban le trompa aussi et enfin ses dix fils firent de même en lui faisant parvenir la tunique de son fils joseph et en se tenant ensuite devant lui avec le mensonge dans leur main. Durant 22 ans, il souffrira douloureusement de cette affreuse tromperie. Oui, ce fut une amère récolte, qui nous rappelle le principe divin : «Ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera» (Galates 6:7).

Quelle est donc l’origine profonde de ces tromperies en cascade dans la descendance d’Abraham ? Premièrement, nous l’avons déjà souligné, c’est le manque de dépendance d’Abraham qui descendit en Égypte sans interroger l’Éternel et en vint à exiger de Sara un comportement équivoque devant les Égyptiens. Deuxièmement, il y eut la trop grande et aveugle soumission de Sara. Troisièmement, c’est l’ignorance volontaire et le mépris de l’autorité du chef de famille en Rebecca. Quelle «semence «transmettons-nous, nous-mêmes, à nos enfants et petits enfants ? L’exemple que nous leur donnons sera-t-il positif ou négatif pour eux ?

L’histoire de Moïse en Exode 4:24-26 nous fournit encore une sérieuse instruction. Sur le chemin du retour en Égypte, l’Éternel vint contre lui et chercha à le faire mourir. Pourquoi donc, puisqu’en cela, il obéissait ? Parce que Dieu tient compte de la présence de Séphora, sa femme. Or elle s’était manifestement opposée à la circoncision de son fils. Lui voulait se soumettre à Dieu ; elle résistait. Il fallut l’intervention directe de Dieu pour faire cesser l’opposition de cette mère. Gardés d’un esprit de jugement à l’égard de Séphora, regardons plutôt à nous-mêmes en nous demandant quelle leçon Dieu veut nous apprendre par ces récits de l’Ancien Testament. Nous ne pouvons pas suivre notre propre volonté dans les choses que Dieu a établies dans sa Parole sans en porter les conséquences.

 

3.6   Maris, aimez vos femmes...

À partir du verset 25 de ce chapitre 5 des Éphésiens, la Parole s’adresse directement aux maris : «Maris, aimez vos propres femmes, comme aussi le Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle,... afin qu’il se présentât l’assemblée à lui-même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu’elle fût sainte et irréprochable. De même aussi, les maris doivent aimer leurs propres femmes, comme leurs propres corps».

Ces versets sont parmi les plus beaux de la Parole de Dieu. C’est par amour que Christ s’est livré lui-même pour l’assemblée, donnant tout ce qu’il avait, allant jusqu’à se donner lui-même afin de posséder cette perle de très grand prix (Matthieu 13:46). Pourtant, ce n’est pas seulement ainsi que l’amour du Seigneur s’est pleinement manifesté. Dans le présent, il la sanctifie et la purifie par la Parole, et il le fait en vue du moment futur où il se la présentera en gloire. Cette relation d’amour, sur laquelle nous ne pouvons pas nous étendre plus longuement maintenant, est la norme de comparaison pour la conduite des maris. C’est une mesure très élevée, certes, mais Dieu ne pouvait pas nous en donner une autre : «Comme Christ».

Aucun d’entre nous n’a jamais atteint une telle élévation. Nous devons reconnaître que nous restons bien éloignés de la mesure de l’amour de Christ. Dans l’Ancien Testament, rares sont les hommes dont Dieu nous dit qu’ils aimaient leur épouse. En 1 Samuel 1, il nous dit qu’Elkana aimait Anne, sa femme. Pourrait-il dire cela de chacun de nous ? Il rend aussi un témoignage exceptionnel à l’égard d’un homme auquel nous n’aurions pas pensé, nous disant trois fois de Jacob qu’il aimait Rachel. Dieu le voyait et il a trouvé bon de nous faire connaître de tels sentiments. D’Isaac encore, nous lisons qu’il aima son épouse Rebecca. Au début de leur mariage, toutes ses affections se concentraient sur elle. Hélas, plus tard, ses inclinations allèrent plutôt vers la bonne chère et nous ne lisons plus rien de son amour pour sa femme. Et qu’en est-il de nous ? Sans doute avons-nous aimé notre fiancée, mais une fois mariés, notre affection s’est-elle refroidie ou bien est-elle devenue plus forte, plus profonde ? Celui qui voit en son épouse celle que le Seigneur lui a donnée l’aimera toujours davantage et saura le lui montrer. Malheureusement beaucoup de couples ressemblent à celui d’Isaac et de Rébecca, et quelle perte cela représente !

