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La PRIÈRE

 

Regroupement d’articles

 

E.A. Bremicker

ME 2007 p. 103-109 + ME2008 p.289-294 + ME 2011 p. 293-298 + ME 2010 p 297 + ME 1999 p. 271-274

Table des matières abrégée :

1      Une instante prière

2      Priant... en Tout Temps — Éphésiens 6:18

3      Une prière de Daniel

4      Ne pas se lasser dans la prière — Luc 18:1

5      DAVID interrogea L’ÉTERNEL — 2 Samuel 5:17-25

 

 

Table des matières détaillée :

1      Une instante prière

1.1       Le lieu de la prière

1.2       Le moment de la prière

1.3       L’attitude dans la prière

1.4       Prier pour une chose promise

1.5       Prier de façon précise

1.6       Prier avec instance

1.7       Prier avec persévérance

2      Priant... en Tout Temps — Éphésiens 6:18

2.1       Par toutes sortes de prières

2.2       Des prières et des supplications

2.3       En tout temps

2.4       Par l’Esprit

2.5       Veillant à cela avec toute persévérance

2.6       Pour tous les saints, et pour moi

3      Une prière de Daniel

3.1       Une bonne attitude

3.2       La crainte de Dieu

3.3       La confiance en Dieu

3.4       La gloire et l’honneur de Dieu

3.5       Des prières précises

3.6       L’insistance

4      Ne pas se lasser dans la prière — Luc 18:1

5      DAVID interrogea L’ÉTERNEL — 2 Samuel 5:17-25

5.1       Comment David réagit-il ?

5.2       Pas de routine

5.3       Attente et veille

5.4       La victoire divine — notre victoire

 

1         Une instante prière

ME 2007 p. 103-109

 

La Bible nous rapporte l’histoire de beaucoup d’hommes et de femmes qui ont prié. Nous nous arrêterons sur l’exemple d’Élie, dont il est dit qu’« il pria avec instance ». Jacques écrit à son sujet : « Élie était un homme ayant les mêmes passions que nous, et il pria avec instance qu’il ne plût pas, et il ne tomba pas de pluie sur la terre durant trois ans et six mois ; et il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit » (Jacq. 5:17, 18).

Dans le récit de l’Ancien Testament, nous ne trouvons pas les mots exprimés dans ces deux prières, mais, quant à la seconde, nous voyons quelque chose de l’arrière-plan et de l’attitude spirituelle dans laquelle Élie a prié : « Et Achab monta pour manger et pour boire. Et Élie monta au sommet du Carmel, et il se courba jusqu’à terre, et mit sa face entre ses genoux. Et il dit à son jeune homme : Monte, je te prie ; regarde du côté de l’ouest. Et il monta, et regarda, et il dit : Il n’y a rien. Et il dit : retournes-y sept fois. Et il arriva qu’à la septième fois, il dit : Voici un petit nuage, comme la main d’un homme, qui s’élève de la mer » (1 Rois 18:42-44). Nous désirons considérer sept points qui caractérisent la prière d’Élie, et qui nous amènent à examiner notre propre vie de prière.

 

1.1       Le lieu de la prière

Deux hommes, qui n’auraient pas pu être plus différents, « montent ». L’un d’eux — le roi impie — monte pour manger et pour boire. L’autre — l’intrépide homme de Dieu — monte pour prier. Il monte de nouveau au sommet de la montagne du Carmel. Peu avant, il y avait prononcé un discours ardent et émouvant devant tout le peuple. Maintenant le calme est revenu sur la montagne. Les gens sont rentrés à la maison. Et Élie va être seul avec son Dieu dans la tranquillité.

Nous trouvons en cela une leçon pour nous. Nous pouvons évidemment prier partout. Combien de prières ferventes, dans le stress quotidien, sont montées vers Dieu et ont été exaucées. Mais nous avons aussi tous besoin de moments particuliers de repos et de tranquillité, dans lesquels nous laissons le bruit et l’activité derrière nous pour pouvoir jouir de la communion avec notre Seigneur sans être dérangés. Le Seigneur Jésus nous l’a enseigné et il nous en a donné l’exemple. Dans le sermon sur la montagne, il a dit : « Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui demeure dans le secret » (Matt. 6:6). Et lui-même est monté plus d’une fois sur la montagne pour y prier. La chambre et la porte fermée évoquent pour nous aujourd’hui le retrait dans le calme, là où personne ne nous dérange, où le bruit de tout ce qui se passe autour de nous reste dehors et où nos pensées peuvent se concentrer sur ce que nous portons devant notre Seigneur. De plus, « dans le secret », lorsqu’il n’y a pas d’auditeurs, il n’y a pas le danger que nos motifs soient altérés.

 

1.2       Le moment de la prière

Élie prie après l’immense victoire remportée sur la montagne du Carmel, où avait été clairement démontré qui était le vrai Dieu. Cependant Élie n’éprouvait pas le besoin de fêter sa victoire ou d’être porté en triomphe par le peuple. Il n’était pas non plus question pour lui de se reposer après une journée fatigante.

