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Quelques réflexions sur

 

les relations des jeunes croyants

 

 

Auteur: Nsengue Sédar

Nkoemvone, janvier 2004

Table des matières :

1     L’égoïsme de l’homme pécheur, et l’amour fraternel des enfants de Dieu

2     L’exemple de Ruth

3     Relations

4     Soins pastoraux

5     « Je comprends les dangers — mais je suis suffisamment fort… »

 

 

1                        L’égoïsme de l’homme pécheur, et l’amour fraternel des enfants de Dieu

 

Ésaïe 53 : 6 nous dit, que nous avons tous été errants, et si nous sommes honnêtes devant Dieu, nous devons dire que c’est vrai. Étant éloigné de Dieu, l’imagination de l’homme travaille beaucoup, et il choisit toujours son propre chemin, qui n’est pas bon. En faisant cela, les hommes se sont écartés de plus en plus de Sa Parole, étant « asservis à diverses convoitises et voluptés », mais aussi « se haïssant l’un l’autre » (Tite 3:3). Dans le cœur de l’homme pécheur, il n’y a qu’un seul amour : l’amour propre, l’amour de soi. Pas de place pour l’amour envers les autres, pour la chaleur de l’amour divin. C’est le froid et l’indifférence qui règnent dans ce domaine.

 

Ce n’est que quand Christ vient dans notre vie, que nous sommes rapprochés de Dieu, et aussi les uns des autres. Éph. 2:14-19 le montre : Christ nous a aimé et s’est livré lui-même pour nous. Or Il nous est donné en exemple : « vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces » (1 Pi. 2,21). Dieu nous a laissé un modèle, Christ lui-même, pour que nous puissions suivre Ses traces et marcher dans l’amour les uns envers les autres comme enfants de Dieu. « Que l’amour soit sans hypocrisie … Quant à l’amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns envers les autres » (Rom. 12,9-10).

 

2                        L’exemple de Ruth

Tout cela nous montre que nous sommes unis par la foi au même Sauveur, et que l’amour fraternel doit régner parmi les enfants de Dieu. Cela signifie-t-il donc qu’il n’y a pas de différence, que les jeunes frères peuvent avoir librement et chaleureusement des contacts, des entretiens avec des jeunes sœurs en Christ, et qu’il y a librement et mutuellement place pour des visites « dans l’amour fraternel » ?

Cela ne se faisait pas autrefois, ni en Afrique, ni ailleurs dans le monde. Même au temps du Seigneur Jésus, cela ne se faisait pas. Même dans le cas du Seigneur Jésus, le Saint et le Véritable, ses disciples ne pouvaient pas comprendre ou admettre cela : « Et là-dessus, Ses disciples vinrent ; et ils s’étonnaient de ce qu’Il parlait avec une femme » (Jean 4:27).

Ce n’est que depuis un certain temps, notamment sous l’influence des médias modernes, que de telles habitudes se sont introduites, non seulement dans le monde qui gît dans l’immoralité, mais petit à petit aussi parmi les enfants de Dieu. Est-ce bon ? Ou est-ce contraire à la volonté du Seigneur ? Est-ce pour ton bien, oui ou non ?

Quand Boaz parlait à Ruth, il lui disait : « Tiens-toi ici auprès de mes jeunes filles » (Ruth 2:8). Étant rentré chez sa parente Naomi, Ruth lui raconte : « Même Boaz m’a dit : Tiens-toi près de mes jeunes hommes… » Pourtant, Boaz avait dit autre chose, que Ruth semble ne pas avoir compris. Sa parente Naomi, sans les blâmer directement, la corrige aussitôt en disant : « Il est bon, ma fille, que tu sortes avec ses jeunes filles, et qu’on ne te rencontre pas dans un autre champ » (Ruth 2:21-22). Quelle sagesse chez cette femme âgée ! Et quelle grâce de voir Ruth, obéissante à cette sagesse et à cette expérience de Naomi, fondées sur sa foi et sa piété. Cette soumission pieuse est malheureusement trop perdue de nos jours.