 

3.7   Activité de l’amour

En Colossiens 3:19, les maris sont exhortés à aimer leurs femmes et à ne pas s’aigrir contre elles, ce qui sous-entend qu’ils sont capables d’en arriver là ! On voit des maris devenus amers et impolis sans même en être conscients. Durant les fiançailles, ils ont pourtant été aimables, pleins de tact, attentionnés, des chevaliers servants accomplis. Qu’en est-il resté ? À peine mariés, les voilà qui ne pensent qu’à être servis et se permettent toutes les sautes d’humeur. Certes, le mari est le chef de famille et en porte la responsabilité, mais nulle part il n’est incité à profiter de cette position vis-à-vis de sa femme. Bien au contraire, nous sommes exhortés à aimer comme Christ aime. L’amour de Dieu est versé dans nos coeurs par l’Esprit Saint et c’est un grand privilège de pouvoir manifester cet amour. L’apôtre priait aussi au chapitre 3:18 afin que les Éphésiens soient «enracinés et fondés dans l’amour» et c’est dans ce terrain nourricier de l’amour divin que nous trouvons toutes les ressources qui nous sont nécessaires. L’amour du mari s’exprime en ce qu’il nourrit et chérit son épouse comme Christ le fait et ceci se rapporte tant aux besoins spirituels que matériels. «Nourrir et chérir» est le devoir qui incombe premièrement au mari car c’est à lui qu’est confiée la charge de soutenir sa famille par l’exercice de sa profession. La sphère privilégiée de la femme est d’être occupée des soins de son foyer.

Même s’il est devenu peu populaire aujourd’hui pour une femme de s’occuper de sa famille, les principes divins, eux, n’ont pas varié. Il est ainsi écrit en Tite 2:5 des jeunes femmes qu’elles avaient à être «occupées des soins de la maison». Dieu n’a certainement pas donné cette ordonnance pour les contrarier, mais parce qu’elle leur fournit une protection. Une maîtresse de maison et une mère de famille ont un vaste champ d’activités. Lorsqu’Abraham reçut de célestes visiteurs, Sara se tenait dans la tente, dans son cercle d’activités domestiques, là où elle était une aide fidèle pour son mari.

 

3.8   Bases morales de la bénédiction

En Éphésiens 5:28, Paul poursuit : «de même aussi, les maris doivent aimer leur propre femme». Ce n’est certes pas une performance, un sujet de fierté, si nous aimons notre épouse, c’est notre devoir le plus naturel ; et pourtant, ne devons-nous pas nous poser chacun la question : est-ce vrai pour moi ? Avons-nous seulement du temps à consacrer à notre épouse, ou bien sommes-nous constamment absents à la recherche de nos intérêts ou occupés de nos loisirs ? Examinons de plus près ce que nous dit l’apôtre .Pierre dans sa première épître, chapitre 3:7 : «Pareillement, vous, maris, demeurez avec elles selon la connaissance, comme avec un vase plus faible, c’est-à-dire féminin, leur portant honneur comme étant aussi ensemble héritiers de la grâce de la vie, pour que vos prières ne soient pas interrompues». Ce passage nous apprend trois choses importantes :

·                  Demeurons avec notre épouse selon la connaissance, c’est-à-dire dans la conscience de notre relation mutuelle ; celui qui met cette exhortation en pratique ne sera pas continuellement absent.

·                  Pensons qu’elle est un vase plus faible, agissons avec délicatesse envers elle. En effet, une femme pense et ressent les choses différemment d’un homme.

·                  Ne la traitons pas avec dédain, portons-lui plutôt honneur, ayant en commun l’incomparable privilège d’avoir comme héritage la vie éternelle.

 

Ce sont là des conditions que la Parole mentionne pour que nos prières ne soient pas interrompues, mais au contraire efficaces. À ce sujet, je voudrais citer le cas d’un couple dont la jeune femme était affaiblie et se sentait peu bien. Le soir, au moment d’évacuer les déchets ménagers, le jeune mari continua sa lecture confortablement installé dans son fauteuil, laissant sa femme porter la lourde charge. Était-ce là lui porter honneur ? Certainement pas. Chaque jour de notre vie est une occasion d’aimer notre épouse, de la nourrir, de l’entourer, de lui porter honneur. Il nous arrive de le faire, mais nous pouvons aussi le négliger. Où sera notre récompense devant le tribunal de Christ ?

