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Les Libations

Clarence Esme Stuart

Bible Treasury 10 p 149-152

Table des matières :

1     Origine des libations. Temps des patriarches

1.1      Jacob dresse des stèles sans libation. Gen. 28 et 31

1.2      Jacob dresse une stèle avec libation. Gen. 35

1.3      La raison de la libation de Jacob

1.4      Pas de nouvelle libation pour Jacob

1.5      Pas de libation dans le livre de Job

2     Après les patriarches et jusqu’à l’érection du tabernacle

3     Les libations à partir du temps de la loi

3.1      Libation de Jacob (joie ressentie) et libation selon la loi (joie pouvant être ressentie)

3.2      La valeur de Celui qui est mort a été déterminée par sa vie

3.3      La libation est toujours rattachée à un sacrifice d’animal avec une offrande de gâteau

3.4      Mesures de la libation et de ce qu’elle accompagne

4     Usage odieux des libations pour les idoles

 

1                        Origine des libations. Temps des patriarches

Les libations, comme les holocaustes, étaient connues parmi les hommes avant la loi de Moise. On ne sait à quelle époque elles ont commencé à être introduites, ni à quelle occasion une libation a été versée pour la première fois : ces faits sont enveloppés d’obscurité, car il ne nous en est rien dit jusqu’aux jours de Jacob, et même seulement lors de son retour de Paddan-Aram à Béthel, là où Dieu lui avait déjà parlé une première fois. Là, sur la pierre qu’il érigea comme stèle, il versa la première et seule libation qui soit rapportée de sa part. Cependant dans ce geste, il y avait le sens de comment s’y prendre et une perception de sa signification. Il savait de toute évidence quand dresser une stèle, et quand verser dessus une libation.

 

1.1   Jacob dresse des stèles sans libation. Gen. 28 et 31

Il dressa plusieurs fois des stèles dans sa vie — une pratique favorite chez lui, semble-t-il. Il en dressa une vers Galaad, à l’est du Jourdain, comme témoin de l’intervention divine en sa faveur, et qui, avec le monceau dressé par lui et ses frères, servit à déterminer la frontière que ni lui ni Laban ne devaient passer pour faire du mal à l’autre (Gen. 31:24, 45, 52). Il dressa une autre stèle au tombeau de Rachel, sur le chemin d’Éphrath (Gen. 35:20), à titre de mémorial pour désigner le lieu où le corps de sa bien-aimée gisait. Mais il ne versa de libation ni à Galaad, ni sur la tombe de Rachel. Ce n’était ni le moment ni les lieux appropriés pour ce qu’exprime une telle action, et il le comprit sans doute.

Son action d’ériger une stèle à Galaad marquait son sens de la convenance d’avoir un monument dressé vers le ciel, pour rappeler à tous ceux qui pouvaient être concernés ce passage mémorable de l’histoire du plus jeune fils d’Isaac, le fils favorisé. La stèle au tombeau de Rachel, dressée par un mari affligé, témoignait de ce qu’il avait été profondément affecté par ce qui s’était passé. Cependant des années avant qu’il laisse sa marque de cette manière à Galaad, il avait érigé une stèle au lieu connu ultérieurement sous le nom de Béthel, c’est-à-dire « maison de Dieu » selon le nom qu’il lui avait donné après avoir passé la nuit là en voyage (Gen. 28:11), alors que Dieu venait de lui accorder des promesses, celle d’un pays, d’une nombreuse descendance, et de la protection divine. Il ne se contenta pas de dresser une stèle, mais il l’oignit aussi (Gen. 28:18), reconnaissant par-là que, pour lui, c’était un sol saint et consacré. Pourtant il n’y avait pas versé de libation dessus. S’il avait fait confiance à Dieu implicitement, il aurait pu le faire ; mais le fils de Rebecca manifesta un manque évident de confiance par la convention qu’il fit avec Dieu au cas où Celui-ci le ramènerait effectivement à la maison de son père en paix.