Achab s’en va chez lui pour manger et pour boire. Mais Élie, immédiatement après le travail accompli, cherche la communion avec son Dieu pour parler avec lui.

Combien cela est important pour nous, surtout lorsqu’il nous est accordé de pouvoir faire quelque chose pour le Seigneur. Peut-être sommes-nous plutôt enclins à prier avant un service afin d’avoir la force et la sagesse de faire ce que le Seigneur nous donne à faire. Mais après un service, nous avons autant besoin de la prière qu’avant — peut-être même encore plus ! Nous sommes toujours en danger, le travail accompli, de nous en prévaloir. La recherche de la communion avec le Seigneur nous en préservera.

 

1.3       L’attitude dans la prière

Il nous est rapporté qu’Élie « se courba jusqu’à terre, et mit sa face entre ses genoux ». Et c’était pourtant l’homme qui, quelques heures auparavant, s’était tenu debout sans crainte devant le peuple et lui avait adressé un ardent appel. Mais ici, il ressent profondément combien il est insignifiant en regard du grand Dieu devant lequel il se tient. C’est un sentiment semblable que nous voyons chez Abraham, bien que ce soit dans des circonstances très différentes, quand il dit : « Voici, je te prie, j’ai osé parler au Seigneur, moi qui suis poussière et cendre » (Gen. 18:27). Les deux hommes de Dieu savaient à qui ils avaient affaire : à Dieu, le Tout-puissant.

Bien que ce grand Dieu soit devenu notre Père, nous ne devons cependant jamais manquer de la crainte nécessaire. Nous sommes des hommes sur la terre et nous avons affaire à un Dieu infini dans le ciel. Nous n’avons aujourd’hui aucune prescription formelle relativement à notre attitude dans la prière. Toutefois il ressort des exemples de la Parole que dans les instantes supplications, dans les intercessions — comme ce que nous avons ici — la position à genoux est l’attitude la plus convenable. Elle souligne notre dépendance de Dieu. Nous avons une pleine liberté pour paraître devant le trône de la grâce, mais cette liberté ne doit jamais se manifester au détriment de la crainte. De toute façon, il faut que notre attitude extérieure soit un reflet réel de notre attitude intérieure, de l’attitude de notre cœur envers notre Dieu et Père.

 

1.4       Prier pour une chose promise

Élie prie pour qu’il pleuve bien que Dieu ait déjà promis qu’il pleuvrait. Il avait dit à Élie : « Va, montre-toi à Achab, et je donnerai de la pluie sur la face de la terre » (1 Rois 18:1). Par la foi, Élie a même déjà entendu le « bruit d’une abondance de pluie » (v. 41). Pourquoi donc encore prier ? Pour la logique humaine, une telle prière semble inutile. Pour la foi, elle est tout à fait à sa place.

Dieu aime voir dans notre cœur le désir qu’il réalise sa Parole et tienne ses promesses. Il ne nous fait pas des promesses afin que nous cessions de prier. Au contraire : elles doivent nous encourager à venir à lui et à lui demander que nous puissions jouir de ce qu’il désire nous donner.

S’il y a des sujets de prières que nous savons être liés à ses promesses, il y en a d’autres dans lesquels nous ne savons pas ce que Dieu veut faire. Nous pouvons aussi les apporter à notre Dieu en toute liberté et dans la soumission à sa volonté.

 

1.5       Prier de façon précise

La prière d’Élie avait un objet précis. Le prophète ne se répand pas en formulations longues et diffuses, mais réduit la demande à un point précis. Il prie qu’il pleuve. C’est ce que nous dit l’épître de Jacques. Dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, nous voyons de nombreux hommes de foi exposer leurs demandes à Dieu d’une manière claire et précise. Et le Seigneur Jésus, même lorsqu’il était dans l’angoisse du combat de Gethsémané et priait plus instamment, est cependant resté précis dans sa supplication : « S’il est possible, que cette coupe passe loin de moi... » (Matt. 26:39).

Pour Dieu, ce ne sont pas des phrases bien formulées ou élégantes qui comptent. Disons-lui simplement ce que nous avons sur le cœur, et faisons-le en langage clair. Ceci est valable tout spécialement pour les prières que nous faisons devant d’autres personnes. À quoi servent des prières exprimées de manière vague et générale, à la fin desquelles les auditeurs discernent à peine ce que nous avons voulu dire. Dans la prière en public — en famille, en assemblée ou ailleurs — nous cédons facilement au danger de prier pour les oreilles de ceux qui nous écoutent. C’est une chose que le Seigneur Jésus a dû reprocher aux pharisiens.

 

1.6       Prier avec instance

Jacques nous dit qu’Élie a prié avec instance. Il peut y avoir des prières accompagnées d’appels et de cris réels. Mais une prière instante ne doit pas nécessairement se confirmer par ce qui peut être perçu de l’extérieur. C’est en premier lieu l’état de nos cœurs qui compte.

Que Dieu nous garde de la routine ! Une prière de forme, froide, mécanique, n’est pas une prière instante. Le Seigneur nous met en garde contre les « vaines redites » (Matt. 6:7). Le danger que nos prières deviennent plus ou moins une routine est évident. Pensons par exemple à la prière à table, en famille.