Pourquoi alors Naomi lui donne-t-elle un tel conseil ? Parce que chaque frère, et chaque soeur, a encore la chair en lui, et risque fort, soit en esprit, soit en acte, de tomber dans le péché. Les disciples devaient déjà prier en disant : « Ne nous induis pas en tentation » (Matthieu 5:13). Il n’est jamais bon de se trouver dans des occasions (et c’est encore pire de les rechercher) où on risque soi-même une chute, et où on fait courir ce même risque à l’autre (par exemple la sœur ou la fille que l’on veut visiter). De toute façon cela fera du tort au témoignage pour le Seigneur.

 

Car le monde qui t’entoure, sait très bien comment interpréter la visite d’un jeune homme dans la chambre d’une jeune femme — et les meilleures prédications évangéliques ne pourront pas le faire changer d’avis. Ils savent que vous « faites quelque chose ensemble ». Si deux jeunes marchent ensemble au village ou ailleurs, on sait « qu’il y a déjà quelque chose » ; c’est inévitable. Il faut donc avoir la sagesse de maintenir suffisamment de distance.

 

3                        Relations

Dans la famille, il est normal que le père, la mère et leurs enfants aient entre eux un libre et franc contact, et des conversations approfondies, surtout dans le cas de parents croyants : une communion libre et encourageante aide les uns et les autres à mieux se développer. Il est à souligner que bibliquement, la famille ou le foyer se compose du père, de la mère et de leurs enfants non-mariés. C’est là le noyau où Dieu a promis les bénédictions célestes sur la terre ;  Deut. 11:21.

Cela nous montre déjà certaines limites : il n’est pas normal que tu aies un contact trop libre et rapproché avec ceux qui sont hors de ce noyau, même si la fille ou le garçon est de la même parenté ou du même village ou du même quartier. Cela a déjà induit beaucoup trop de jeunes en erreur ou à pécher. Tu ne peux pas en tant que jeune homme librement loger une ou plusieurs nuits ensemble avec ta « sœur du village » ou avec ta cousine sans t’exposer et l’exposer très vite à des pensées malsaines ou des actes de péché.

 

Il y a deux cotés à cela : d’une part les dangers dans lesquels vous vous mettez vous mêmes, et d’autre part l’impression que vous donnez aux gens au dehors : ils sauront par votre « cohabitation » que vous êtes et faites comme tout le monde, et que vous êtes donc du monde. Or, le Seigneur Jésus a dit que nous n’en sommes pas (Jean 17).

Déjà dans l’Ancien Testament, nous voyons des exemples d’une telle relation, et la fin en est comme toujours : la misère, le malheur, la honte, les plaies émotionnelles… :

Amnon, le fils de David, avait demandé que Thamar, sa sœur, vienne, et prépare à manger sous ses yeux … « Et tout homme sortit d’auprès d’Amon… et il la saisit, et lui dit : Viens, couche avec moi, ma sœur … et il fut plus fort qu’elle et l’humilia et coucha avec elle ». Et la suite ? « Amnon la haït d’une très grande haine, car la haine dont il la haït était plus grande que l’amour dont il l’avait aimé » (2 Sam. 13:1-20).

Un autre exemple, est celui de Joseph : l’épreuve sexuelle vint l’assaillir, quand « il n’y avait là, dans la maison, aucun des hommes de la maison » (Gen. 39:11). Cela n’était pas de sa faute, car il était esclave, mais la méchante femme sut comment abuser du moment où elle se trouvait seule avec Joseph dans la maison. Combien d’enfants de Dieu sont tombés dans le péché (ou ont été violés), parce qu’ils n’avaient pas fait de leur mieux pour éviter d’être seul avec une autre personne dans la maison ! Nous en connaissons trop qui en ont souffert amèrement pendant des années. Joseph a été délivré en fuyant au plus vite de la mauvaise situation où il était.