Nourrir et chérir se rapporte aussi aux besoins spirituels. Ce n’est que dans la mesure où nous assimilons cette nourriture pour nous-mêmes que nous pouvons en faire profiter d’autres. Il faut faire l’un et ne pas oublier l’autre. Comment occupons-nous nos soirées libres ? «Cultivons-nous nos loisirs» ? Aimons-nous les mondanités ou bien trouvons-nous le temps de lire la Parole de Dieu et de nous en entretenir ensemble ? Citons encore l’exemple d’un jeune marié qui aimait beaucoup le Seigneur et qui désirait que sa jeune femme consacre aussi du temps à lire un commentaire de la Parole au lieu des romans qu’elle recherchait, ayant peu d’attrait pour la littérature spirituelle. Plein d’amour, il s’efforça avec persévérance d’éveiller son intérêt et y parvint finalement par un choix soigneux de ce qui pourrait le mieux retenir son attention. Maintenant, ils partagent la même lecture.

Enfin, l’apôtre Pierre nous donne une dernière indication importante : «...afin que vos prières ne soient pas interrompues». Il y a malheureusement des époux croyants, des familles chrétiennes, où l’on ne prie jamais ensemble. L’origine d’une telle défaillance se trouve déjà, généralement, dans la période des fiançailles. Chères jeunes soeurs, si vous avez un fiancé qui n’a encore jamais prié avec vous, examinez sérieusement si l’union que vous projetez est «dans le Seigneur». La prière en commun, tout comme la prière individuelle, est un élément essentiel de la vie du foyer chrétien.

Tout fiancé n’a-t-il pas désiré ardemment le moment où il pourrait entourer sa femme d’amour et de sollicitude ? Devrait-il en être autrement par la suite ? Si réellement l’époux prend la place qui lui revient dans son foyer, Christ étant son modèle, il ne sera pas pénible à son épouse de le reconnaître comme chef de famille et de se tenir à ses côtés comme cette aide précieuse dont il ne sait plus se passer.

 

4                    Parents et Enfants — Éphésiens 5:9 à 6:4

4.1   Dangers de la conformité au monde

Selon quels principes vivons-nous dans nos foyers, dans nos familles ? Dans l’épître aux Éphésiens, nous sommes considérés comme des chrétiens célestes, et comme tels, nous devrions vivre notre court séjour sur cette terre selon les principes célestes. Les gens de ce monde ne connaissent pas d’autres habitudes de vie que celles de leur société et nous sommes en grand danger d’être contaminés par l’esprit actuel. Le concubinage n’est-il pas devenu quelque chose de tout à fait normal autour de nous ? On vit ensemble hors mariage et personne ne s’en fait plus de scrupules !

Le chrétien qui se conforme aux principes du monde ne peut pas compter sur la bénédiction de Dieu. Nous lisons en Galates 6:7-8 : «Ne soyez pas séduits ; on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera. Car celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la corruption». Ne nous y trompons pas, ces paroles sérieuses nous sont personnellement adressées, car qui sème de l’avoine ne peut récolter du froment. Celui qui vit et sème selon les principes de ce monde ne peut récolter que du mal.

C’est toujours le but de Satan de détruire le bonheur dans les liens du mariage et de la famille et tous les moyens lui sont bons pour y parvenir. Il s’efforce de nous entraîner à vivre selon des principes mondains afin de renverser l’ordre divin. Voulons-nous et pouvons-nous nous engager dans ce chemin ?