Le Seigneur compare la prière au fait de « chercher », de « heurter », de « crier » et de « lutter ». C’est l’opposé de la routine. Les demandes que nous apportons à Dieu de nos bouches traduisent alors des sentiments qui sont vraiment dans nos cœurs. Ce n’est certes pas la prière faite de manière irréfléchie qui a une promesse divine, mais : « La fervente supplication du juste peut beaucoup » (Jacq. 5:16). Il est dit d’Épaphras qu’il « combattait » dans la prière pour les croyants (Col. 4:12). Cela demande de l’effort, de l’énergie, du zèle, du recueillement et de la persévérance. Mais cela est agréable à Dieu.

 

1.7       Prier avec persévérance

Élie priait. En même temps, son serviteur avait été envoyé pour voir si l’exaucement arrivait. Sa prière était jointe à la vigilance. Il attendait à chaque instant l’exaucement. Sept fois le jeune homme a dû monter, et finalement, il a vu un petit nuage dans le ciel. Le psalmiste dit : « J’ai attendu patiemment l’Éternel ; et il s’est penché vers moi, et a entendu mon cri » (Ps. 40:1).

Le Seigneur Jésus exhortait ses disciples : « Veillez et priez » (Matt. 26:41). Paul écrit : « Persévérez dans la prière, veillant en elle avec des actions de grâces » (Col. 4:2). Et pourtant, combien facilement nous nous relâchons dans la prière et dans la vigilance lorsque l’accomplissement n’arrive pas tout de suite ! Peut-être avons-nous apporté une prière instante devant le Seigneur, et nous l’avons fait plusieurs fois, mais l’exaucement s’est fait attendre et nous nous sommes relâchés, peut-être même avec un léger reproche dans le cœur.

Le prophète Ésaïe écrit : « Sur tes murailles, Jérusalem, j’ai établi des gardiens ; ils ne se tairont jamais, de tout le jour et de toute la nuit. Vous qui faites se ressouvenir l’Éternel, ne gardez pas le silence, et ne lui laissez pas de repos... » (És. 62:6, 7). C’est ainsi que nous devrions toujours venir à lui avec nos demandes. Ses pensées sont au-dessus de nos pensées. Ses voies sont au-dessus de nos voies. En ce qui concerne le moment et la manière de sa réponse, remettons-lui toute chose dans un esprit de soumission. Mais pour ce qui nous concerne, ne nous lassons pas de prier.

« Vous réjouissant dans l’espérance ; patients dans la tribulation ; persévérants dans la prière » (Rom. 12:12). Que l’exemple du prophète Élie nous encourage !

 

 

2         Priant... en Tout Temps — Éphésiens 6:18

ME2008 p.289-294

C’est par cette exhortation que l’apôtre Paul termine son enseignement sur l’armure complète de Dieu, en Éphésiens 6, et qu’il introduit la conclusion de son épître. Il nous démontre par là que nous ne pouvons nous servir correctement de cette armure — dont nous avons besoin pour lutter contre l’ennemi — qu’en restant dans la dépendance de Dieu exprimée par la prière. Ce n’est pas en nous que nous trouverons la force et la sagesse nécessaires pour résister à l’ennemi et à ses ruses. Nous ne serons capables de le faire qu’en levant les yeux vers le Seigneur et en étant dépendants de lui.

Arrêtons-nous sur le détail de cette exhortation à la prière, dont la portée est générale.

« Priant par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillant à cela avec toute persévérance et des supplications pour tous les saints, et pour moi » (Éph. 6:18).

 

2.1       Par toutes sortes de prières

Remarquons les mots « tout, toutes », utilisés plusieurs fois dans ce passage. « Par toutes sortes de prières » signifie qu’il n’y a aucune circonstance, aucune situation, dans laquelle nous ne pourrions pas prier. Que nous nous trouvions dans la joie ou dans la peine, dans une situation facile ou difficile, nous pouvons et devrions toujours prier, et cela dans une attitude de dépendance. Il se peut que ce ne soit qu’un court appel à l’aide : « Seigneur, aide-moi ». Dans toutes les situations, Dieu désire nous faire goûter le merveilleux fruit de la prière : sa paix qui remplit nos cœurs et nos pensées (Phil. 4:7).

 

2.2       Des prières et des supplications

Par sa Parole, Dieu nous communique sa pensée. Par la prière, nous avons le privilège de pouvoir nous adresser à lui. Elle est l’expression de notre dépendance. La prière des croyants est motivée par le fait que nous avons avec Dieu des sujets d’intérêt communs. Cela est vrai pour les actions de grâces et pour les requêtes. Le sujet commun le plus élevé est la personne de notre Seigneur. Lorsque nous apportons à Dieu l’adoration, nous lui parlons de son Fils bien-aimé. Mais ici, il s’agit des circonstances dans lesquelles les croyants peuvent se trouver. Et nous avons communion avec Dieu aussi bien en ce qui concerne les circonstances de la vie qu’en ce qui touche nos frères et sœurs. Cette part commune, nous l’exprimons par la prière.

