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Troubles de l’ordre public : où sont les victimes ?

 

Lecture de Actes 16:16-23 :

« Or il arriva que, comme nous allions à la prière, une servante qui avait un esprit de python et qui, en prophétisant, procurait à ses maîtres un grand gain, vint au-devant de nous. Et marchant après Paul et nous, elle criait, disant : Ces hommes sont les esclaves du Dieu Très-haut, qui vous annoncent la voie du salut. Et elle fit cela pendant plusieurs jours. Mais Paul, affligé, se retourna et dit à l’esprit : Je te commande au nom de Jésus Christ de sortir d’elle. Et à l’heure même il sortit. Mais ses maîtres, voyant que l’espérance de leur gain s’en était allée, ayant saisi Paul et Silas les traînèrent dans la place publique devant les magistrats. Et les ayant présentés aux préteurs, ils dirent : Ces hommes-ci, qui sont Juifs, mettent tout en trouble dans notre ville et annoncent des coutumes qu’il ne nous est pas permis de recevoir ni de pratiquer, à nous qui sommes Romains. Et la foule se souleva ensemble contre eux ; et les préteurs, leur ayant fait arracher leurs vêtements, donnèrent l’ordre de les fouetter. Et leur ayant fait donner un grand nombre de coups, ils les jetèrent en prison, en commandant au geôlier de les garder sûrement ».

 

Voilà un cas de trouble de l’ordre public, où on met en prison le coupable présumé. Que s’est-il passé ? Pendant trois jours ; l’apôtre Paul est suivi par une fille ayant un esprit démoniaque : ce qui est appelé « esprit de python » était un esprit de démon conduisant la fille à prononcer des prophéties — on payait ses maîtres pour qu’elle parle. Au bout de trois jours de harcèlement, Paul se retourne et chasse le démon par une simple parole. Les maîtres furieux de perdre leur revenu, font un scandale sur la place publique en accusant Paul et ses compagnons d’énormités bouleversant la ville entière et toutes les coutumes de tous les Romains. Le mensonge est encore plus énorme et sans fondement, mais plus c’est gros, plus ça passe, et Paul se retrouve au tribunal, et quoi qu’il ait pu dire et faire, on ne le croit pas ; il se retrouve ensuite en prison, les fers aux pieds.

Qui a fait le scandale et le trouble public ? — officiellement c’est Paul, et en réalité les maîtres de la fille démoniaque.

Qui a mérité d’être puni ? — officiellement c’est Paul, et en réalité les maîtres de la fille démoniaque.

 

Cet exemple est caractéristique de l’usage, commode pour certains, de l’accusation de troubles de l’ordre public : on fait un scandale et on arrive à retourner les vrais coupables en fausses victimes et les vraies victimes en faux coupables. Les chrétiens ont toujours été des cibles privilégiées de ce genre de renversement, parce qu’étant du côté du vrai Dieu, on ne les supporte pas.