 

Il est normal qu’à partir d’un certain âge, tu te sentes, comme jeune homme, attiré par l’autre sexe. Cela est naturel et vient de Dieu — mais les voluptés ne viennent pas de Lui ! Il a désigné une (1) seule (!)  femme (pas fille !) pour toi, et il te faut attendre Son temps pour l’avoir à toi — après votre mariage. Même si le désir d’avoir une femme est effectivement selon Dieu, il n’est pas biblique de se laisser aller au libertinage, soit en pensées, soit en actes. Il est nécessaire de se tenir « en bride » en attendant l’unique et seule femme qui est prévue pour toi. Il faut donc éviter toute occasion où tu peux chuter en pensées ou en actes. Car le Seigneur a clairement démontré, que, même en se bornant à désirer une femme qui n’est pas (encore) la sienne, on commet déjà adultère avec elle (Matt. 5:28).

Un autre exemple où le témoignage des enfants de Dieu a été sali est celui de Dina, la fille de Jacob (Gen. 34), sortant sous le prétexte de voir les filles du pays, et se retrouvant prise par un jeune homme du monde qui était avec elles.

 

4                        Soins pastoraux

Entre croyants, il y a souvent besoin de soins pastoraux. C’est à dire : en tant que croyant(e), tu peux être en souci pour ton frère ou ta sœur qui semble découragé, ou a tendance à s’éloigner, à aller dans le monde. Tu pries, tu portes son cas dans ton cœur, et tu as à cœur de lui rendre visite. Là-dessus, il faut bien dire que c’est une question de sagesse de ne pas se laisser induire en tentation, par exemple en rendant comme jeune frère une visite pastorale à une jeune sœur dans son studio ; cela risque effectivement de causer la chute de l’un et de l’autre, ou des deux, soit dans les cœurs et les émotions, soit en acte. Si l’on a des soucis fondés à l’égard d’une jeune sœur, mieux vaut, soit lui parler après une réunion de l’assemblée, soit parler à une sœur plus âgée de ces soucis, pour qu’elle se charge de la visite (la Parole confie aux femmes plus âgées le rôle de parler aux plus jeunes : Tite 2:3-4). Il en est de même si une jeune sœur se fait du souci à propos d’un frère.

 

5                        « Je comprends les dangers — mais je suis suffisamment fort… »

« Je peux résister aux tentations… » Voilà un argument trop souvent entendu. D’abord, nous ne pouvons que répéter que cela ne change strictement rien à ce que le monde autour de toi en pense. Nous connaissons un jeune frère qui habitait ensemble avec une fille dans une même maison, et ne cessait de dire : « Mais je ne couche pas avec elle !»  Pourtant, les gens du village ne croyaient pas ses déclarations. Tous étaient convaincus que celui qui autrefois était un témoin de Jésus, était désormais « devenu comme les autres ». Et ils disaient : « Tu vois, ces gens parlent bien, mais au fond, ils ont les mêmes « besoins » que les autres ». Ne comprends tu pas qu’ainsi, tu fais tort à ton propre témoignage, et à celui de tes frères en Christ, et au nom du Seigneur ?

En outre, tu n’es pas aussi fort que tu le penses, sois-en bien persuadé ! La Parole nous dit : « Car je sais qu’en moi, c’est à dire en ma chair, n’habite point de bien… le bien que je veux, je ne le pratique pas, mais le mal que je ne veux pas, je le fais… Parce que la pensée de la chair est inimitié contre Dieu, car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut pas » (Rom. 7:18 à 8:7).

Samson a voulu rester seul avec Delila (Juges 16) ; il est resté dans ce lieu de tentation, car il était certain de pouvoir se dégager quand il le voudrait. Mais Dieu qui l’avait pourtant souvent délivré, l’a laissé dans le piège où il s’était mis, aux mains de ses ennemis. Dieu ne l’a plus délivré car il avait cessé depuis longtemps de garder les caractères de fidélité à l’Éternel. Samson n’a pas fui la tentation et a été pris au piège de l’ennemi de nos âmes. Joseph a fui la tentation et a échappé au piège de l’ennemi.

 

« Confie-toi de tout ton cœur à l’Éternel, et ne t’appuie pas sur ton intelligence ; dans toutes tes voies, connais-le, et Il dirigera tes sentiers. Ne sois pas sage à tes propres yeux … Garde le sain conseil et la réflexion, et ils seront la vie de ton âme et la grâce de ton cou. Alors tu iras ton chemin en sécurité, et ton pied ne se heurtera point » (Prov. 3:5-6, 21-23).