 

4.2   Connaître la volonté de Dieu pour la faire

Nous sommes exposés certainement à de grands dangers. Paul écrit aux Colossiens (ch. 1:9-10) «C’est pourquoi nous aussi, depuis le jour où nous en avons entendu parler, nous ne cessons pas de prier et de demander pour vous que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur pour lui plaire à tous égards». Combien avons-nous besoin d’une telle prière pour nos couples et nos familles ! Quand nous sommes remplis de sa volonté, il ne reste plus de place pour autre chose dans nos coeurs. Mais posons-nous la question : Prions-nous de cette manière, tant pour nous-mêmes que pour nos frères et soeurs ? Dieu nous a tout spécialement conservé cette supplication de l’apôtre pour que nous apprenions à prier ainsi. Encore une fois, connaissons-nous vraiment sa volonté pour nos couples et nos familles, ou bien préférons-nous vivre selon nos propres pensées ? Le roi Saül était un homme qui aimait faire ce qui était bon à ses yeux et Dieu doit lui adresser ces solennelles paroles : «Voici, écouter est meilleur que sacrifice, prêter l’oreille meilleur que la graisse des béliers ; car la rébellion est comme le péché de divination et l’obstination comme une idolâtrie et des théraphims» (1 Samuel 15:22).

La propre volonté est un péché très grave aux yeux de Dieu. Ainsi lisons-nous en 1 Pierre 1:2 «...élus selon la préconnaissance de Dieu le Père, en sainteté de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus Christ». Nous pourrions penser que Pierre s’est trompé dans l’ordre de la citation en mettant l’obéissance avant l’aspersion du sang, mais c’est là l’ordre divin qui fait ressortir l’importance à ses yeux de l’obéissance. Lorsque Saul, sur le chemin de Damas, fut placé dans la lumière de Dieu, l’une de ses premières questions fut : «Que dois-je faire, Seigneur ?» (Actes 22:10). C’était là l’obéissance. C’est plus tard qu’il apprit toute la valeur du sang.

C’est le même apôtre Pierre qui nous rappelle que nous sommes devenus des enfants d’obéissance (1 Pierre 1:14). Obéissance signifie «abandon complet de sa propre volonté pour se placer sous la volonté de Dieu». Dans le livre des juges, nous avons vu tout un peuple faire ce qui était bon à ses yeux. D’un seul couple, il nous est rapporté qu’il a recherché la volonté de Dieu. Cette volonté de Dieu seule comptait pour Manoah et sa femme. Ils agirent dans l’obéissance et en même temps dans la crainte de sa Parole. Obéissance et crainte vont ensemble, elles constituent le fondement du bonheur pour la vie du couple et de la famille.

Nous connaissons tous ce que Josué a dit à la fin de sa vie devant tout le peuple d’Israël : «Mais moi et ma maison, nous servirons l’Éternel» (Josué 24:15). Ne serait-ce qu’un beau verset accroché au mur dans beaucoup de maisons, une belle déclaration des lèvres, ou est-ce vraiment le voeu sincère de notre coeur ? Il arrive de voir dans certaines régions de belles habitations soigneusement entretenues, et juste à côté, de vieilles maisons délabrées, de véritables ruines ; les fenêtres sont brisées, le toit n’est plus étanche et l’herbe a tout envahi. À quel genre de maisons ressemblent nos foyers, à une maison entretenue ou à une maison délabrée ? Tels qu’une maison, nos couples, nos familles doivent aussi être entretenus, et s’ils ne le sont pas selon les principes divins, ils ne pourront être maintenus en ordre.

 

4.3   Principes divins concernant les époux

Nous avons déjà considéré quelques-uns de ces principes. Qu’en est-il de celui de la soumission de la femme à son mari ? Et de l’amour de celui-ci pour sa femme ? Qu’en est-il des sept principes importants que les soeurs âgées doivent enseigner aux jeunes (Tite 2:4-5) ? Mais où sont les soeurs âgées qui ont vraiment réalisé ces choses dans leur vie et qui peuvent maintenant en transmettre les enseignements aux plus jeunes soeurs ? Ce sont toutes sortes de questions que nous ne devrions pas esquiver.

En Éphésiens 5:29, nous lisons : «Personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et la chérit comme aussi le Christ l’assemblée». Nous avons déjà considéré que ces soins se rapportent tant au domaine spirituel que matériel, et Christ est présenté à nouveau ici comme le parfait modèle. Il nous nourrit et nous chérit jour après jour, semaine après semaine. Pensons seulement aux réunions des croyants, comment il s’abaisse jusqu’à nous pour être le centre du rassemblement, pour nous bénir.