 

1.2   Jacob dresse une stèle avec libation. Gen. 35

Galaad et la tombe de Rachel étaient des lieux dont il se souvint toujours ; de même Béthel, mais avec cette différence que non seulement ce nom fut désormais associé aux alea de l’histoire du patriarche, mais Jacob avait appris à considérer ce lieu comme la maison de Dieu, en ce que là, de manière inattendue, Dieu avait par lé avec lui. Des années passèrent avant qu’il ne revisite ce lieu en Canaan (Gen. 35). Le caractère de sanctuaire de ce lieu était cependant imprimé de manière indélébile dans ses pensées. Pour Jacob, ce lieu différait de tout autre lieu sur la terre. Son acte d’oindre la pierre la première fois qu’il visita ce lieu indique clairement ce qu’il pensait de ce lieu ; et le commandement donné à sa maison, et à tous ceux qui étaient avec lui, d’ôter les dieux étrangers qui étaient au milieu d’eux, et de se purifier, et de changer leurs vêtements, au moment de revisiter ce lieu (Gen. 35:2-4), montre que sa pensée à son égard demeurait inchangée.

Arrivant là, il bâtit un autel, ce qu’il n’avait pas fait auparavant, et pendant la nuit Dieu lui apparut, confirmant, précisant et amplifiant ce qu’Il lui avait promis la première fois. Alors maintenant, le cœur rempli, le patriarche dresse à nouveau une stèle, mais cette fois, avant de l’oindre, il y verse une libation dessus (Gen. 35:14). C’était une chose de commencer un voyage en partant de Béthel pour visiter des pays inconnus, muni des promesses données par Dieu, mais pas encore accomplies ; et une toute autre chose d’être là, lors du voyage de retour avec femmes, enfants, et une plénitude de possessions terrestres, particulièrement appréciées de quelqu’un engagé dans des activités pastorales. Ce donc qu’il n’avait pas fait auparavant, il le fait maintenant. Il convenait d’ériger une pierre pour mémorial, il en était sûr. Il était convenable aussi, de répéter son acte d’autrefois, et d’oindre la stèle en signe que l’endroit était saint pour lui et sa famille.

 

1.3   La raison de la libation de Jacob

Mais il fallait plus que cela. Dieu avait confirmé les promesses faites lors de sa première visite à Béthel, et le patriarche pouvait voir dans ses circonstances extérieures modifiées et améliorées, des preuves d’accomplissement partiel de ce qui attendait d’être complété. C’est pourquoi, à ses yeux, le moment était venu de verser une libation en gage de la joie qu’il avait pour tout ce que Dieu lui avait accordé avec tant de grâce. C’est pourquoi il versa sa libation sur la stèle, avant même de l’oindre.

Lors de sa première visite à Béthel, le caractère saint du lieu l’avait frappé : Dieu était là. Lors de sa seconde visite à Béthel, il avait par-dessus tout devant lui la grâce et la fidélité de Dieu ; aussi sa première action après avoir réédifié la stèle, fut d’exprimer les sentiments de son cœur, suscités par ce que Dieu venait de lui dire.

 

1.4   Pas de nouvelle libation pour Jacob

De nombreuses années s’écoulèrent depuis cette visite à Béthel jusqu’aux communications de Jacob mourant à ses enfants en Égypte (Gen. 49) ; mais il ne nous est jamais parlé que Jacob ait refait une libation pour exprimer les sentiments de son cœur. Faisant halte à Beër-Shéba au cours de son voyage en Égypte, il offrit des sacrifices au Dieu de son père Isaac (Gen. 46) ; leur nombre et leur caractère ne nous sont pas donnés. Il est cependant évident qu’il sacrifia sans avarice, et plusieurs animaux durent être immolés par lui cette nuit-là ; mais, si le sang coula à flots, il semble qu’aucune libation n’ait été faite à cette occasion par le patriarche. Il sacrifia à Beër-Shéba avant que Dieu lui parle ; il érigea la stèle à Béthel après que Dieu lui soit apparu. Une libation avec les sacrifices aurait été, à en juger par l’ordre donné à Béthel, un anachronisme. Car il ne la versa pas pour demander une faveur, mais en signe de la joie d’en avoir reçu une.

De plus, il était retourné au pays ; mais maintenant (Gen. 46) il était sur le point de le quitter de nouveau. Il partait certes en voyage vers l’Égypte avec la permission divine, avec des promesses qui lui étaient faites, ainsi qu’à sa semence, de protection divine et d’assurance d’un retour au pays ; néanmoins, on peut comprendre d’après le caractère de Jacob, tel que développé précédemment, que même après avoir reçu une communication en grâce de Dieu, il n’était pas dans l’état d’esprit qu’une libation requérait pour se manifester et s’épancher, car la libation parlait de ce qui était dans le cœur aussi nettement que la plus claire énonciation de la voix humaine.