Les supplications sont des appels adressés à Dieu. Lorsque nous nous trouvons dans des circonstances difficiles, nous prions de façon plus intensive. Nous supplions notre Dieu — sans pour autant vouloir lui imposer quoi que ce soit. Il prend plaisir à nos ferventes supplications. Nous trouvons dans la Bible beaucoup d’exemples de personnes qui ont imploré Dieu de cette manière. Moïse l’a fait pour le peuple d’Israël, et pour lui-même (Ex. 32:11 ; Ps. 106:23 ; Deut. 3:23). Jacob et Anne ont mêlé de pleurs leurs supplications (Osée 12:5 ; 1 Sam. 1:10). Paul a supplié trois fois le Seigneur de retirer l’écharde qu’il avait dans la chair (2 Cor. 12:8). Dans les situations de détresse, la prière prend la forme d’une supplication ; ce sont des cris venant du fond du cœur de celui qui passe par l’épreuve.

 

2.3       En tout temps

Comment faut-il comprendre ces mots ? Paul veut- il dire que nous devions passer nos journées et nos nuits entières sur nos genoux ? Certainement pas. Il est vrai qu’il y a eu des situations où des personnes ont effectivement prié durant toute une nuit. Pensons à notre Seigneur, l’homme parfait, qui a probablement passé plus d’une nuit entière à prier Dieu (Luc 6:12). Mais ce n’est pas ce dont parle notre passage. La vie courante impose à chacun de multiples exigences. Les enfants vont à l’école, les plus grands suivent une formation et les adultes exercent leur profession ou s’occupent des soins de la maison. Le travail dans l’œuvre du Seigneur aussi peut consommer une partie de notre temps.

« Prier en tout temps » signifie être conscients de dépendre du Seigneur en tout ce que nous faisons, et nous entretenir avec lui en toute chose. Nous avons tous besoin de cette dépendance, que ce soit dans la vie conjugale, dans la vie de famille, dans notre activité professionnelle, dans nos relations avec nos frères et sœurs — quel que soit l’endroit où nous nous trouvons. L’étudiant qui subit un test ne peut pas prier continuellement, mais il peut faire son travail dans une attitude intérieure de dépendance, en s’attendant à Dieu. L’évangéliste qui prêche la Parole à des incrédules doit se concentrer sur ce qu’il dit, mais, sachant qu’il ne peut se confier en ses propres ressources, il dirige en même temps son regard en haut, attendant de Dieu la parole à propos. La prière a été appelée la respiration de l’âme. En général, nous ne prenons pas conscience du fait que nous respirons, mais si nous arrêtons de respirer, nous nous en apercevons rapidement.

 

2.4       Par l’Esprit

Jude adresse une exhortation semblable aux destinataires de sa lettre : « priant par le Saint Esprit » (Jude 20).

D’une part, nous avons à prier en accord avec le Saint Esprit, en le laissant nous conduire et mettre les sujets de prière dans notre cœur.

D’autre part, nous avons à prier par la puissance du Saint Esprit. Par nous-mêmes, nous ne sommes pas en mesure de prier comme il faut. Paul écrit aux Romains : « De même aussi l’Esprit nous est en aide dans notre infirmité ; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient; mais l’Esprit lui- même intercède par des soupirs inexprimables » (Rom. 8:26).

Puisque c’est le Saint Esprit qui nous donne la force de prier, il est clair que nous ne lui adressons pas de prières. Le Nouveau Testament nous montre que le but de l’Esprit est toujours de glorifier le Seigneur Jésus (Jean 16:14, 15). L’Esprit de Dieu — personne divine aussi bien que le Père et le Fils — ne dirige pas les yeux des croyants sur lui-même, mais sur la gloire du Seigneur. Il n’y a dans la Bible ni exhortation ni exemple qui nous inciterait à prier le Saint Esprit.

 

2.5       Veillant à cela avec toute persévérance

La prière et le sommeil ne vont pas ensemble. Il nous faut être éveillés pour prier. L’exemple des disciples à Gethsémané nous instruit à ce sujet. Lorsque le Seigneur revient de sa prière et les trouve endormis, il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas pu veiller une heure avec moi ? Veillez et priez, afin que vous n’entriez pas en tentation » (Matt. 26:40, 41). Gardons-nous de juger les disciples, car nous voyons en eux notre propre image, mais prenons à cœur l’avertissement que le Seigneur leur donne. D’autres passages encore lient les deux verbes « veiller » et « prier » (cf. Marc 13:33; 1 Pierre 4:7).

« Avec toute persévérance » exprime la constance de la prière. Le désir du Seigneur est que nous soyons constamment dans sa dépendance. Il nous arrive de présenter nos demandes au Seigneur, peut-être même plusieurs fois et avec instance, puis, ne voyant pas d’exaucement rapide, nous nous lassons. Cela peut arriver aussi bien dans notre prière personnelle que dans celle de l’assemblée locale. Au début des Actes, nous voyons les frères et sœurs de Jérusalem prier d’un commun accord et persévérer dans la prière (Act. 2:42 ; 4:24 ; 12:5). Au Carmel, le jeune homme envoyé par Élie pour regarder du côté de l’ouest a dû y retourner sept fois avant d’apercevoir enfin un petit nuage — le début de l’exaucement (1 Rois 18:44). Nous avons lieu de penser qu’Élie n’a pas cessé de prier pendant tout ce temps.