Nous voyons en 1 Thessaloniciens 2:7-8 l’apôtre Paul sur les traces de son maître quand il dit : «... nous avons été doux au milieu de vous. Comme une nourrice chérit ses propres enfants, ainsi vous étant tendrement affectionnés.... vous nous étiez devenus fort chers». Cette image est facile à comprendre. Qui fut aussi «doux» que Christ ? Paul l’imitait. Le faisons-nous aussi ? Sommes-nous doux avec nos épouses ? ou bien manquons-nous souvent d’égards envers elles ? Nous avons chaque jour quelque chose à apprendre de lui, le chef du corps.

«Nourrir» signifie préparer puis transmettre la nourriture. Probablement lisons-nous régulièrement à table la Parole de Dieu ou le calendrier et c’est une bonne chose. Faisons-nous aussi comprendre ce qui a été lu ? En parlons-nous ensemble ? Rendons-nous précieuse la Parole, cette Parole qui a le pouvoir de nous édifier tous ? Si nos enfants ne comprennent pas, ils se lasseront vite de la lecture de la Parole de Dieu. Parfois on entend des pères de famille dire : je ne peux pas, cela ne m’est pas donné. Est-ce un bon argument ou plutôt n’est-ce pas parce que nous n’aimons pas assez le Seigneur et que nous ne vivons pas assez près de lui ? Celui qui ne vit pas en étroite communion avec lui ne peut pas aimer comme lui et ne peut pas nourrir comme lui. Ceci sera à notre honte au tribunal de Christ s’il ne peut pas nous donner la récompense qu’il nous destinait.

Dans le premier livre de Samuel, il est fait mention au total de quatorze maisons ou familles ; de deux d’entre elles seulement nous lisons qu’elles furent stables : Au chapitre 2 (v. 35), c’est la maison de Tsadok, le sacrificateur fidèle, et au chapitre 25 (v. 28), c’est la maison de David, le roi selon le coeur de Dieu. C’est de telles maisons que Dieu désire nous donner, stables, fondées sur le roc. Celui qui bâtit sur le sable, c’est-à-dire qui vit selon ses propres pensées et selon ses propres intérêts, ne connaîtra aucune stabilité. Parmi les autres maisons mentionnées, plusieurs ne nous présentent-elles pas un tableau bouleversant ? Pensons simplement ici à celle d’Éli le sacrificateur : il ne pouvait y avoir aucune stabilité parce que les principes divins relatifs à l’éducation des enfants y étaient dédaignés. Le gouvernement de Dieu atteignit cette maison : le père et ses deux fils moururent le même jour.

Dans les versets suivants d’Éphésiens 5 (v. 30, 31), un merveilleux tableau nous est présenté : Christ et son assemblée : «...car nous sommes membres de son corps, de sa chair et de ses os. C’est pour cela que l’homme quittera son père et sa mère et sera joint à sa femme, et les deux seront une seule chair». Nous sommes membres de son corps parce qu’il est mort pour nous. Dans toute l’éternité, nous lui serons unis de la manière la plus intime, comme une partie de lui-même, ainsi que nous le lisons aussi en Éphésiens 1:22-23 : «Le Père de gloire... l’a donné pour être chef sur toutes choses à l’assemblée, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous». Cette étroite relation est maintenant appliquée par la Parole au mari et à sa femme.

C’est une chose voulue par Dieu qu’un homme quitte ses parents quand il se marie. Celui qui se marie dans le Seigneur (selon l’enseignement très clair de 1 Corinthiens 7:38, 39) fait bien. Pensons-y. Les parents doivent laisser aller leurs enfants. Beaucoup de souffrances dans des foyers proviennent des liens trop forts d’un enfant avec le père ou la mère. Or ceux-ci doivent réaliser que leurs enfants une fois mariés sont désormais dans une nouvelle condition et qu’il existe pour eux un lien nouveau et plus fort. L’autorité des parents ne s’exerce plus de la même manière dès que l’enfant a fondé son foyer. Toutefois la relation vis-à-vis des parents demeure et nous aurons à coeur de toujours nous en souvenir.