 

1.5   Pas de libation dans le livre de Job

En tournant les pages de la Parole dans l’ordre chronologique, il est ensuite parlé de ce que Job avait coutume de faire comme sacrifice pour ses enfants après leurs célébrations festives, à tour de rôle, et ce que Dieu ordonna à ses trois amis d’offrir pour leur propre compte (Job 1 et 42). Dans aucun de ces chapitres cependant, on ne trouve la mention de libations. Ce n’est pas surprenant, car comme on l’apprend d’après l’ordonnance donnée par la suite à Israël sur les libations, il n’y avait jamais de libation présentée à l’occasion de sacrifices pour le péché. Or les sacrifices offerts par Job pour ses fils, et ceux de ses amis, étaient des sacrifices pour le péché.

 

2                        Après les patriarches et jusqu’à l’érection du tabernacle

La période patriarcale achevée, nous retrouvons des sacrifices à l’occasion de la visite du beau-père de Moïse au camp d’Israël au Sinaï. Cette fois, c’est Jéthro qui officiait comme sacrificateur (Exode 18:12), mais on ne voit aucune allusion que l’exemple du patriarche Jacob à Béthel ait été suivi par ceux qui campèrent dans le désert du Sinaï, ni dans le cas de Jéthro, ni par la suite lorsque les jeunes hommes offrirent des holocaustes et des sacrifices de prospérité au pied de la montagne, lors de la ratification de l’alliance avec l’Éternel par la congrégation d’Israël, et selon le commandement du législateur (Exode 24:5). En cette dernière occasion, quand le peuple eut le sang de l’alliance aspergé sur eux en signe de ce qu’ils mériteraient et encourraient s’ils manquaient dans son exécution, une libation aurait été évidemment tout à fait hors de place.

 

3                        Les libations à partir du temps de la loi

Depuis le temps de Jacob donc, jusqu’à l’érection du tabernacle et la consécration d’Aaron et de ses fils pour servir à l’autel, ce rite simple mais parlant n’est jamais mentionné dans la Parole. Dès l’instant cependant, où la sacrificature d’Aaron fut pleinement établie, aucune journée ne pouvait s’écouler sans libation, car elle était toujours de saison en liaison avec l’holocauste du matin et du soir (Exode 29:40-42) ; car dans le type offert tous les jours sur l’autel d’airain, il y avait de quoi réjouir le cœur de tous ceux qui comprenaient quelque chose à son sujet. Maintenant, nous sommes enseignés sur la nature de la libation : il s’agissait de vin, ou de boisson forte, qui devait être versé à l’Éternel (Nombres 28:7) ; or comme Jotham l’exprime dans sa parabole, le vin est ce « qui réjouit Dieu et les hommes » (Juges 9:13). Et sur l’autel, il est certain qu’il y avait en type ce qui convenait éminemment pour produire cette joie, l’agneau de l’holocauste, préfigurant le Seigneur Jésus Christ se livrant en perfection pour accomplir la volonté de Son Père.

 

3.1   Libation de Jacob (joie ressentie) et libation selon la loi (joie pouvant être ressentie)

Arrêtons-nous ici un instant pour voir le contraste entre l’action de Jacob et le commandement de la loi. Jacob a versé sa libation sur la stèle de tout son cœur, volontairement et de bon gré, sans aucun commandement divin. Dieu, d’autre part, a ordonné les libations comme accompagnement constant des holocaustes quotidiens. L’action de Jacob était sûrement dictée par ce qu’il ressentait à la suite de la communication qui lui avait été faite, et de la faveur dont il jouissait déjà. Mais la libation sous la loi, étant commandée par Dieu, ne pouvait pas être considérée comme la mesure de la joie du peuple dans le sacrifice sur l’autel. Elle représentait sûrement ce que ceux qui étaient concernés par le sacrifice pouvaient ressentir ; mais la mesure dans laquelle ils le saisissaient effectivement, et leur joie dans ce que l’agneau préfigurait, étaient sans doute loin d’être à la hauteur. Nous aussi nous devons admettre que notre compréhension de l’œuvre de Christ, et la joie qui en dérive, sont très en dessous de ce que Dieu discerne et a trouvé dans le sacrifice de Son Fils. La grandeur de la joie de celui qui offrait ne déterminait pas la grandeur des libations ; mais la libation exprimait la pleine mesure de joie, qui pouvait être trouvée dans ce que l’holocauste préfigurait. Mais comme nul autre que Dieu ne pouvait pleinement l’estimer, c’est Lui qui avait prescrit dans la loi combien il fallait verser de vin chaque matin et chaque soir en liaison avec les holocaustes quotidiens. La libation de Jacob n’était rattachée à aucun sacrifice. Sous la loi, la libation avec une offrande de gâteau étaient le complément invariable de l’offrande du matin et du soir, et il ne nous est jamais parlé qu’une libation ait été commandée à part des sacrifices. Jacob avait exprimé ce qu’il ressentait, tandis que la libation sous la loi typifiait ce que ceux qui étaient concernés dans le sacrifice sur l’autel auraient pu ressentir.