 

2.6       Pour tous les saints, et pour moi

D’une part, les Éphésiens étaient invités à inclure « tous les saints » dans leurs prières, et d’autre part, un sujet de prière bien défini est placé devant eux : l’apôtre Paul et son service. Un champ de vision étendu, et des besoins précis. Ce double aspect est très important pour nous.

L’expression « pour tous les saints » correspond bien au cadre de l’épître aux Éphésiens. Au chapitre 1, Paul évoque leur amour « pour tous les saints » (v. 15) et au chapitre 3, il souhaite qu’ils soient capables de comprendre « avec tous les saints » quelle est la largeur et la longueur, et la profondeur et la hauteur des merveilleux desseins de Dieu (v. 18). En 1 Timothée 2, c’est pour « tous les hommes », que nous devons prier (v. 1), ce qui est en accord avec l’enseignement de cette épître. En effet, elle nous présente le Dieu Sauveur qui veut que tous les hommes soient sauvés.

Que le Seigneur élargisse notre horizon ! Ne nous bornons pas à prier pour les frères et sœurs que nous connaissons, mais pensons à tous les enfants de Dieu.

Par ailleurs, il est bon que le sujet de nos prières soit tout à fait concret. Nous ne prions pas simplement de manière générale pour les croyants, mais nous intercédons auprès de Dieu pour des besoins bien définis dont nous avons connaissance. La suite de ce passage évoque un sujet de prière précis. L’apôtre Paul désirait parler avec hardiesse pour annoncer le mystère de l’évangile, et il demande aux croyants de prier pour cela.

Que l’enseignement de ce verset ne soit pas seulement pour notre intelligence ! Ayons à cœur de réaliser mieux ce que signifie prier en tout temps.

 

 

3         Une prière de Daniel

ME 2011 p. 293-298

 

Le livre de Daniel contient, en plus de prophéties remarquables, beaucoup d’instructions pratiques pour notre vie chrétienne. Daniel, jeune Israélite de la famille royale, avait été emmené captif à Babylone. Malgré les influences païennes dont il était entouré, il est demeuré fidèle à son Dieu. Un trait caractéristique de sa vie est la prière. Rappelons simplement l’épisode du chapitre 2, où, avec ses compagnons, il se trouve dans une situation de danger extrême, et celui du chapitre 6, où nous le voyons continuer à prier malgré l’interdiction formelle du roi.

Le chapitre 9 nous rapporte en détail une prière particulièrement instructive. Les premiers versets indiquent l’occasion qui y a conduit. Dans le livre du prophète Jérémie, Daniel a lu un passage qui concernait de façon très précise le temps où il se trouvait. Cela le pousse à rechercher son Dieu par la prière. Les versets 4 à 19 nous rapportent ses paroles : c’est une confession à Dieu de la culpabilité et des manquements du peuple.

Daniel, comme Esdras et Néhémie en leur temps, s’identifie au péché d’Israël (v. 4-6). Il accepte et reconnaît comme juste l’action de Dieu dans son gouvernement envers son peuple. Il sait que Dieu doit agir selon ce que ce peuple a mérité (v. 7-15). Mais il fait aussi appel à la compassion et à la grâce divines, confiant que Dieu agira, dans sa miséricorde, d’une manière que le peuple n’a pas méritée (v. 16-19).

Depuis le verset 20, nous avons la réponse que Dieu donne à cette prière. Cette communication divine contient entre autres une importante prophétie au sujet de 70 semaines d’années à venir (v. 25-27).

Il vaut la peine de se pencher en détail sur le contenu de cette prière et sur la réponse que Dieu lui donne, mais ce n’est pas notre but ici. La prière de Daniel est aussi un magnifique exemple. Nous y découvrons des caractéristiques instructives pour notre vie de prière. Nous nous arrêterons sur six d’entre elles.

 

3.1       Une bonne attitude

Au verset 3, Daniel tourne sa face vers Dieu, dans le but de « le rechercher par la prière et la supplication, dans le jeûne, et le sac et la cendre ». Telle est l’attitude extérieure de Daniel, dans laquelle nous pouvons aussi reconnaître son attitude intérieure.

Il se tourne vers Dieu pour lui parler.

Il le supplie. Sa prière a un caractère pressant.

Il prie dans le jeûne, c’est-à-dire qu’il se concentre sur la prière et met tout le reste de côté pour un moment.

Il se couvre d’un sac — ou s’assied sur un sac (cf. És. 58:5 ; Jér. 6:26 ;...). Il s’approche de Dieu dans la tristesse et la confusion à cause de la faillite de son peuple.

Il s’assied dans la cendre, reconnaissant par là son propre néant.