Remarquons que le passage de Genèse 2, cité par l’apôtre, parle d’un «homme», non d’un «jeune homme», ni d’un «enfant» ; en effet, le mariage implique une certaine maturité. Combien d’engagements trop précoces ont dégénéré en des situations douloureuses, combien de très jeunes ménages ont connu la détresse pour eux et même le déshonneur pour le Seigneur. Les expériences de la vie sont un appel permanent à garder l’Écriture qui déclare : «celui qui prend garde à la Parole trouvera le bien, et qui se confie en l’Éternel est bienheureux» (Proverbes 16:20). Le principe divin est clair : «Prépare ton ouvrage au dehors, et mets en état ton champ, et après, bâtis ta maison» (Proverbes 24:27). Un homme qui se marie devrait en premier lieu être en mesure de nourrir son épouse et sa famille, tant sur le plan matériel que spirituel. Le fait que les jeunes époux accepteront encore un conseil de leurs parents parait être une évidence, car ceux-ci ont, bien sûr, une plus grande expérience de la vie.

Nous lisons ensuite que «l’homme s’attachera à sa femme et ils seront une seule chair» (Genèse 2:24). Durant le temps des fiançailles, qui est important aux yeux de Dieu, les futurs époux apprennent à mieux se connaître et s’aimer. Ils ne deviennent cependant «une seule chair» que dans le mariage. De plus, Dieu parle ici de deux, et non pas de trois, ou quatre, ou plus encore. Ce principe est aussi significatif. Ne voyons-nous pas en Afrique, par exemple, les conséquences pénibles de la polygamie ? Dans l’Ancien Testament également, et malgré la patience de Dieu, tant d’exemples nous montrent qu’avoir plusieurs femmes ne fut jamais en bénédiction. Pensons simplement à Abraham avec Agar, ou encore à la triste fin de Salomon dont le coeur se détourna après d’autres dieux sous l’influence de ses nombreuses femmes étrangères. Seule l’obéissance aux principes divins nous donnera la bénédiction de Dieu.

Le récit de Genèse 2 nous dit comment Dieu créa Ève. Comme quelqu’un l’a exprimé très à propos, Ève ne fut pas formée du pied d’Adam, car elle ne devait pas être piétinée, ni de sa tête, car elle ne devait pas dominer sur lui. Ève a été formée d’une côte d’Adam, à proximité du coeur. La place de la femme est aux côtés de l’homme — pas au-dessous de lui, ni au-dessus de lui — pour y être aimée.

L’apôtre termine en disant : «Ce mystère est grand ; mais moi je parle relativement à Christ et à l’assemblée. Toutefois, que chacun de vous aussi en particulier aime sa propre femme comme lui-même ; et quant à la femme, qu’elle craigne son mari» (Éphésiens 5:32, 33). Comme résumé final, ces deux versets nous laissent deux mises en garde d’une importance capitale dans la vie du couple :

·                  Le mari doit veiller en permanence à la qualité de ses affections pour son épouse. Il doit l’aimer comme lui-même.

·                  L’épouse, tout en entourant de son aide celui qu’elle aime, doit reconnaître et même apprécier la place que Dieu a donnée à son époux comme chef de famille.

 

4.4   Principes divins concernant les enfants

Ayant ainsi présenté l’élévation morale du mariage et des relations entre époux, l’apôtre continue en Éphésiens 6:1-3 avec des enseignements au sujet des enfants. Ceux-ci sont une bénédiction que nous avons le privilège de recevoir avec reconnaissance de la main de Dieu, mais nous ne devons pas nous soustraire à la responsabilité qui y est jointe : «Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car cela est juste. Honore ton père et ta mère (c’est le premier commandement avec promesse) afin que tu prospères et que tu vives longtemps sur la terre», citation d’Exode 20:12. Dieu maintient aujourd’hui encore la pérennité de sa Parole tout comme celle de ses promesses. L’obéissance des enfants est mentionnée à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament, soulignant ainsi son importance aux yeux de Dieu. Mais elle doit être apprise et exercée. C’est le devoir des parents, et tout particulièrement du père, d’inculquer l’obéissance à leurs enfants.

Dieu nous donne dans l’Ancien Testament des enseignements concrets au travers de la description de beaucoup de familles. Il nous présente des exemples positifs, et aussi des exemples négatifs. Nous avons déjà vu la triste fin de la famille d’Éli : Quelle en fut la cause ? Ses fils faisaient ce qu’ils voulaient et lui, quoique les avertissant, ne les en empêchait pas. Nous lisons en effet ces paroles solennelles : «mais ils n’écoutèrent pas la voix de leur père» (1 Samuel 2:25) ; et encore : «car je lui ai déclaré que je vais juger sa maison pour toujours, à cause de l’iniquité qu’il connaît, parce que ses fils se sont avilis et qu’il ne les a pas retenus» (1 Samuel 3:13).