 

3.2   La valeur de Celui qui est mort a été déterminée par sa vie

Revenant à la loi, nous apprenons que, bien que parfois nous puissions concentrer nos pensées sur la mort du Seigneur Jésus Christ sous l’un ou l’autre des aspects qui ressortent des différents sacrifices qui en sont le type, pourtant pour avoir une juste estimation de sa valeur afin d’avoir part à la joie qui en découle, nous devons toujours nous souvenir de Sa vie telle qu’elle a été manifestée sur la terre avant la croix. C’est ce dont l’offrande de gâteau accompagnant l’holocauste quotidien était le type. Nous devons nous souvenir de Sa mort ; mais nous ne devons jamais perdre de vue Qui était Celui qui est mort, et c’est ce que Sa vie a manifesté. Quand les deux sont devant nous, Sa vie et Sa mort, la libation trouve sa place.

 

3.3   La libation est toujours rattachée à un sacrifice d’animal avec une offrande de gâteau

Aucune libation n’était commandée en dehors d’un sacrifice. Aucune libation n’était ordonnée en liaison avec l’offrande de gâteau toute seule. Les fils d’Aaron n’auraient versé aucune libation en liaison avec l’animal tout seul sur l’autel. C’est un Christ tout entier, pour ainsi dire, qui devait être devant l’adorateur avant que la libation ait lieu. Lorsque cela était devant les yeux et le cœur, la libation ne devait pas être retenue ; le vin qui réjouit Dieu et les hommes pouvait alors être versé en signe que, dans le Seigneur Jésus-Christ qui vécut et mourut, il y avait ce qui procurait de la joie à Dieu, et à quoi pouvaient avoir part ceux par qui la libation était offerte. Et comme la rédemption par le sang avait été accomplie en type, Dieu donnait à connaître que les hommes pouvaient avoir de la joie en commun avec Lui, mais seulement en liaison avec ce que le sacrifice sur l’autel préfigurait, et en y faisant référence. Ceci devait être réalisé par Israël, par ceux nés dans le pays, et aussi par l’étranger qui séjournait avec eux (Nombres 15:13-15). Pourtant, jamais, observons-le à nouveau, cette libation n’a été commandée de manière séparée du sacrifice sur l’autel, bien qu’Israël, semble-t-il, ait effectivement séparé les deux dans leurs rites idolâtres.

 

3.4   Mesures de la libation et de ce qu’elle accompagne

Mais non seulement la libation devait accompagner le sacrifice journalier, mais Nombres 15 nous instruits que, une fois les enfants d’Israël entrés dans leur pays, chaque fois que quelqu’un, de la race d’Israël ou non, apportait un holocauste de gros ou de menu bétail, ou un sacrifice pour accomplir un vœu, ou un sacrifice volontaire, ou à l’occasion des fêtes solennelles d’Israël, une offrande de gâteau et une libation devaient accompagner chaque animal offert. Dans Exode 29, où il est parlé de l’holocauste quotidien, la mesure de la libation était fixée à 1/4 de hin de vin. En Nombres 15 nous apprenons que la quantité de vin variait avec la taille de l’animal. Mais, bien qu’elle variât avec la taille et le caractère de l’animal offert en sacrifice, elle correspondait toujours à la quantité d’huile devant être utilisée dans l’offrande de gâteau qui l’accompagnait (*). Celui qui offrait savait qu’il devait augmenter sa libation selon que l’animal qu’il amenait était plus grand ; mais la mesure de l’huile indiquée pour accompagner l’offrande de gâteau correspondait à la mesure de vin qu’il devait fournir pour la libation. Cette règle ne comportait pas de dérogation, et on comprend aisément son bien-fondé. Car si le vin était l’expression de la joie qu’on doit trouver dans le Seigneur Jésus Christ, dans Sa vie et dans Sa mort, la mesure de la joie qui en découle correspond à la mesure du Saint Esprit en Lui, dont l’huile dans l’offrande de gâteau était le type.