Cette attitude de cœur nous est en exemple. Toutes les prières n’ont pas le caractère de celle-ci, bien sûr. Mais n’avons-nous pas beaucoup de raisons de nous approcher de notre Dieu de cette manière ?

 

3.2       La crainte de Dieu

Daniel ne reconnaît pas seulement son néant, mais aussi la grandeur de Dieu. Il s’adresse à lui comme au « Seigneur, le Dieu grand et terrible » (v. 4). Il prie avec un profond respect, conscient de la justice et de la sainteté de Dieu.

Aujourd’hui, nous connaissons Dieu comme notre Père, ce qui n’était pas le cas pour Daniel. Nous pouvons avoir pleine confiance en Dieu puisque nous sommes ses enfants. Mais cette relation que nous avons avec lui n’enlève rien au fait qu’il est un Dieu saint et juste.

L’épître aux Hébreux nous rappelle le verset de Deutéronome 4:24 : « Car aussi notre Dieu est un feu consumant » (Héb. 12:29). Nous n’avons pas à avoir peur ou à être terrifiés devant Dieu, mais la crainte est toujours appropriée. Ne l’oublions pas lorsque nous nous approchons de lui.

 

3.3       La confiance en Dieu

Daniel ne pouvait pas connaître Dieu comme un père qui aime ses enfants, mais il savait quelque chose de sa grâce. Ainsi, il ne s’adresse pas à lui seulement comme au Dieu grand et terrible, mais aussi comme à celui « qui garde l’alliance et la bonté envers ceux qui l’aiment et qui gardent ses commandements » (v. 4). Il se confie en sa miséricorde et en sa grâce.

En 1 Pierre 1, il est dit : « Si vous invoquez comme père celui qui, sans acception de personnes, juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour ici-bas » (v. 17). Nous trouvons là les deux choses : la confiance et la crainte.

Lorsque nous nous adressons à Dieu dans la prière, nous pouvons lui dire tout ce que nous avons sur le cœur. « Confiez-vous en lui en tout temps, répandez votre cœur devant lui : Dieu est notre refuge » (Ps. 62:8). En toutes choses, présentons-lui nos besoins par des prières et des supplications, avec des actions de grâce (Phil. 4:6). C’est en lui ouvrant notre cœur que nous montrons notre confiance en lui.

 

3.4       La gloire et l’honneur de Dieu

La prière de Daniel nous montre qu’il donne la première place à la gloire de Dieu. Il prie bien sûr pour son peuple. Cependant il ne pense pas avant tout au bien-être de celui-ci, mais au nom de son Dieu. Il le mentionne quatre fois dans sa prière (v. 6, 15, 18 et 19). Il reconnaît tout le mal que le peuple de Dieu a commis et il en est profondément humilié.

Combien souvent nos prières sont égoïstes ! Nous ne pensons qu’à nous et à nos intérêts, et nous oublions la gloire de Dieu. En particulier, lorsque nous avons à reconnaître des manquements, nous en restons souvent à ce qui nous concerne et nous oublions ce que nous avons fait contre Dieu. La gloire de Dieu devrait aussi se refléter dans nos prières.

 

3.5       Des prières précises

Daniel est clair et net dans sa prière. Il formule des demandes concrètes et non équivoques. Il ne se contente pas de termes vagues et généraux. Nous le voyons en particulier dans les versets 16 et 17, où il présente une liste de demandes précises à son Dieu.

Même lorsque nous sommes personnellement devant notre Dieu, comme Daniel ici, nous devrions prier de façon précise. Dieu connaît nos pensées, bien sûr. Et nous possédons le Saint Esprit pour nous aider à prier. Mais cela n’ôte rien au fait que nous devons dire clairement ce que nous avons sur le cœur.

Dans nos prières en public — par exemple dans la famille ou à la réunion de prière — cela est aussi indispensable. On entend parfois des prières à la fin desquelles on ne sait pas vraiment quel en était l’objet. Apprenons de Daniel et des nombreux autres hommes de Dieu qui ont apporté leurs besoins à Dieu en paroles simples et claires.

 

3.6       L’insistance

Finalement, remarquons que Daniel est très insistant dans sa prière. Il ne se relâche pas et adresse ses demandes à Dieu en paroles pressantes. Les versets 16 à 19 le montrent particulièrement. Il mentionne des raisons claires et convaincantes pour motiver ses requêtes.

Nous sommes exhortés à persévérer dans la prière et à veiller en elle avec des actions de grâces (Col. 4:2). Romains 12:12, nous donne l’exhortation brève et incisive : « persévérants dans la prière ». L’exemple suprême est celui que nous a donné notre Seigneur lui-même. Il a passé une nuit entière à prier Dieu (Luc 6:12). Au début des Actes, nous voyons les disciples persévérer d’un commun accord dans la prière (1:14).

Tout cela nous instruit. Présentons nos demandes à Dieu avec persévérance, sans nous relâcher. Combien facilement nous nous lassons lorsque que Dieu ne nous exauce pas immédiatement ! David a prié instamment et a fait de merveilleuses expériences : « J’ai attendu patiemment l’Éternel ; et il s’est penché vers moi, et a entendu mon cri » (Ps. 40:1).