Un autre exemple nous est donné par la famille de David. Lui-même avait appris l’obéissance dans la maison de son père Isaï. Lorsqu’il reçut mission d’aller vers ses frères, il n’attendit pas, mais «se leva de bonne heure» pour faire la volonté de son père. À maintes reprises dans la suite, l’obéissance de David est encore soulignée, vis-à-vis de Dieu et même envers Saül, car elle avait été apprise dans la maison de son père et elle l’accompagna sa vie durant. Mais qu’en advint-il ensuite dans sa propre famille ? Suivit-il l’exemple de son père ? Hélas, non. Il prit beaucoup de femmes et eut vingt fils en tout. Comment les a-t-il élevés ? Amnon devint un fornicateur dans la propre maison de son père, Absalom meurtrier de son frère et usurpateur du trône, et Adonija voulut s’emparer de la couronne paternelle. C’est un triste tableau que l’Esprit Saint place devant nous, nous laissant jeter un regard dans les coulisses sur les faiblesses de David envers ses fils ; d’Adonija, il est dit «son père ne l’avait jamais chagriné en lui disant : pourquoi fais-tu ainsi ?»

Nous avons donc à nous poser la question «Qu’apprennent nos enfants dans notre maison ?» Est-ce l’obéissance, ou bien quoi d’autre ? Or l’obéissance va indéniablement de pair avec l’amour, il n’y a pas d’autre chemin. Les enfants doivent l’obéissance à leurs parents aussi longtemps qu’ils sont à la maison. S’ils ont leur propre foyer, ils en sont quittes, bien qu’ils gardent toute leur vie le devoir d’honorer leurs parents, même s’ils sont déjà décédés. L’apôtre rappelle la promesse : «...afin que tu prospères et que tu vives longtemps sur la terre». Chacun de nous connaît autour de lui nombre d’exemples qui confirment la vérité des enseignements divins, car combien ont dû récolter des fruits amers pour n’avoir pas voulu écouter leurs parents dans leur jeunesse. C’est ainsi que Dieu condamna par une fin précoce la vie de péché des fils d’Éli comme aussi celle des trois fils de David déjà cités, selon qu’il est écrit : «La face du Seigneur est contre ceux qui font le mal» (Psaume 34:16).

 

5                    Dix maisons visitées par le Seigneur Jésus

Ayant ainsi considéré quelques instructions divines quant à nos maisons et nos familles, et rappelé les principes de l’Écriture auxquels nous devrions être soumis, nous tirerons beaucoup de bénédiction en suivant le Seigneur Jésus dans les dix maisons où nous le voyons entrer dans l’Évangile selon Luc.

 

5.1  La maison de Simon Pierre : Luc 4:38-39

La belle-mère de Simon était alitée, prise d’une grosse fièvre, image de l’excitation intérieure et de l’inquiétude qui peuvent s’installer dans nos coeurs et dans nos foyers. Le Seigneur veut que nous soyons paisibles, «sans inquiétude» (1 Corinthiens 7:32) et ainsi rendus capables de le servir comme le fit la belle-mère de Simon.

 

5.2  La maison de Lévi : Luc 5:29-39

Lévi ne reçoit pas seulement le Seigneur dans sa maison, mais il lui fait aussi un grand festin, avec une foule de publicains et d’autres gens. N’avons-nous pas ici un bel exemple de l’hospitalité que nous pouvons exercer ? C’est aussi un service pour le Seigneur.

 

5.3  La maison de Simon le pharisien Luc 7:36-50

Simon avait invité le Seigneur, mais sans lui rendre l’accueil attendu : pas d’eau pour rafraîchir ses pieds, pas de baiser en manifestation d’amour, pas d’huile pour sa tête en signe d’honneur. Cet homme laissa ainsi passer l’unique occasion de sa vie. Et nous, donnons-nous au Seigneur dans nos coeurs et dans nos foyers la première place ?