 

(*) Respectivement 1, 2, 3 dixièmes pour la farine, et 1/4, 1/3, 1/2 hin pour le vin

 

Ainsi le blé, le vin et l’huile, produits de la terre, étaient tous requis avec l’animal immolé, soit pour esquisser ce qu’Il était, ou exprimer ce qui était trouvé en Lui. En Christ, et en Lui seul, parmi tous ceux qui ont jamais foulé cette terre, il n’y a eu aucun manquement. Sa vie, Ses voies, Ses actes, ont pleinement correspondu au Saint Esprit en Lui. Ainsi la joie en Christ était, et est, exactement proportionnelle à l’Esprit qui habitait en Lui. Dans Sa vie, et dans Sa mort, Il a agi tout du long sous la seule direction du Saint Esprit.

Telle était la libation sous la loi, préfigurant la joie que Dieu et l’homme peuvent trouver dans l’homme Christ Jésus. Il y a donc un sujet de joie commun entre Dieu et nous, mais sa mesure ne varie pas avec ce que nous saisissons de ce qu’il y a dans Son Fils pour réjouir le cœur : Dieu nous a dit quelle est la mesure qui peut être trouvée dans Celui qui était parfait et sans tache, saint, innocent et sans souillure. Quelle idée du délice de Dieu en son Fils donnent les sacrifices de bonne odeur qui nous sont présentés ! Noé était un homme parfait parmi ceux de son temps. Job n’avait personne de semblable sur toute la terre. Abraham fut appelé l’ami de Dieu, et Dieu déclara qu’Il savait qu’il commanderait à sa maison de pratiquer ce qui est juste. David a été l’homme selon le cœur de Dieu. Mais tous ceux-ci, malgré ces qualités décrites par Dieu, ont manqué à répondre parfaitement à ce que devrait être un homme sur la terre. Le Seigneur seul l’a fait ; et la mesure de la libation qui varie nous le dit en type (mais toujours en quantité correspondante à l’huile de l’offrande de gâteau), comme Sa vie et Sa mort l’ont illustré et prouvé plus tard. Ainsi ce que le Seigneur était, comme le Nouveau Testament le révèle, jette une vive lumière sur les types et les ombres de l’Ancien Testament.

 

4                        Usage odieux des libations pour les idoles

Et maintenant, pour un temps, tous ces sacrifices ordonnés par la loi ont cessé, mais reprendront quand Dieu reprendra Israël comme Son peuple terrestre. Alors les sacrifices seront à nouveau offerts sur l’autel, et les libations de vin seront à nouveau versées devant le Seigneur (Ézéchiel 45:17). Et Israël comprendra leur signification, et prendra part intelligemment à la joie de Dieu en Christ, découlant de Sa vie et de Sa mort. Alors aussi ils verront, comme nous déjà maintenant, combien cela a dû être odieux à l’Éternel, quand ces libations qui exprimaient la joie dans le Seigneur Jésus, étaient utilisées dans le cadre de rites idolâtres, ce dont Jérémie se plaint si souvent. Ils brûlaient de l’encens, nous dit-il, et versaient des libations à la reine du ciel, et aux faux dieux. L’encens parlait des mérites de Christ, les libations (comme nous l’avons vu) de la joie à trouver dans la vie et la mort du Seigneur Jésus ; pourtant le peuple, par l’encens qu’ils brûlaient aux idoles, et le vin qu’ils versaient (Jérémie 7:18 ; 19:13 ; 32:29 ; 44:17), professait par ses actions avoir appris les mérites attachés à de faux dieux, et avoir trouvé la joie dans un rite qui, ils ne le savaient guère, était vraiment le culte des démons (1 Corinthiens 10:20). Quelle insulte à Dieu, et à Celui qui était représenté dans le sacrifice, quand Israël versait des libations aux idoles ! Nous comprenons le caractère odieux d’une telle pratique, lorsque nous apprenons ce que l’offrande, telle qu’elle était déterminée par Dieu, exprimait réellement. Et nous pouvons entrer dans la douleur de Joël, lorsque l’offrande de gâteau et la libation ont été retranchées de la maison de Dieu. En vérité, comme il le dit, la joie et l’allégresse ont été retranchées de la maison de notre Dieu (Joël 1:13,16).