À la fin du chapitre, nous voyons que la prière de Daniel a reçu une réponse. Au verset 21, nous lisons : « Je parlais encore en priant, et l’homme Gabriel... me toucha vers le temps de l’offrande de gâteau du soir ». Et il lui dit : « Au commencement de tes supplications la parole est sortie, et je suis venu pour te la déclarer, car tu es un bien-aimé » (v. 23). Dieu ne laisse jamais la prière de ses enfants sans réponse. Il ne nous exauce pas forcément selon ce que nous nous étions imaginés. Ce ne serait pas toujours bon pour nous. Mais une chose est sûre : Dieu écoute le cri de ses enfants et répondra en temps opportun et selon sa sagesse.

 

 

4         Ne pas se lasser dans la prière — Luc 18:1

Article repris partiellement de ME 2010 p 297

« Et il leur dit aussi une parabole, pour montrer qu’ils devaient toujours prier et ne pas se lasser » (Luc 18:1).

Le Seigneur Jésus a insisté plusieurs fois sur l’importance de la prière. Ici il le fait au moyen d’une parabole, pour encourager ses disciples à prier toujours, sans se lasser. « Toujours » ne veut pas dire que nous ne devions rien faire d’autre que prier. Ce ne serait évidemment pas possible. Cela signifie que nous avons à vivre continuellement dans une attitude de dépendance de Dieu et qu’il nous faut aller à notre Dieu avec tous les problèmes que nous pouvons rencontrer. La parabole que le Seigneur énonce ici, celle de la femme qui importunait continuellement un juge inique, montre clairement son intention : il exhorte à persévérer dans la prière, et à ne pas se décourager si la réponse divine ne vient pas tout de suite.

Nous trouvons des enseignements semblables dans d’autres passages du Nouveau Testament. Comme homme parfaitement dépendant, le Seigneur Jésus a passé toute une nuit à prier Dieu (Luc 6:12). Les disciples « persévéraient d’un commun accord dans la prière » (Act. 1:14 ; cf. 6:4). Les croyants de Rome sont exhortés à persévérer dans la prière (Rom. 12:13), et Paul écrit à ceux de Colosses : « Persévérez dans la prière, veillant en elle avec des actions de grâces » (4:2).

Par la prière, nous avons la possibilité de parler avec notre Dieu dans le ciel. Nous le faisons personnellement, en famille et en assemblée. Le danger est grand de se relâcher, de se lasser, dans l’un ou l’autre de ces cadres, ou même en tous. Peut-être avons-nous peu à peu abandonné la bonne habitude de commencer et de terminer nos journées par la prière. Ou bien participer aux réunions de prières de l’assemblée locale a dégénéré pour nous en un pénible devoir, et peut-être même n’y allons-nous plus. Il se peut aussi que, quant à un sujet déterminé pour lequel nous avons beaucoup prié, nous nous fatiguions parce que rien ne change.

Dans tous les cas, recevons l’encouragement que nous donne le Seigneur à ne pas nous lasser dans la prière, et prenons un nouveau départ. « La fervente supplication du juste peut beaucoup » (Jacq. 5:16).

 

5         DAVID interrogea L’ÉTERNEL — 2 Samuel 5:17-25

ME 1999 p. 271-274

 

Chaque jour de notre vie nous place devant des décisions à prendre. Les choix à faire ont parfois des conséquences importantes pour la suite de notre vie — par exemple le choix d’un métier, la recherche d’une place de travail, le mariage, le lieu d’habitation. Il y a aussi beaucoup d’autres décisions que nous estimons être de routine, et qui nous paraissent avoir peu de conséquences. Mais qu’il s’agisse de grandes ou de petites décisions, dans chaque situation, nous devrions rechercher la volonté de notre Seigneur. Sa promesse « Je te conseillerai, ayant mon œil sur toi » est valable pour tous les domaines de notre vie (Ps. 32:8).

La Bible contient beaucoup d’exemples de personnes qui ont demandé à Dieu conseil et direction et qui ont été bénis sur le chemin que Dieu leur avait tracé. En 2 Samuel 5, nous trouvons un exemple encourageant et instructif. David est devenu roi, comme Dieu l’avait promis. La ville de Jérusalem a été prise aux Jébusiens et David s’y est installé. À peine ceci a-t-il lieu que les Philistins, ses ennemis jurés, se manifestent. Les versets 17 à 25 présentent deux événements différents où les Philistins se rassemblent dans la vallée des Rephaïm pour combattre contre lui.

 

5.1       Comment David réagit-il ?

Sans conteste, si quelqu’un avait l’expérience des Philistins, c’était bien David. N’avait-il pas obtenu sa première victoire en combattant contre le géant Goliath ? N’avait-il pas été victorieux dans d’innombrables batailles contre les Philistins ? Alors, fallait-il se faire du souci à cause de ces ennemis-là ? Après tant de victoires, quoi de plus facile pour David que d’en ajouter une autre ? — d’autant plus qu’il était maintenant roi établi et reconnu à Jérusalem et qu’il avait à sa disposition une armée éprouvée au combat. Humainement parlant, David aurait pu faire entièrement confiance à son habileté guerrière et à son expérience. Mais il n’en est rien. « David interrogea l’Éternel, disant : Monterai-je contre les Philistins ? Les livreras-tu en ma main ? » (v. 19).