 

5.4  La maison de Jaïrus : Luc 8:51-56

Le Seigneur y donne un ordre important : «... il commanda qu’on donnât à manger «à la jeune fille ressuscitée. Ce commandement garde toute sa valeur à l’égard de nos enfants, pour que nous leur donnions la nourriture spirituelle, leur racontant les récits de la Parole de Dieu et leur rendant familier Celui qui veut être leur divin Ami.

 

5.5   La maison de Marthe : Luc 10:38-42

Cette maison nous est bien connue, le Seigneur aimait à s’y retirer. Nous ne rappellerons ici que deux points importants : d’une part, on s’y asseyait à ses pieds pour l’écouter, d’autre part Marthe s’est laissé instruire. Ces deux attitudes devraient aussi nous caractériser.

 

5.6   La maison d’un des principaux pharisiens Luc 14:1-14

Le Seigneur y fut profondément froissé en voyant chacun y chercher la première place. Jouons-nous des coudes pour nous faire valoir et nous élever ? L’hôte lui-même n’avait invité que ceux qui l’invitaient aussi. L’orgueil et l’égoïsme étaient étrangers au Seigneur et le déshonorent dans les siens. Combien il fut désintéressé et humble, s’anéantissant lui-même !

 

5.7   La maison de Zachée : Luc 19:1-10

Zachée reçoit le Seigneur «avec joie». Le faisons-nous aussi ? Il ne veut pas être seulement un visiteur occasionnel, mais en toutes choses le centre et le Seigneur dans nos maisons.

 

5.8   Le temple : Luc 19:45, 46

Le Seigneur le revendique comme sa maison en prononçant ces paroles solennelles : «Ma maison est une maison de prière, mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs». Et nous, comment nous conduisons-nous dans sa maison, l’Assemblée du Dieu vivant, y sommes-nous une aide ou une entrave ?

 

5.9   Une maison disponible : Luc 22:7-13

Là, le Seigneur voulut célébrer la dernière Pâque avec ses disciples. Sommes-nous prêts aussi à mettre la nôtre entièrement à sa disposition ?

 

5.10                   La maison du souverain sacrificateur Luc 22:54-71

Ce fut la dernière où il entra, celle où il aurait dû être reçu avec tous les honneurs. Pourtant, pour lui, elle fut la plus terrible, où aucune souffrance ne lui fut épargnée, où il fut traité comme un malfaiteur.

 

Voici dix maisons. À laquelle la nôtre ressemble-t-elle ? La Parole de Dieu est pleine d’instructions sérieuses. À nous de choisir, à nous de décider ! Quels caractères manifestera-t-elle ?

 

5.11                   Vie de Samuel

Nous terminerons en reportant encore brièvement nos pensées sur la vie de Samuel, «homme de Dieu», car elle est riche d’enseignements dans bien des domaines. Quelle est la première mention de Dieu à son sujet : son service ? sa prière ? Non, la première chose que nous trouvons, c’est l’adoration : «Il se prosterna là devant l’Éternel» (1 Samuel 1:28). Enfant, il était déjà dans la présence de Dieu un adorateur dans la compagnie de ses parents. Est-ce là le premier but de l’éducation de nos enfants ? Il est évident qu’ils doivent aller à l’école et acquérir une profession, mais le plus important est que nous les élevions pour Dieu et qu’ils deviennent des adorateurs, car même un enfant peut rendre grâces au Seigneur pour l’oeuvre qu’il a accomplie sur la croix du Calvaire.

L’adoration a été le premier acte dans la vie de Samuel, et ce fut aussi le dernier : «... à Rama, là était sa maison, et il bâtit là un autel à l’Éternel» (1 Samuel 7:17). Sa vie fut ainsi encadrée par l’adoration, et, en fin de compte, ce fut bien le fruit de l’éducation de ses parents.

L’évangile de Marc, au chapitre 2 (v. 1), rapporte qu’«on entendit dire qu’il était à la maison». D’autres ont-ils remarqué que Jésus est là, chez nous, qu’il y est chez lui, et qu’il y est vraiment le Seigneur ? Si c’est vraiment le cas, alors, et alors seulement, nous éprouverons un vrai bonheur (*).

(*) Note du Traducteur : Ce même évangile de Luc, chapitre 2:8, nous dit déjà : «Il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie». Pas de place pour lui, sur une terre qu’il avait créée en gloire et qu’il visitait en grâce ? N’aurait-il pas la première place dans nos coeurs et dans notre maison ?