Par cela, il manifeste deux choses : la dépendance et l’humilité. Il est dépendant parce qu’il ne veut pas s’engager dans le combat sans rechercher premièrement Dieu ; il attend ses directions et il les reçoit. Il est humble, parce que d’entrée, il est clair pour lui que s’il doit y avoir une victoire, ce ne sera pas la sienne mais celle de Dieu. Il ne demande pas s’il gagnera la bataille, mais si Dieu les livrera en sa main.

L’application à nous n’est pas difficile. En face d’une difficulté, est-ce que nous nous confions dans nos propres forces, notre savoir, notre habileté, notre expérience ? Quand on est jeune, le danger est particulièrement grand de mettre sa confiance dans ses propres forces. Quand on est plus âgé, on est facilement tenté de s’appuyer sur son expérience. Suivons l’exemple de David et confions-nous en Dieu. Et l’humilité est une qualité que notre Dieu reconnaîtra toujours.

 

5.2       Pas de routine

La première victoire a été remportée avec l’aide de Dieu. Mais bientôt une deuxième épreuve survient pour David. Les Philistins se réunissent une nouvelle fois pour la bataille et se répandent de nouveau dans la vallée des Rephaïm (v. 22). La deuxième situation est très semblable à la première. Les mêmes attaquants, le même lieu de combat. Pourquoi se poser des questions, pourquoi ne pas se mettre en marche et employer la même tactique que la première fois ? Ce qui avait été juste pour la première rencontre devait bien être applicable pour la deuxième. Mais David ne raisonne pas ainsi. Il réalise sa dépendance de son Dieu et l’interroge de nouveau. Et voilà que la réponse est différente de ce qu’elle avait été la première fois. Dieu avait dit auparavant : « Monte ! » ; il dit maintenant : « Tu ne monteras pas ; tourne-les par derrière » (v. 19, 23).

Dans la vie chrétienne non plus, il n’existe pas de décision de routine. Ce qui est juste pour aujourd’hui ne l’est pas automatiquement pour demain. Même dans des situations qui se ressemblent, nous devrions toujours demander la direction à notre Dieu. Une vie de dépendance nous tient continuellement en éveil. David s’est peut-être étonné de recevoir une réponse si différente de la part de Dieu. Nous aussi, dans chaque nouvelle circonstance, nous pouvons toujours attendre avec intérêt quel chemin Dieu nous montrera.

 

5.3       Attente et veille

Le deuxième événement nous montre encore un principe important quant à la manière de reconnaître le chemin de Dieu. David reçoit l’ordre d’attendre jusqu’à ce qu’il entende le bruit de gens qui marchent dans les mûriers. Alors seulement il deviendra actif. Cette directive a pu sembler étrange à l’homme de guerre qu’était David. Il est là, avec toutes ses armes, et au lieu de s’occuper de l’ennemi et de la bataille, il doit attendre, être tranquille et faire soigneusement attention au bruit qui va se produire dans les mûriers.

L’instruction que nous trouvons là pour nous est que, pour reconnaître la direction de Dieu, nous devons être attentifs et savoir attendre. Et c’est justement cela qui nous est difficile. Dans le temps actuel, on apprend à prendre des décisions rapides. Mais attendre est aussi un exercice qui doit être appris. Dieu nous l’enseignera, si nous le lui demandons. Si nous n’apprenons pas à écouter, nous ne reconnaîtrons jamais réellement la volonté de Dieu pour notre vie.

 

5.4       La victoire divine — notre victoire

Encore une remarque. Dans le premier combat, la victoire de David est la victoire de Dieu. Au verset 20, il est dit expressément que David frappa les Philistins. Mais il ne met pas la victoire à son propre compte. Dans son humilité, il dit : « L’Éternel a fait une brèche au milieu de mes ennemis devant moi ». Il ne s’attribue rien, mais rend tous les honneurs à Dieu. Si nous marchons dans le chemin de notre Dieu, nous ferons de même. Chaque victoire que nous obtenons est une victoire de notre Seigneur, c’est lui qui fait tout.

Dans le deuxième combat, c’est pour ainsi dire l’inverse. Dieu était allé devant David pour battre l’armée des Philistins. David et ses soldats n’avaient eu, semble-t-il, aucune part directe au combat. Et pourtant, ce n’est certainement pas sans raisons que l’Esprit Saint s’exprime de manière différente. La conclusion du récit est : « Et David... frappa les Philistins » (v. 25). La victoire de Dieu devient la victoire de David. C’est la grandeur de notre Dieu. Si, humblement et dans la dépendance, nous sommes attentifs à sa direction, et que nous faisons de notre victoire sa victoire, alors il fait que sa victoire devient notre victoire.